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Kinji Fukasaku, la fureur de vivre

Depuis le 2 juillet dernier, la Cinémathèque de Paris rend hommage au cinéaste japonais Kinji Fukasaku (1930-2003). Si le "grand public" a (peut-être) retenu le nom de Fukasuku comme l'auteur de Battle Royale, son dernier long métrage, le cinéphile se souviendra plus volontiers de sa série de films centré sur l'univers des yakuzas. La découverte de la cinquantaine d’œuvre du cinéaste japonais permet d'établir des connexions que les quelques dvds sortie en France permettaient à peine d'entrevoir. D'une rigueur thématique incroyable, d'une inventivité avant-gardiste (qu'il s'agisse des scénarios, des rebondissement ou de la mise en scène) d'une énergie électrisante, Fukasaku aura dépeint inlassablement les connexions, les luttes et les rivalités au sein des clans yakuzas après la seconde guerre mondiale face à une société japonaise en pleine mutation. Le même thèmes mais un traitement toujours renouvelé, la marque des grands réalisateurs.
L'oeuvre de Kinji Fukasaku semble être traversé par la déflagration de la bombe à Hiroshima. Tous les personnages principaux ont une fureur de vivre comme de mourir rappelant à bien des égards les personnages des films de Sam Peckinpah dans leur jusqu'au boutisme.
Avec cette rétrospective, on constate que Fukasaku a sans doute contribué à l'éclosion et à la radicalité des auteurs de la nouvelle vague japonaise. Si lui n'a jamais fondé son studio  au contraire d'un Nagisa Oshima (qui aura joué dans un film de Fukasaku, Tombe de yakuza et fleur de gardénia) ou d'un Koji Wakamatsu, les rares incursions de Kinji Fukasaku en indépendant ont été des échecs commerciaux mais des réussites artistiques (on pense particulièrement à Sous les drapeaux l'enfer).

[1961] Du rififi chez les truands = Gangsters en plein jour
[1961] Le Type au drôle de chapeau / Le Bras de vingt millions de yens
[1962] Gang contre G-Men
[1962] Défi d'amour propre - Fierté agressive
[1963] La Société des gangsters
[1964] Jakoman et Tetsu
[1964] Hommes, porcs et loups
[1966] Duel en plein jour - Le Kamikaze
 [1966] Le Dragon sauvage de Hokkaido
[1966] Chantage
[1966] Le Policier vagabond : Le Vent franchit le cap / ... : La Tragédie de la vallée rouge
[1967] La Cérémonie de dissolution du gang
[1968] Kamikaze Club
[1968] Le Lézard noir
[1969] La Demeure de la Rose Noire
[1969] Le Caïd de Yokohama
[1970] Le Blason ensanglanté]
[1970] Si tu étais jeune
[1971] Guerre des gangs à Okinawa
[1972] Okita le pourfendeur : les Trois Frères chiens fous
[1972] Okita le pourfendeur
[1973] Combat sans code d'honneur - Qui sera le boss à Hiroshima ?
[1973] Sous les drapeaux, l'enfer
[1973]  Combat sans code d'honneur 2 - Deadly fight in Hiroshima
[1973]  Combat sans code d'honneur 3 - Guerre par procuration
[1974] Combat sans code d'honneur 4 - Opération au sommet
[1974] Combat sans code d'honneur 5 - La Partie finale
[1974] Nouveau combat sans code d'honneur 1
[1974] Nouveau combat sans code d'honneur 2 - La Tête du boss
[1975] Le Cimetière de la morale
 [1975] Police contre Syndicat du crime
[1975]  Le Voleur de capitaux
[1976] Nouveau combat sans code d'honneur 3 - Les Derniers jours du boss
[1976] Tombe de yakuza et fleur de gardénia
[1978] Le Samouraï et le shogun
[1979] Virus
[1981] Samuraï réincarnation
[1982] La Marche de Kamata
[1982] La Rivière Dotonbori
[1984] La Vengeance du samouraï
[1983] La Légende des huit samouraïs
[1984] Rhapsodie de Shangaï
[1986] L'Homme des passions
[1992] Un jour étincelant
[1994] Histoire de fantômes à Yotsuya
[1999] La Maison des geishas
[2000] Battle Royale

En bonus, la vidéo de la conférence de Jean-François Rauger intitulé "Qui êtes vous... Kinji Fukasaku ?"

Grandrieux, cinéaste épileptique


Si Philippe Grandrieux n'a pas encore retrouvé les salles obscures pour un nouveau film après Sombre, Une Vie nouvelle et Un Lac (disponible en dvd sur theendstore.com). Cet auteur français pour le moins iconoclaste - dont nous évoquions toute la singularité ici - n'est pas pour autant inactif.

Ainsi, il sera possible de découvrir le dimanche 4 mai à 11h30 à la Cinémathèque de Paris son film WHITE EPILEPSY (2012). 68 minutes pour retrouver cette hypnotisante bulle que représente le cinéma de Grandrieux. Arraché de l'espace temps d'un cinéma français moribond et arcbouté sur des schémas narratifs éculés, Grandrieux nous propose comme à chacune de ses œuvres une expérience de cinéma totale donnant tout son sens à la découverte en salle obscure.



Le film sera suivi par une rencontre avec Philippe Grandrieux.

Les figures qui hantent le film ont une réalité étrange, envahissante. Elles sont soumises à des forces souterraines qui les relient entre elles. Leurs actes répondent à une injonction que nous ne pouvons pas comprendre, à laquelle nous n’avons pas accès, mais dont nous pressentons l’impérieuse souveraineté. Une humanité ancienne, archaïque, répète au cœur de la forêt les scènes défaites d’une cérémonie. C’est un rêve ou un cauchemar. Le récit est tissé par la peur, la sexualité et notre animalité qui sourd à fleur de peau. Le film se construit par un agencement d’intensités affectives par lequel se développe la narration, un agencement d’intensités nerveuses. Cette narration particulière conduit celui qui regarde le film à éprouver le monde de White Epilepsie depuis ses expériences intimes de la peur et du désir, depuis l’entrelacement affectif qui est le sien.
Philippe Grandrieux
Le moi de mai sera définitevement l'occasion (pour les parisiens) de découvrir les dernières réalisations de Grandrieux. Son documentaire, Il se peut que la beauté ait renforcé notre résolution, sur le cinéaste japonais Masao Adachi sera diffusé au Forum des Images dans le cadre du Mois Documentaire, le mardi 13 mai à 19h00.
Réalisateur, scénariste, critique, théoricien, poète, acteur, activiste, prisonnier politique… Masao Adachi né à Fukuoka en 1939 mène un indéfectible combat contre toutes les formes d'oppression. Il est une figure cardinale de la contre-culture japonaise des années 60/70. Fasciné par le mouvement surréaliste, il en fait le prisme fondateur de sa pensée et de sa démarche cinématographique... En 1974 il s’engage durablement pour la cause révolutionnaire palestinienne, rejoignant les rangs de l’Armée Rouge Japonaise et devenant l’un de leurs théoriciens et leaders politiques. On ne sait que peu de choses de ses 23 années d’activités clandestines, jusqu’à son arrestation au Liban en 1997. Extradé en 2001 au Japon, il est libéré après deux ans d’emprisonnement et interdit de sortie du territoire. Dans la foulée il publie une autobiographie Cinéma/Révolution. Après 35 ans d’absence il réalise Prisoner/Terrorist (2007) dans lequel il revient sur son engagement révolutionnaire. Il prépare actuellement un documentaire sur les centrales nucléaires au Japon.

