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...du Bis,...

Deuxième vague de titres Artus qui seront dans les prochains jours en vente sur theendstore.com avec encore une fois tous les ingrédients du Cinéma Bis, des nazis, des vierges, de la vengeance et de l'érotisme.

Avec ces quatre nouveaux titres transalpin, Artus Films déclare son amour à un "genre" (le Cinéma Bis), à un pays (l'Italie), bref à une certaine idée du cinéma qui a aujourd'hui disparu des salles de cinéma.

SATANIK / Piero Vivarelli / 1968


Marnie Bannister, une vielle femme défigurée se rend chez un scientifique, inventeur d’un procédé pouvant rajeunir la peau. N’ayant expérimenté son produit que sur des animaux, celui-ci refuse de traiter la dame comme un cobaye. Elle élimine alors le professeur et s’injecte elle-même le liquide miracle, mais bien plus qu’il n’en fallait. Elle devient aussitôt une jeune et jolie femme, prête à prendre sa revanche sur son passé. Elle devient Satanik ! 

Comme pour les westerns, le label montpelliérain met en valeur les artistes italiens peu ou pas connu de ce côté des alpes. Piero Vivarelli est l'auteur du film La possédée du Vice, récemment diffusé à la Cinémathèque de Paris lors du week end hommage aux soirées Cinéma Bis et de quelques bandes érotiques dont Le Décameron Noir (1972).

Accompagné d'un livre de 64 pages signé Alain Petit, cette édition de Satanik - cousine masquée de Diabolik de Mario Bava  réalisé la même année - propose une interactivité différente de l'édition italienne vendue sur theendstore.com.


Genre pour le moins controversé, la "Nazisploitation"est née avec la célèbre Ilsa, La Louve des SS de Don Edmonds en 1975. Il n'aura pas fallu longtemps pour que les producteurs italiens sentent le filon et ce dès 1976 avec ce Horreurs Nazies, le camp des filles perdues réalisé par Sergio Garrone.

Lors de la seconde guerre mondiale, dans un camp de prisonniers, les jeunes filles subissent les pires tortures. En effet, le commandant du camp, jadis castré par une fille après l’avoir violée, cherche à se faire greffer un nouveau sexe, qu’il choisit parmi ceux de ses plus beaux officiers. Avant de passer à l’acte, il teste les éventuels donneurs sur les prisonnières qui arrivent de plus en plus nombreuses…

Sergio Garrone n'aura signé que du Bis durant sa carrière. Entre 1966 et 1984, Garrone n'a jamais eu les moyens d'un Umberto Lenzi ou la reconnaissance d'un Ruggero Deodato. Dans l'ombre des grands artisans, Garrone restera un "vulgaire" technicien dont les principaux films resteront Django le Bâtard, Pas de Roses pour le Führer et ce Horreurs Nazies.

Derrière le pseudonyme de Paolo Solvay se cache Luigi Batzella (1924-2008). Un enièmre artisan italien qui a un parcours similaire à Sergio Garrone. Nazisploitation, Guerre, Western, Horreur, si de prime abord tous les rélisateurs que l'on a évoqué à travers ces breve présentation laisse penser que tous sont interchangeable, la vision des films témoigne au contraire de la volonté pour chacun de ses metteurs en scène à investir le genre en apportant au moins un élément que se soit dans la mise en scène, dans le traitement de l'histoire ou dans le sadisme des situations bine souvent étonnante pour l'époque.

LES VIERGES DE LA PLEINE LUNE aka Il plenilunio delle vergini / 1973

Depuis des années, Karl Schiller recherche l’anneau des Nibelungen, bijou mystique qui confère la puissance à celui qui le possède. Alors qu’il mène une quête archéologique, son frère jumeau, Franz, convoite l’anneau à des fins personnelles. Il devance Karl et se retrouve en Transylvanie, au château du comte Dracula. Là, il rencontre la comtesse, la veuve de Dracula, qui le séduit et le vampirise. Peu après, Karl arrive lui aussi au château, pour découvrir une étrange cérémonie de noces suivie par un sacrifice rituel de jeunes vierges…

En bonus, Artus nous propose un entretien avec Alain Petit et surtout une interview de l'actrice Rosalba Neri qui a traversé le cinéma italien en général et le cinéma de genre en particulier dans presque une centaine de film. De Merveilleuse Angelique à Big Guns en passant par OSS 117, Ursus, ou encore 99 Womens de Jesus Franco, Rosalba Neri aura autant marqué les Bissophiles par les films dans lesquelles l'actrice aura joué que par son charme animal et ses courbes.