Premier documentaire d'une collection qui se veut "tête chercheuse" de cinéaste méconnu réalisé par des réalisateurs. Cette série se veut un prolongement de ce qu'un André S. Labarthe a pu produire avec l'anthologie "Cinéaste de notre temps".

Ce film documentaire de 74 minutes est le parfait bonus pour approfondir la vision et la compréhension d'un cinéaste quasi invisible aujourd'hui, de l'ouvrage publié en 2012 par Rouge Profond Le Bus de la Révolution passera bientôt près de chez toi", retraçant le parcours d'un acteur important du cinéma guerilla durant les années 60 au Japon.

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SombreSombre /1998
Jean tue, il rencontre Claire, elle est vierge. Claire aime Jean. Elle reconnaît à travers les gestes de Jean, sa maladresse, sa brutalité, elle reconnaît ce qui obscurément la retient elle aussi hors du monde. Et jusqu'alors frappée de désespoir, du désespoir d'une vie non vécue, cet homme la redonne à la lumière. C'est un conte. L'amour est ce qui nous sauve, fut-il perdu, d'emblée perdu.

Un Lac
Le Bus de la Révolution...Un Lac / 2009
Le film se déroule dans un pays dont on ne sait rien, un pays de neige et de forêts, quelque part dans le Nord. Une famille vit dans une maison isolée près d’un lac. Alexi, le frère, est un jeune homme au cœur pur.  Enclin à des crises d’épilepsie, et de nature extatique, il ne fait qu’un avec la nature qui l’entoure. Alexi est très proche de sa jeune sœur, Hege. Leur mère aveugle, leur père et leur plus jeune frère, observent en silence cet amour incontrôlable.

Le Bus de la Révolution passera bientôt près de chez toi / Masao Adachi
« En tant que créateurs, nous possédons d’une part la fermeté, la ténacité et l’hétérogénéité du corail et, de l’autre, la capacité de croissance des plantes héliotropes. » (1967). Cinéaste révolutionnaire en lutte contre l’impérialisme, Masao Adachi a rédigé de nombreux écrits accompagnant son trajet engagé, dont presque trois décennies se déroulèrent dans la clandestinité et une part en prison : manifestes, chroniques, journaux, analyses de films « frères » (Kôji Wakamatsu, Nagisa Ôshima, Jean-Luc Godard, Glauber Rocha, R. W. Fassbinder…). Il s’y déploie une théorie de l’art comme action et une théorie de l’activisme soucieuse d’expérimenter en toutes choses et en tous lieux, dans les rapports avec autrui, dans les gestes de luttes, dans les usages de la langue. Rarement trajet de cinéaste fut plus radical, inventif et fidèle à ses idéaux d’émancipation. Auteur de chefs-d’œuvre (A.k.a Serial Killer, Prière d’éjaculation, Armée Rouge/FPLP : Déclaration de guerre mondiale…), Masao Adachi reste à ce jour interdit de sortie de territoire au Japon. « Je ne me considère pas moi-même comme un hérétique. Mais si l’on observe objectivement la place de mes œuvres, du point de vue de leur contenu, on peut les situer dans les extrêmes. » (2010) 

Tous ces articles sont en vente sur theendstore.com

Cinémathèque de Nice : Décembre 2013

Malgré le nombre conséquent de films disponible en dvd et diffusé ce mois-ci à la Cinémathèque de Nice, nous avons réussi à vous dégoter trois oeuvres rares voire inédites en dvd. Au programme, Asie, Amérique et hexagone. Bon voyage et bonnes fêtes.

POUSSIÈRE DANS LE VENT / Hou Hsiao Hsien / 1986

Taïwan, 1965 - A-Yuan et A-Yun, deux amis d'enfance, quitte l'un après l'autre leur petit village de mineurs pour Taipei afin d'y travailler et d'y faire des études. Ils découvrent le mal du pays…
>Vendredi 20 décembre à 14h00

YOLANDA ET LE VOLEUR / Vincente Minnelli / 1945


Yolanda Aquaviva, jeune et riche héritière, sort du pensionnat de religieuses qui lui ont donnée une éducation. Elle devient la cible de Johnny, petit escroc, qui décide d'endosser le rôle de l'ange gardien qu'elle prie si vivement de venir à elle…
> Vendredi 20 décembre à 19h30

MAIGRET VOIT ROUGE / Gilles Grangier / 1963

Pigalle - Sous les yeux de l'inspecteur Lognon, un homme est blessé puis enlevé. Maigret prend l'affaire en main et découvre avec l'aide d'un diplomate américain que les deux tueurs font partie du FBI…
>Mardi 17 décembre à 14h00
> Jeudi 19 décembre à 18h00

Retrouvez toute la programmation sur le site internet de la Cinémathèque de Nice

Cinémathèque de Nice : FFC

Sous ces initiales se cache un cinéaste culte. Trois lettres qui ont marqué les années 70 avec trois films incontournables. Auréolés de prix, Oscar, Palme d'Or, de succès critiques et public, Francis Ford Coppola a tout eu. Des réussites artistiques et des pertes familiales (la mort de son fils) dont le cinéma a contribué à le rendre incontournable. Rarement l'intimité d'un homme n'aura été ainsi exposé à la face du monde.Jamais la réalité d'un homme n'aura autant transpiré dans des fictions.

La Cinémathèque de Nice a pour une fois le mérite de surfer sur l'agenda culturel puisqu'en proposant une rétrospective (incomplète) de l'oeuvre de Coppola, l'institution niçoise propose une alternative aux sorties dvd de trois films qui manquaient cruellement dans les dvdthèques.

En effet Pathé éditera (enfin !) Conversation Secrète (Palme d'Or 1974, annoncé en 2012 avec des compléments signés Jean Baptiste Thoret, l'édition 2 dvd 2013 semble être dépourvu de quelconque bonus du spécialiste du cinéma des années 70), The Outsider (1983) et Coup de Coeur (1982) le 6 novembre prochain.

Comme notre but est de vous proposer dans la programmation de la Cinémathèque niçoise les films indisponibles en dvd français, voici ce que vous pourrez retrouver dès ce mardi.

FINIAN'S RAINBOW / La Vallée du Bonheur / 1968
Rainbow Valley, au sud des États-Unis - Finian, un mystérieux irlandais, arrive en ville accompagné de sa charmante fille Susan pour y faire fortune…
> Mardi 26 novembre à 16h00
> Jeudi 28 novembre à 20h00 


THE CONVERSATION / Conversation Secrète / 1974

Harry, chargé d'écoutes téléphoniques, enregistre en secret des conversations privées. Jusqu'alors sans scrupules, il est perturbé par une menace de mort qui pèse sur un couple qu'il a placé sur table d'écoute. Voulant faire machine arrière, il se trouve piégé dans un inextricable réseau de surveillance…
> Mercredi 6 novembre à 20h00
> Vendredi 8 novembre à 14h00

THE OUTSIDERS / 1983

> le Mardi 5 novembre à 18h00
> Jeudi 7 novembre 2013 à 14h00

 TUCKER : THE MAN AND HIS DREAM / 1988

 1948 - Tucker, jeune ingénieur doué et idéaliste, met au point une voiture de son invention. Le succès est immédiat. Mais les constructeurs concurrents ne veulent pas le voir s'imposer sur le marché…
> Jeudi 7 novembre à 20h00
> Samedi 9 novembre à 14h00

GARDENS OF STONE / Jardins de pierre / 1987

Virginie - 1969, durant la guerre du Vietman - Le cimetière militaire d'Arlington accueille les soldats morts au combat. Les sergents Hazard et Nelson, vétérans, ont pour mission de former le bataillon de parade qui officie aux enterrements. Une nouvelle recrue arrive…
> Jeudi 21 novembre à 16h00
> Samedi 23 novembre à 20h30

Retrouvez toute la programmation sur le site de la Cinémathèque de Nice.

La mort tragique de Leland Drum

The Shooting et Ride in the Whirlwind sont des exceptions dans le cinéma américain . Les seuls autres films auxquels on peut les comparer sont les westerns réalisés par Budd Boetticher avec Randolph Scott, mais ceux-ci sont fondés sur le personnage, alors que Hellman adopte un ton distancié qui met au premier plan une menaçante sensation d’horreur. Hellman est alors en pleine possession de son medium. Les progrès accomplis par rapport aux films "philippins" sont énormes. Ces deux films marquent un véritable tournant dans son œuvre. C'est la première fois que la personnalité posée, intellectuelle, du réalisateur peut s'exprimer dans une situation complètement favorable. Les deux westerns sont soigneusement conçus pour des paysages spécifiques qui vont devenir une sorte de signature chez Hellman et constituent la première instance de son style de narration composé d'événements ordinaires et quotidiens par opposition à des événements dramatiques enduits d'une patine de quotidienneté - différence qui allait par la suite le séparer de presque tous les autres metteurs en scène américain.
Kent Jones in Trafic 21 - Printemps 1997 - p.90

The Shooting à la Cinémathèque de Nice
> vendredi 4 octobre 2013 à 15h30
> samedi 5 octobre 2013 à 18h00

Cinémathèque de Nice : Jane Fonda & René Clément

Depuis maintenant cinq ans, tous les mois THE END informe les cinéphiles azuréens de la programmation de la Cinémathèque de Nice. Si notre leitmotiv était d'évoquer les films que nous apprécions, aujourd'hui on change la formule pour se concentrer essentiellement sur les raretés, les films indisponibles en dvd.

La Cinémathèque de Nice redémarre le 1 octobre avec un couple pour le moins hétérogène Jane Fonda, la militante du cinéma US et René Clément (1913-1996), le cinéaste classique par excellence mais dont on réévalue l'oeuvre depuis quelques années. Une belle rentrée avec deux fleurons du cinéma.

La plus part des longs-métrages de René Clément proposé par la Cinémathèque sont disponibles en dvd, seul Monsieur Ripois (1953) et Quelle joie de vivre (1961) sont indisponible sur support numérique. Mais la chose sera bientôt réparée grâce à l'éditeur Carlotta qui annonce une édition dvd de cette coproduction entre la France et l'Italie

Rome, 1921. Libéré des obligations militaires, Ulysse, au chômage et sans argent, s'engage dans le Parti Fasciste. Sa mission : localiser une imprimerie de tracts antifascistes. C'est comme ça qu'il découvre l'atelier d'Olinto Fossati, un anarchiste qui le recrute comme apprenti et qui l'accueille même au sein de sa famille. Très vite, Ulysse a de l'affection pour la fille de la maison, Franca, qui lui témoigne pour sa part une certaine antipathie. Accumulant les imprudences, il fait bientôt l'objet de la méfiance de tous...
> mardi 8 octobre à 20h00
> dimanche 13 octobre à 15h00

MONSIEUR RIPOIS / 1953

Monsieur Ripois, coureur de jupons Français exilé à Londres, se confesse pour séduire une amie de sa femme. Il raconte ses nombreuses aventures amoureuses…
> vendredi 25 à 19h30
> dimanche 27 à 15h00

Les films de la rétrospective René Clément :
PLEIN SOLEIL / JEUX INTERDITS / LA COURSE DU LIÈVRE À TRAVERS LES CHAMPS / LE PÈRE TRANQUILLE / LES MAUDITS / AU-DELÀ DES GRILLES / GERVAISE / LES FÉLINS / LA BATAILLE DU RAIL / LE JOUR ET L'HEURE / LE CHÂTEAU DE VERRE / PARIS BRÛLE-T-IL ? / LE PASSAGER DE LA PLUIE /

Les films inédits en dvd de la rétrospective Jane Fonda :

LA RUE CHAUDE / Walk on the Wild Side
1930, Nouvelle Orléans - Arrivé du Texas pour retrouver la femme qu'il aime, Dave la rencontre dans une maison close où elle se prostitue…
> mardi  1 octobre à 14h00
> samedi 5 octobre à 16h00

MAISON DE POUPEE / Joseph Losey / 1973

Norvège, fin du XIXe siècle - Nora est une femme discrète mariée à un directeur de banque. Lorsque celui-ci tombe malade, le médecin conseille à Nora de l'emmener en Italie pour se reposer. Mais le voyage coûte cher. Nora décide d'emprunter de l'argent en falsifiant la signature de son père…
> mardi 1 octobre à 16h00
> jeudi 3 octobre à 20h00

FUN WITH DICK AND JANE / Touche pas à ma gazon / Ted Kotcheff / 1977
Dick, cadre dynamique, mène une vie aisée avec Jane, sa femme. Alors qu'il vient juste de faire finir les travaux de sa piscine, il apprend son licenciement. Endetté, il doit trouver une solution pour conserver son train de vie…
> mardi 15 octobre à  16h00
> jeudi 17 octobre à 17h15

CALIFORNIA HOTEL / California Suite / Herbert Ross / 1978
Los Angeles - Quatre couples qui ne se connaissent pas s'installent au Beverly Hills Hotel. Ils vont vivre, en se croisant mais sans jamais se rencontrer, des situations rocambolesques…
> mardi 8 octobre à 14h00
> jeudi 10 octobre à 18h00

Les autres longs métrages du cycle Jane Fonda :
LA CURÉE / KLUTE / LE SOUFFLE DE LA TEMPÊTE / LE CAVALIER ÉLECTRIQUE / STEELYARD BLUES / LE RETOUR / ON ACHÈVE BIEN LES CHEVAUX / HISTOIRES EXTRAORDINAIRES...