L'ultime film de cette vague est LA VENGEANCE DE LADY MORGAN (1965) de Massimo Pupillo


Alors qu’elle est promise à Sir Harald Morgan (Paul Muller), la jeune et jolie Susan épouse Pierre, son amour de toujours. Peu de temps après, celui-ci meurt dans un tragique accident. Susan doit donc se marier avec Morgan. Elle vient vivre à son château, servie par des domestiques plus qu’inquiétants. Avec l’aide du Comte, ceux-ci harcèlent Susan, qui finit par se suicider. Morgan parvient alors à hériter de sa fortune, qu’il convoitait. Mais Lady Morgan revient d’entre les morts pour assouvir sa vengeance… 

La vendetta di Lady Morgan est le troisième film de Massimo Pupillo a être distribué en dvd grâce au travail admirable d'Artus Films. A ce rythme, on peut espérer une intégrale car le réalisateur n'a signé que 6 long-métrages.
On retrouve justement un entretien avec le metteur en scène dans un module intitulé "Mondo Pupillo".

Retrouvez tous les détails des suppléments sur les fiches produits sur theendstore.com

Artus Films : du BIS...

Artus Films a décidé que le printemps sera BIS ou ne ne sera pas.

Commençons par les récentes sorties Western qui proposent de re(découvrir) un réalisateur italien oublié Guiliano Carnineo, auteur d'une tétralogie autour de Sartana dont Artus nous propose le second volet.

BONNES FUNÉRAILLES, AMIS, SARTANA PAIERA / 1970 / Giuliano Carnimeo



Sartana assiste à l’assassinat de Benson, un prospecteur. Il se rend aussitôt à Indian Creek, rencontrer la nièce du défunt, Abigail, afin de lui proposer d’acheter le terrain qu’elle vient d’hériter. Mais ce terrain intéresse plusieurs personnes, car il dispose d’une mine d’or : Lee Tse Tung, tenant d’une maison de jeux, et Hoffman, un banquier malhonnête. Sartana va devoir mener une lutte sans mercis et ainsi démasquer les meurtriers de l’oncle d’Abigail. 

Toujours réalisé sous le pseudonyme d'Anthony Ascott, Giuliano Carnimeo continue en 1971 son long parcours dans le western.

QUAND LES COLTS FUMENT ON L'APPELLE CIMETIÈRE / 1971

Ayant terminé leurs études en ville, les deux fils d’un propriétaire terrien rentrent au ranch paternel. Mais, dans l’ouest, la vie n’est pas tout à fait la même que sur la côte est… Aussitôt arrivés, les deux frères se font ennuyer par des bandits. Un mystérieux étranger vêtu de noir (Gianni Garko) leur vient en aide. Leur père leur explique alors que la terreur a envahi la campagne, et qu’une bande de gangsters rackette les habitants. Les deux frères vont croiser à nouveau le chemin de l’étranger qui semble avoir une dette à payer auprès de leur père.

Giulano Carmineo continuera comme tout bon artisan italien à mettre en scène western, giallo et comédie italienne "olé olé" qui contribueront à alimenter les salles transalpines et les vidéo club hexagonaux de film au charme terriblement latin dont le définitivement culte LES EXTERMINATEURS DE L'AN 3000, une oeuvre post apocalyptique. Un incontournable du genre.

Autre western de cette fournée LE TEMPS DES VAUTOURS (1967)aka 10 000 dollari per un massacro de Romolo Guerrieri. 
Manuel (Claudio Camaso), un bandit mexicain évadé de prison, enlève la jolie Dolorès pour demander une rançon. Son père demande alors à Django (Gianni Garko), le redoutable chasseur de primes, de ramener sa fille. Ne reculant jamais devant un bon pactole, Django accepte, et se met aussitôt en chasse. Mais sa mission va prendre une tournure quelque peu inattendue. 

A l'instar de son confrère Carmineo, Guerrieri fait parti de ces réalisateurs touche à tout qui ont su emballer avec charmes des films qui aujourd'hui ont acquit une patine irrésistible pour tout amateur de cinéma Bis.

En outre Guerrieri, tout comme Mario Bava peut être vu comme un géniteur du Giallo. En réalisant en 1968, L'adorable corps de Deborah, Guerrieri et son scénariste Ernesto Gastaldi posent les bases du film de manipulation, sous genre particulièrement répandu dans le Giallo.
Les spécialistes du Western Européen auront reconnu en la personne de Ernesto Gastaldi, l'auteur du script de Mon non est personne (1973) mais également l'homme derrière les scénarios de Un Génie, deux associés une cloche, 2019 après la chute de New York, autre film majeur du genre post apocalyptique et de Torso, giallo séminal prochainement en dvd/blu-ray chez The Ecstasy of Films.

Dernier western all'italiana de cette première vague de cinéma Bis, LE JOUR DE LA HAINE (1968) de Giovanni Fago.

Johnny Forest (Gianni Garko), un chasseur de primes, retrouve la liberté après 10 ans de travaux forcés. Il doit retrouver son frère Clint (Claudio Camaso) et le faire payer. En effet, celui-ci a tué leur père et fait accuser Johnny. Entretemps, il est devenu un redoutable bandit, à la tête d’une horde de pillards sans foi ni loi. Mais, au cours de sa quête, Johnny apprendra que la dernière volonté de sa mère était de laisser la vie sauve à Clint. 

Dans ce quatuor de réalisateur italien, Giovanni Fago est peut-être le moins (re)connu de tous. Premier film de Fago sur un scénario d'Ernesto Castaldi, Le Jour de la Haine reste une belle entrée matière pour un metteur en scène qui restera plutôt discret dans le paysage cinématographique italien dont son coup d'éclat restera le film O Cangaçeiro (1970) avec Tomas Milian.

Accompagné d'un lot conséquent (et interressant) de supplément, Artus témoigne (et c'est bien le seul ces dernier temps) de son amour pour le Western italien que d'autres résumeront à Spaghetti pour les ranger bien trop rapidement dans les oeuvres mineures d'un genre qui restent encore richissisme de découverte et de réévaluation. Artus Films nous permet de le faire avec ces quatre long-métrages.

Tous ces titres seront prochainement en vente sur theendstore.com

TEOF : La marque du diable

Après La Lame Infernale et La Guerre des gangs, The Ecstasy of films est de retour avec un troisième titre qui va faire taire les "puristes" qui ont crié à l'accident industriel cinéphile après la sortie du film de Lucio Fulci, sans version italienne.

Le tout jeune label revient de plus belle avec l'introuvable, l'invisible, La Marque du Diable aka Mark of the devil aka Hexen bis aufs Blut gequält de Michael Armstrong et Adrian Hoven (1970) dans une édition collector limitée à 666 exemplaire. L'édition est à ce jour épuisée. C'est pourquoi nous sommes particulièrement de vous proposer les derniers exemplaires en circulation.



Dans un village, l'inquisition fait des ravages. Albino, chasseur de sorcières, emprisonne et torture de pauvres femmes innocentes. Christian et son terrible bourreau Jeff Wilkens arrivent dans ce village avec pour mission de faire respecter la loi et la notification des actes de tortures. Alors qu’il attend dans un bar la venue de Lord Cumberland, Christian s'amourache de Vanessa, une servante accusée de sorcellerie par Albino..