Tous les horaires et informations sont sur le site internet de la Cinémathèque de Nice

Jean-Claude Biette, livre & rétrospective

A l'instar de Jean Eustache (dont nous attendons toujours le coffret intégral annoncé un temps par Tamasa), Jean-Claude Biette est l'autre grand oublié du cinéma français. Aucun film n'est à ce jour disponible en dvd. Une anomalie que nous espérons voir disparaitre dans les prochains mois suite à la publication de l'ouvrage Jean-Claude Biette, Le sens du paradoxe par Pierre Léon et surtout grâce à la rétrospective à la cinémathèque de Paris (12 au 24 juin 2013) en copie restaurée.

Présentation de l'éditeur :
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Cinéaste, critique (aux Cahiers du cinéma puis à Trafic), Jean-Claude Biette a réalisé sept longs métrages, du Théâtre des matières (1977) à Saltimbank (2003). Dans ce livre à la fois érudit et enjoué, Pierre Léon suit, d’un film à l’autre, et pas forcément dans un ordre chronologique, une oeuvre sinueuse, toute de réalisme ironique, qui prit fin prématurément avec la mort du cinéaste en 2003, trois mois avant la sortie de Saltimbank. L’oeuvre d’un cinéaste piéton et fugueur, d’un poète démocrate attaché à décrire un monde mystérieux, traversé de multiples secrets, grands ou petits, gardés par une armée de comploteurs, d’arpenteurs de labyrinthes où tout devient possible : les rêves comme les désastres.
« Faudrait-il défendre Jean-Claude Biette, cinéaste, qui, par principe, se défend très bien tout seul ? Le problème, c’est que si on énonce, par exemple, que Jean-Claude Biette est 1) un grand cinéaste, ou bien 2) le plus original des cinéastes de sa génération, ou bien 3) le plus grand cinéaste moderne avec Fassbinder, ou bien, etc., les gens exigeront des preuves, et que de preuves, il n’y en a guère. Après tout, faire des films n’est pas un crime, même si on les prémédite. Ou alors, cette preuve, c’est leur “évidence”, pour emprunter le mot à la langue anglaise. »
 Pierre Leon

204 pages | 18 euro

Filmographie :
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Ce que cherche Jacques (1970)
La Sœur du cadre (1972)
Le Théâtre des matières (1977)
Loin de Manhattan (1980)
Archipel des amours : pornoscopie (1982)
Le Champignon des Carpathes (1988)
Chasse gardée (1989)
Le Complexe de Toulon (1994)
Trois ponts sur la rivière (1998)
Saltimbank (2002)
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Lire le texte de présentation du cycle consacré à Jean-Claude Biette par Mathieu Macheret :
"Si ses films semblent n'aller nulle part, c'est qu'ils sont surtout striés de motifs et de somptueuses modulations dont les sinuosités brodent un délicat « art de la fugue », à tous les sens du terme. Cette promenade, sans autre terme que le mot « fin », est relevée par le tintement cristallin d'une langue portée par des acteurs aussi disparates que les instruments d'un orchestre, et jetée dans l'air comme des notes sur une partition. Dans cette œuvre, aucune psychologie, aucun message ne vient orienter la lecture du spectateur. Mais sous l'image, tout un monde grouille qui serait comme l'envers des films et contiendrait les histoires, les mystères laissés en suspens, et qui n'existent peut-être nulle part ailleurs que dans nos esprits de témoins"

source :Capricci  / Cinémathèque de Paris

Cinémathèque de Nice : mai 2013

Un mois comme on les aime à la Cinémathèque de Nice avec des classiques (Jour de fête, Les amants de la nuit, Les chaussons rouges), des documentaires, du muet et des Palme d'Or. Voici notre sélection :

BOVINES / Emmanuel Gras / 2012

Normandie - Au jour le jour, un troupeau de vaches charolaises vit à son rythme, entre broutages d'herbe, meuglements et... réflexions au soleil…
> vendredi 24 mai à 18h30
> samedi 25 mai à 14h00

LE CHEVAL DE TURIN / Bela Tarr / 2011

Dans une ferme battue par les vents, le quotidien d’un cocher de campagne, de sa fille et de leur cheval, avant la fin du monde…
>  jeudi 30 mai à 14h00

INTO THE ABYSS / Werner Herzog / 2011

Juillet 2010 - Le réalisateur Werner Herzog interroge Michael Perry, dans le couloir de la mort, huit jours avant son exécution. Il retrace le parcours de ce jeune homme, triple assassin à 19 ans…
>  jeudi 9 mai à 18h00
> samedi 11 mai à 16h00

POLICIER, ADJECTIF / Corneliu Porumboiu / 2009
Lors d'une filature, Cristi, jeune policier, voit un garçon vendre du haschich à ses copains de lycée. Il refuse de l'arrêter alors que la loi l'y oblige. Il ne veut pas avoir la vie de ce garçon sur la conscience. Mais pour son supérieur, le mot conscience a un autre sens…
> vendredi 3 mai à 21h45


LE CIEL ET LA BOUE / Pierre-Dominique Gaisseau / 1961
En septembre 1959, une équipe de cinéastes et d'ethnologues traverse la Nouvelle-Guinée néerlandaise du sud au nord. Le voyage, à pied, prendra 7 mois à travers un territoire non cartographié peuplé de chasseurs de têtes et de cannibales…
>  jeudi 9 mai à 16h00
> samedi 11 mai à 14h00

WOODY ALLEN, A DOCUMENTARY / Robert B. Weide / 2012

De sa plus tendre enfance à Brooklyn, jusqu'à la sortie de son succès mondiale "Minuit à Paris", un parcours intime et professionnel du réalisateur américan Allen Stewart Königsberg, plus connu sous le nom de Woody Allen…
> mardi 28 mai à 20h00

Retrouvez tous les autres films du mois sur le site internet de la cinémathèque de Nice.

Alexander Kluge, le radical

Depuis le 24 avril, la Cinémathèque de Paris consacre un cycle à l’œuvre du cinéaste allemand Alexander Kluge. Contemporain d'un Fassbinder qui fut au même titre qu'un Wenders les arbres qui cachaient la forêt du cinéma allemand, Alexander Kluge viendra présenter ses films et faire une leçon de cinéma samedi 27 avril. Une partie de sa filmographie est éditée en dvd et disponible auprès de THE END. Plus d'informations après ces quelques extraits de la présentation de Pierre Gras.


"[...]Né en 1932, d'abord juriste travaillant pour l'Ecole de Francfort et collaborateur d'Adorno, Kluge tourne ses premiers courts métrages au début des années 60, avant de signer le Manifeste d'Oberhausen qui annonce la « mort du vieux cinéma » et sa confiance dans les forces du « jeune cinéma allemand », de Schlöndorff, Fleischmann, Reitz, Schamoni, Nestler. Le cinéaste-juriste en sera bientôt le principal défenseur auprès des pouvoirs publics afin de favoriser les aides à la création d'œuvres peu appréciées de l'industrie du divertissement. Ses deux premiers longs métrages, Anita G. (1966) et Les Artistes sous le chapiteau : perplexes (1967) imposent un style utilisant le morcellement narratif, l'insertion d'images d'archives et la dérision et ils créent deux premiers portraits de femmes rebelles, essentielles à l'œuvre.
Puis suit une série de courts métrages expérimentaux et didactiques, avant le retour à partir de 1973 au long métrage, avec Travaux occasionnels d'une esclave puis Dans le danger et la plus grande détresse, le juste milieu apporte la mort, où la fiction magistralement éclatée est toujours tissée d'inserts, de plans documentaires et de citations. En 1975, Ferdinand le radical revient à la forme plus classique d'un apologue quasi-brechtien afin de décrire le délire sécuritaire contemporain. Son héros, responsable de sécurité trop perfectionniste, organise des attentats pour convaincre ses chefs de la nécessité de politiques répressives. 
Kluge est peu après le maître d'œuvre de trois films collectifs essentiels. En 1977, L'Allemagne en automne forme la réponse des cinéastes à la violence terroriste et celle de l'Etat, qui ont culminé quelques mois auparavant dans l'assassinat du patron des patrons allemands, le détournement d'avion à Mogadiscio et la mort en prison des dirigeants de la Fraction Armée Rouge. Dans cette œuvre, Kluge filme les obsèques officielles de Hans-Martin Schleyer et celles d'Andreas Baader et Gudrun Ensslin, tandis que Volker Schlöndorff met en abîme l'Antigone de Sophocle et que Rainer Fassbinder se filme avec son amant et avec sa mère. Contre Franz Josef Strauss, candidat de la droite la plus conservatrice à la chancellerie, Le Candidat est ensuite un film de combat. Enfin, l'admirable Guerre et Paix sollicite en 1983 documentaire, archives, fiction traditionnelle et saynètes burlesques pour condamner la course aux armements et décrire la situation de l'Allemagne divisée prise entre les deux blocs.
Jusqu'en 1986, fidèle au principe d'alternance de divers types d'œuvres qui fait partie de son projet, Kluge réalise par ailleurs quatre longs métrages consacrés au deuil impossible de l'histoire allemande, à la dislocation des relations amoureuses dans le monde contemporain, et à l'assaut du temps capitaliste contre le temps humain. Films complexes tissés de matériaux hétérogènes, ce sont La Patriote, Le Pouvoir des sentiments, L'Attaque du présent contre le temps qui reste et Informations diverses. "
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DVD 1 - Anita G. (Abschied von gestern) 1966, 84mn- Prix Spécial du Jury, Mostra de Venise 1966 (Bonus : Nachricht vom Filmfestival in Venedig 1966, 1mn / Brutalität in Stein 1961, 11mn /  Ein Liebesversuch 1998, 15mn An Vertov 1998, 1mn)
DVD 2 -Travaux occasionnels d’une esclave (Gelegenheitsarbeit einer Sklavin)1973, 87mn (Bonus : Lehrer im Wandel 1963, 11mn / Sam remembers Papa Kong 2006, 1mn)


DVD 1 - Les Artistes sous les chapiteaux : perplexes (Die Artisten in der Zirkuskuppel: Ratlos) 1968, 100mn - Lion d’Or, Mostra de Venise 1968 Hinrichtung eines Elefanten 2000, 15mn 5 Stunden Parsifal 1998, 1mn
DVD 2 -L’indomptable Leni Peickert (Die unbezähmbare Leni Peickert) 1970, 33mn Reformzirkus 1970, 127mn (TV) Die traurige Nachricht 2006, 1mn


DVD 1 - L’Attaque du présent sur le temps qui reste (Der Angriff der Gegenwart auf die übrige Zeit) 1985, 106mn (Bonus : Blinde Liebe (entretien avec Jean-Luc Godard) 2001, 24mn /  16 Minutenfilme 2007, 17mn / Zwischen Mitternacht und der vierten Nachtstunde 2006, 1mn)
DVD 2 - Informations diverses (Vermischte Nachrichten) 1986, 96mn (Bonus :  Frau Blackburn, geb. 5. Jan. 1872, wird gefilmt 1967, 13mn / Ein Arzt aus Halberstadt 1970, 29mn / Besitzbürgerin, Jahrgang 1908 1973, 11mn / Jedes Mal nach dem Untergang 2006, 1mn)


DVD 1 - The Big Mess, Germany 1971 (90mn) (Bonus : Triebwerk-Husten, 1996 (11mn) Learning Process With a Deadly Outcome, 1998 (1mn) )
DVD 2 - Willi Tobler and the Decline of the 6th Fleet, Germany 1972 (78mn) (Bonus : Der Tag ist nah, 1997 (15mn) Raumfahrt als inneres Erlebnis, 1999 (15mn) Das gab's nur einmal, 2006 (1mn))

 DVD 1 - La Tour Eiffel, King Kong, et à la femme blanche (Die Eiffelturm, King Kong und die weiBe Frau) : un magazine typique de la période de démarrage des travaux télévisuels réalisés par Alexander Kluge pour une chaîne TV indépendante. Toutes les possibilités traditionnelles d'expression dans le cinéma et de nombreux types de télévision sont expérimenté: montage, collage, exposition multiple, l'entrelacement narratif. Il traite de l'opéra, de la Révolution française, de la tour Eiffel, chansons à succès de 1932 et Walter Benjamin…
DVD 2 - L’homme sans tête (Mann ohne kopf) regroupe 13 œuvres réalisées pour la télévision entre 1994 et 2007.

Die Oberhausener. En 1962, à l’occasion du 8e Festival International du court métrage d’Oberhausen, un groupe de jeunes cinéastes se réunit pour protester contre la production cinématographique allemande de l’époque : « le cinéma de papa est mort ! » La proclamation du « Manifeste d’Oberhausen » marque le début du Nouveau Cinéma allemand. Édité à l’occasion du 50e anniversaire de ce manifeste, ce double DVD présente 19 courts métrages réalisés entre 1958 à 1964 auxquels ont participé un ou plusieurs cinéastes signataires du manifeste en tant que producteur, réalisateur, directeur de la photographie ou monteur. L’édition propose également deux documentaires (réalisés en 1965 et 1968) sur le Nouveau Cinéma allemand, un livret trilingue et une extension ROM (essais et documents). Flms : Alexander Kluge, Edgar Reitz, Ferdinand Khittl, Franz-Josef Spieker, Haro Senft…
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Tous les films sont en version allemande sous-titré français. Le référencement sur theendstore.com se fera dans quelques jours.
Pour connaitre un élément de prix, merci de contacter theendstore(at)gmail(point)com ou contact(at)theendstore(point)com.
Tous les horaires de la rétrospective sont sur le site internet de la Cinémathèque

Cinémathèque de Nice : István Szabó

Le mois de mars sera particulièrement chargé à la Cinémathèque de Nice. Entre une rétrospective à István Szabó, qui viendra donner une leçon de cinéma le 22 mars à 19h, nous aurons la fin de l'hommage à Jean Marais ainsi qu'un nombre conséquent de films rares.

MEPHISTO / 1981

Allemagne, années 30 - Alors que le nazisme se répend peu à peu, Hendrik, comédien ambitieux, nʼa quʼun unique objectif : le succès. Parmi ses relations, il fréquente opportunément Barbara, la fille dʼun célèbre professeur…
> vendredi 22 mars à 16h00
> samedi 23 mars à 20h30

COLONEL REDL / 1984


Fils de cheminot et élève brillant, Alfred Redl est admis à l'Académie militaire de l'Empire austro-hongrois. Son dévouement à l'empereur, son désir de rentrer dans les milieux aristocratiques et son amitié avec le baron Kubinyi vont lui permettre d'être introduit à la Cour de Vienne…
> vendredi 22 mars à 21h45
> samedi 23 mars à 14h00

HANUSSEN / 1988
1918 - Blessé durant la guerre, Klaus est placé sous les soins du docteur-hypnotiseur Bettelheim. Il décèle chez lui des pouvoirs de prédictions et un talent pour l'hypnose. Lorsque le docteur lʼex- pose au grand public à Berlin, Klaus fait sensation…
> samedi 23 mars à 16h30

Les trois films sont disponibles en dvd auprès de THE END exclusivement sur commande (20 euro pièce). Plus d'informations par mail à theendstore(A T)gmail(P O I N T)com

LA TENTATION DE VÉNUS / 1991
Paris - Brillant chef d’orchestre hongrois, Zoltan est appelé pour mettre en scène une nouvelle version du Tannhaüser de Richard Wagner. Motivé, il est rapidement confronté aux querelles au sein de l’établissement et à Karin, la diva…
> vendredi 22 mars à 14h00
> dimanche 24 mars à 18h15

SUNSHINE / 1999
De nos jours, Ivan dépeint l’histoire de sa famille juive à travers trois générations. Tout commença au début du XXeme siècle, à Budapest, sous l’empire des Hasbourg…
> jeudi 28 mars à 14h00
> samedi 30 mars à 19h45

TAKING SIDES - LE CAS FURTWÄNGLER / 2001
Berlin, 1946 - Le major américain Steve Arnold est chargé d'enquêter sur le passé du chef d’orchestre Wilhelm Furtwängler. Ce dernier est accusé d’avoir incarner le symbole de la politique culturelle du IIIeme Reich…
> samedi 23 mars à 18h30

ADORABLE JULIA / 2004
Londres, à la fin des années 30 - Julia, star adulée, règne en maître sur la scène londonienne. Pourtant, la gloire et le succès commencent à l’ennuyer. Elle rencontre Tom, un jeune acteur américain ambitieux…
> jeudi 28 mars à 20h30
> samedi 30 maris à 15h45

A côté de cette rétrospective, la Cinémathèque propose un large choix de films récent (Super 8, Still Walking, Il était une fois en Anatolie) ou passé (Key Largo, Le coup de l'escalier, La flèche Brisée) qui raviront tous les amoureux du cinéma.

ATTENBERG / 2010 / Athina Rachel Tsangari


Une ville industrielle sur la côte grecque - Marina, jeune femme de 23 ans un peu sauvage, vit avec son père architecte. Ses journées sont bercées par la musique rock, les documentaires animaliers et les instants passée avec son amie Bella. Un inconnu lui propose une partie de babyfoot...
> mercredi 20 mars à 18h00
> jeudi 21 mars à 16h00

................................INÉDIT EN DVD................................

LES JOURS COMPTÉS / 1969 / Elio Petri

Cesare, 50 ans, voit un homme se faire écraser par un tramway. Ce choc lui fait prendre conscience de la fragilité de la vie et lui donne envie d'en profiter au maximum : il commence par s'arrêter de travailler…
> mardi 12 mars à 16h00
> jeudi 14 mars à 17h45

................................INÉDIT EN DVD................................

Retrouvez tous les films et toutes les informations sur le site internet de la Cinémathèque de Nice.

Cinémathèque de Nice : Jean Marais (et Jean Cocteau)

Consacrer une rétrospective à Jean Marais est en soi évoquer l'une des passions artistiques les plus belles et émouvantes du cinéma français, la rencontre entre un acteur et un artiste, Jean Cocteau. Si la cinémathèque de Nice propose bien évidemment les grands films de ce couple de légende, elle y adjoint ses rôles populaires qui sauront l’imposé au grand public.

Voici notre sélection accompagné d'anecdotes issues du livre Jean Marais, Histoire de ma vie.

L’ÉTERNEL RETOUR / Jean Delannoy / 1943


L'éternel Retour commence. J'étais payé, mal, car Paulvé avait repris l'ancien contrat de Juliette ou la clef des songes. Mais j'aimais tant ce film que j'aurais payé pour le faire. En revanche, Moulou, que Jean pour son rôle avait baptisé "Moulouk" (chien de Jean Marais, ndr) était bien payé. [...] Jean (Cocteau, ndr) n'était pas avec nous. Il mettait en scène Renaud et Armide au Français. Il vint nous rejoindre deux semaines plus tard. Delannoy faisait un très bon travail. Nous étions tous ravis des projections. Les photos d'Hubert étaient raffinées et belles. J'avais de plus la joie de tourner avec des personnes que j'aimais : Yvonne de Bray, qui n'avait accepté que par amitié de jouer un rôle pas fait pour elle, Roland Toutain, Madeleine Sologne, Moulouk.[...] Lorsque Jean vint nous rejoindre, après le très grand succès de Renaud et Armide, rien ne changea dans notre travail. Il assistait aux prises de vues sans se mêler de la mise en scène. Il demanda seulement deux choses : d'enlever une reproduction de "La Laitière" de Greuze, ainsi qu'un abat-jour trop froufroutant, trop bourgeois. Rien d'autre, mais ses ondes agissaient et tout prit un autre style. Sans nous en apercevoir, nous jouions autrement; Jean Delannoy dirigeait autrement, la lumière était devenue différente.
[...] L'éternel Retour remporte un triomphe. A l'image finale, toute la salle se lève et acclame. [...] Le succès du film augmente de jour en jour. La queue devant le cinéma s'étend jusqu'au Rond-Point. Une atmosphère de petite émeute : des femmes s'évanouissent. On appelle police-secours. On organise des services d'ordre. Le téléphone n'arrête pas de sonner à la maison. Les critiques : "Malgré Jean Cocteau et Jean Marais le film est admirable".

> mercredi 6 février 2013 à 14h00
> vendredi 8 février 2013 à 17h30

LA BELLE ET LA BÊTE / Jean Cocteau / 1946


Jean voulait tourner La Belle et la Bête. Il obtint du général Leclerc de me dispenser de ce repos dans l'Indre. Je revins à Paris comme affecté spécial. Toutes les semaines,j'allais signer aux Invalides une feuille attestant ma présence à Paris. [...] J'avais imaginé une bête à tête de cerf. Je ne pensais qu'à la beauté des bois. Bérard (décorateur, ndr) expliqua que ce ne pouvait pas être un herbivore; mais un carnassier. Les cornes, mêmes les magnifiques bois d'un cerf, feraient rire les salles populaires. La bête doit effrayer. Il avait raison. De mon côté, j'allais chez Pontet, un grand perruquier. Jean et moi, nous l'avons décidé à confectionner le masque. [...]
Cent obstacles se dressaient devant la réalisation de ce chef-d’œuvre. Le manque d'électricité nous obligeait à tourner la nuit. Les Labédoyère refusaient leur parc pour les extérieurs du château de la Bête. On trouvait avec difficulté de la pellicule. Mila (Parely, ndr) eut un accident de cheval, une fluxion; moi, un anthrax. Le pire fut la maladie de Jean : depuis des mois, il souffrait de plusieurs affections de la peau. Pendant le film, il eut presque en même temps de l'impétigo, de l'urticaire, de l'eczéma, des furoncles, des anthrax et un phlegmon. Les sunlights le blessaient. Il ne pouvait plus se raser. Il travailler avec un chapeau sur lequel il fixait avec des épingles à linge un papier noir percé de deux trous pour les yeux.
> samedi 9 février à 14h00
> mercredi 13 février à 16h00

ORPHEE / Jean Cocteau / 1949


"Jean écrit Orphée et me le lit. Cette œuvre renferme toute la mythologie de Jean. Ce scénario était plus qu'un scénario : une oeuvre poétique importante. Je le lui dis. Et aussi que j'aimais tant ce film que j'accepterais d'y être figurant. D'ailleurs, il y avait deux rôles :Orphée et Heurtebise. Je pouvais jouer Heurtebise. Jean ne demandais pas mieux. Il envoie le scénario à Jean-Pierre (Aumont, ndr) et lui demande s'il accepterait que je joue le second rôle. Jean-Pierre répond que pour son retour en France cela le gênerait que joue à ses côtés. Jean m'en parle. Je me résigne avec tristesse à ne pas faire partie de ce que je considérais comme l'oeuvre cinématographique de Jean la plus importante. Mais mon destin travaille. Jean porte son scénario à M. Decharme qui croit qu'on se moque de lui, que Jean a vite bâclé n'importe quoi pour toucher la seconde partie de la somme. il ne comprend rien à une oeuvre si différente de celles qu'il a l'habitude de lire. Il rompt le contrat et le télégraphie à Jean-Pierre qu'il ne fait pas le film.
Jean se désespère. Il est à tel point possédé par son sujet que c'est un drame pour lui de ne pas pouvoir le réaliser. Nous assistons à un tel désespoir que tous ses amis essayent de l'aider. Surtout mon impresario et amie qui est également le sien. Cette amie, Mme Watier, ne trouve qu'un moyen : que Jean soit son propre producteur, associé aux interprètes avec un producteur délégué qui sera une fois de plus Paulvé.
> jeudi 7 février à 20h00
> vendredi 8 février à 15h45

Orphée est disponible en dvd sur theendstore.com

Retrouvez toute la programmation sur le site internet de la Cinémathèque de Nice.

Cinémathèque de Nice : David Lynch

Vous le savez, notre premier message de chaque mois est réservé (ou presque) au programme de la Cinémathèque de Nice. Notre précédente intervention était  (très) amère à l'égard de l'institution témoignant à la fin 2012 d'un manque criant d'originalité avec des programmations consacré à Marylin Monroe et à Chaplin. Cette année 2013 marque telle un renouveau ? Si en apparence l'annonce de la rétrospective à David Lynch nous enchante, on peut regretter en finalité d'être en terrain connu. Mais arpenter l’œuvre du cinéaste américain sur grand écran reste un privilège qu'il serait stupide de bouder. Surtout que Monsieur Lynch est d'accord avec nous : "on devrait essayer de voir le film du début à la fin, dans un endroit tranquille, sur un écran aussi grand que possible, avec un équipement sono qui soit le meilleur possible. Alors on peut se plonger dans ce monde, faire une véritable expérience".

ERASERHEAD / 1977

Eraserhead 1977

"Eraserhead est mon film le plus spirituel. Personne ne comprend quand je dis cela, mais c'est le cas. Eraserhead a évolué d'une certain manière, et j'ignorais ce que cela signifiait. Je cherchais une clé qui dévoilerait le sens des séquences. Évidemment, j'en comprenais une partie ; mais j'ignorais ce qui faisait tenir l'ensemble. C'était une situation délicate. Alors j'ai pris ma Bible et je me suis mis à lire. Et un beau jour, j'ai lu une phrase. Ensuite, j'ai refermé la Bible, parce que ça y était ; ça y était. Et là j'ai visualisé la chose comme un tout. Cette vision s'est accomplie à 100%. Je ne pense pas que je dirai un jour de quelle phrase il s'agissait."
> mardi 8 janvier 2013 à 16h00
> vendredi 11 janvier à 20h00

Eraserhead est en vente sur theendstore.com

ELEPHANT MAN / 1980


"Un beau jour, à l'époque où je travaillais sur Elephant Man, j'écoutais la radio, et  j'ai entendu l'Adagio pour cordes de Samuel Barber. Je suis littéralement tombé amoureux de ce morceau en me disant qu'il collerait parfaitement à la dernière scène du film.[...] La musique doit se marier à l'image et lui apporter quelque chose de plus. Même s'il s'agit de vos chansons préférées de tous les temps, il ne suffit pas de plaquer de la musique au petit bonheur en se disant que ça fonctionnera à tous les coups. Il se peut très bien que le morceau de musique n'ait rien à voir avec la scène. Lorsque la musique et les images se marient, cela se sent vraiment. Soudain il se passe quelque chose [...]
> mercredi 16 janvier à 14h00
> samedi 19 janvier à 16h00

SAILOR ET LULA / WILD AT HEART / 1990

Wild at heart David Lynch



> mardi 8 janvier à 20h00
> vendredi 11 janvier à 14h00

DUNE / 1984
"A mes yeux, Dune a été un terrible échec. j'ai su que les choses allaient mal se passer quand j'ai accepté de renoncer au final cut."
> mercredi 9 janvier à 17h30
> samedi 12 janvier à 14h00

LOST HIGHWAY / 1997

Lost Highway David Lynch

Pendant que Barry Gifford et moi écrivions le scénario de Lost Highway, j'ai été pour ainsi dire obsédé par le procès O.J. Simpson. Barry et moi n'en avons jamais explicitment parlé, mais je pense que, d'une certaine manière, le film est lié à ça. Ce qui m'a frappé à propose de O.J. Simpson, c'est sa capacité à sourire et à rire. Il a pu ensuite retourner jouer au golf, manifestement très peu tracassé par toute cette histoire. Je me demandais comment quelqu'un qui aurait commis de tels actes pouvait continuer à vivre normalement. Et nous avons trouvé ce formidable terme de psychologie - " la fugue psychogène" - pour décrire le mouvement de l'esprit consistant à ruser de manière à échapper à l'horreur. Donc, d'une certaine manière, Lost Highway traite de ce sujet. Et aussi du fait que rie ne peut éternellement demeurer caché.
> mardi 15 janvier à 20h00
> jeudi 17 janvier à 15h30

BLUE VELVET / 1986

"J'ai rencontré Angelo Badalamenti sur Blue Velvet, et depuis il a composé la musique de tous mes films. Il est pour moi comme un frère."
"Pour Blue Velvet, j'ai travaillé avec une directrice de casting, Johanna Ray. Nous avions pensé à Dennis Hopper. Mais tout le monde disait : " non, non, vous ne pouvez pas travailler avec Dennis. Il est vraiment dans un sale état, il ne vous attirera que des ennuis". Et nous avons donc continuer à chercher. Jusqu'au jour où l'agent de Dennis a appelé en disant que Dennis ne prenait plus de drogues, qu'il ne buvait plus, qu'il avait déjà tourné un autre film, et que je pouvais en discuter avec le réalisateur pour en avoir confirmation. Sur ce, Dennis a appelé en disant : "Il faut absolument que je joue le rôle de Frank, parce que Frank, c'et moi.". Cela m'a électrisé et m'a en même temps fichu la trouille."

> mardi 22 janvier à 16h30
> samedi 26 janvier à 20h00

TWIN PEAKS FIRE WALK WITH ME / 1991


"Sur le tournage de Twin peaks, nous avions un assistant décorateur qui s'appelait Frank Silva. Il n'était absolument pas prévu que Frank soit dans Twin Peaks. Mais nous étions en train de tourner dans la maison de Laura Palmer, et Frank était en train de déplacer des meubles dans sa chambre. Moi jétais dans l'entrée, sous un ventilateur. Et une femme a lancé : "Frank ne mets pas la commode comme ça devant la porte. tu vas te retrouver enfermé dans la chambre". Et j'ai eu cette vision de Frank dans la chambre. Je suis immédiatement intervenu pour demander à Frank : es-tu acteur ? et il a répondu : Eh bien, oui il se trouve que je suis acteur"[...] Et j'ai dit : " Frank, tu vas être  dans cette scène". On a fait un panoramique de la pièce, deux fois sans Frank et une fois avec Frank figé au pied du lit. Mais j’ignorais à quoi cela allait servir et ce que cela signifiait. Ce soir-là, nous sommes descendus et nous avons tourné la scène où la mère de Laura Palmer est étendue sur le divan, en proie au chagrin et à la tristesse. Soudain elle visualise quelque chose et se redresse brutalement en hurlant. Sean le caméraman devait suivre son visage au moment où elle sursautait. Moi j'ai eu l'impression qu'il avait parfaitement réussi à saisir l'instant. Alors j'ai dit : "Coupez ! Parfait, c'est magnifique !" Mais Sean a protesté : " Non, non, non. Ca ne va pas du tout. Qu'est-ce qui se passe ? Il y avait le reflet de quelqu'un dans la glace. Le reflet de qui ? De Frank."
> mercredi 23 janvier à 20h00
> samedi 26 janvier à 16h00

UNE HISTOIRE VRAIE / THE STRAIGHT STORY / 1999

"Je n'ai pas écrit Une Histoire Vraie (The Straight Story). C'était une nouveauté pour moi, parce que c'est complètement linéaire. Mais il se trouve que j'ai adoré l'émotion qui se dégageait du scénario. On peut donc aussi tomber amoureux de quelque chose qui existe déjà, tout comme on peut tomber amoureux d'une idée."
> mardi 29 janvier à 20h00
> jeudi 31 janvier à 14h00

MULLHOLAND DRIVE / 2001


"Mulholand Drive devait être au départ être une série télé. Nous l'avons tourné dans l'idée que ce serait un pilote : la fin était ouverte, pour qu'on ait envie d'en voir davantage. J'ai entendu dire que le type d'ABC à qui appartenait la décision d'acepter ou pas le pilote l'a visionné à six heures du matin. Il regardait la télévision qui se trouvait à l'autre bout de la pièce tout en buvant son café et en passant des coups de fil. Il a détesté ce qu'il a vu ; ça l'a ennuyé. Alors il a éteint. Ensuite, j'ai tout de même eu la chance d'en faire un film. Sauf que j'étais à court d'idées."
> mercredi 30 janvier à 20h00
> vendredi 1 février à 14h00

Mulholland drive est en vente sur theendstore.com

INLAND EMPIRE / 2006
David Lynch INLAND EMPIRE

"Quand nous avons commencé, il n'y avait pas d'INLAND EMPIRE, il n'y avait rien. J'ai croisé Laura Dern par hasard dans la rue, et j'ai découvert qu'elle était ma nouvelle voisine. Je ne l'avais pas vue depuis longtemps, et elle a dit : "David, il faut que nous refassions quelque chose ensemble" [...]
"On était au tout début du processus, et au détour d'une conversation avec Laura Dern, j'ai appris que l'homme qui était désormais son mari Ben Harper, était originaire de la région qu'on appelle l'Inland Empire, en Californie du Sud. Je ne sais pas à quel moment je me suis fait la réflexion, mais j'ai dit : voilà le titre du film. A l'époque, je ne savais rien du film. Mais je voulais l'appeler INLAND EMPIRE."
"Mes parents ont un chalet dans le Montana. Mon frère qui, un beau jour, y faisait le ménage, a trouvé un carnet de croquis derrière une commode. Il me l'a envoyé, parce que c'était mon calepin quand j'avais cinq ans, à l'époque où nous habitions Spokane, dans l'Etat de Washington. Je l'ai ouvert, et la première image sur laquelle je suis tombé était une vue aérienne de Spokane avec la légende : INLAND EMPIRE."
> mardi 22 janvier à 20h00
> vendredi 25 janvier à 14h00
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Toutes les citations de David Lynch sont extraites du livre Mon histoire vraie aux éditions Sonatine, publié en 2008 et traduit par Nicolas Richard (Titre original : Catching The Big Fish, 2006). Merci à J.S.