Supplément :
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- Bande annonce originale  
- Galerie Photos  
- Fac-similé de 28 pages incluant une partie du fanzine de Norbert Moutier très rare : MONSTER BIS N°24 - Dossier  "Inquisition Torture Bourreaux"  
 - Entretien Udo Kier (11min)   
- Entretien Herbert Fux (23min)   
- Entretien Gaby Fuchs (11min)   
- Entretien Ingeborg Schöner (9min)   
- Entretien audio Herbert Lom (5min)   
- Entretien Norbert Moutier (7min)   
- Entretien Jacques Sirgent, directeur du "Musée des vampires" (Inquisition et Sorcellerie)   
- Critique d'époque de Joe Dante, traduction et introduction du texte par Frank Lafond, auteur du livre "Joe Dante, l'art du je(u)".   
- Scènes coupées (7min)   
- Radio spots d'époque


Une réussite exemplaire pour un éditeur qui confirme projet après projet son envie de proposer les plus belles raretés du cinéma Bis. Un parcours (sans faute) qui rappelle la collection VHS René Chateau Video, "Les films que vous ne verrez jamais à la télévision".

En vente sur theendstore.com

20 ans de Bis

Le mois de mars sera BIS ou ne sera pas.

Entre le retour du Chat qui fume et sa collection "Action girls" (et un planning 2014 tout aussi Bis, on en reparle prochainement), les récentes sorties d'Artus Films et la publication du recueil Cinéma Bis, 20 ans de programmation, l'amateur pourra (re)vivre les grandes heures du cinéma de quartier.

Se présentant comme un monolithe noir, le coffret Cinéma Bis renferme cinq volumes retraçant les soirées les plus emblématiques de la capitale. Quatre volumes sont consacrés à la reproduction de l'intégralité des flyers de présentation des soirées et un cinquième revient grâce à la plume du journaliste Gilles Esposito sur le parfum de ce rendez-vous de cinéphile "déviant" devenu au fil des ans un moment incontournable pour tous amoureux de cinéma.

 

Nos camarades d'1kult ont listé l'intégralité des films diffusés au cours de ses 20 dernières années. On retrouve dans une joyeuse mixité certains incontournables comme Jess Franco, Jack Hill, Jean Rollin, et toute la filière italienne des Sergio Corbucci, Lucio Fulci et autres Umberto Lenzi. Mais les soirées ont été permis de découvrir des cinémas plus rares, comme le Japon avec les romans pornos. Nous vous invitons à consulter le webzine du cinéma alternatif.

Nous pourrions nous amuser à lister les réalisateurs qui seront évoqués (pour le plaisir : Chûsei Sone, Charles Band,  Eugenio Martin, José Luis Merino, Enzo G. Castellari, Norifumi Suzuki,...) mais gardons le plaisir de feuilleter cette source d'information qui risque de devenir très rapidement collector.

Présentation de l'éditeur :
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Déjà 20 ans que la Cinémathèque française célèbre l’univers fou du Cinéma Bis, un vendredi soir sur deux. Des centaines de films programmés avec momies mexicaines, super-héros pop, vampires érotomanes, templiers morts vivants, karatékas manchots, tueurs gantés de cuir, rednecks gore, pistoléros cyniques, doctoresses de régiment, monstres gigantesques issus des radiations d’Hiroshima, prisonnières nues et enchaînées.

Sur l'auteur, Gilles Esposito :
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Journaliste et critique pour le magazine Mad Movies depuis de nombreuses années. Passionné par le cinéma bis sous toutes ses formes, tant horrifiques qu’érotiques, il écume les festivals européens du fantastique, multiplie les entretiens avec des personnalités aussi variées que Jess Franco, Monte Hellman ou Udo Kier. Il est l’un des plus prolixes rédacteurs du Dictionnaire des films français pornographiques & érotiques 16 et 35 mm (Serious Publishing, 2011) et a écrit plusieurs textes d’Universal Studios 100 ans de cinéma (La Martinière, 2012). Il est certainement l’un des plus assidus spectateurs du Bis depuis 1993, faisant de lui le conteur idéal de cette aventure cinéphilique. Pour le coffret Bis, il a interviewé Christophe Barathon, Olivier Père et Jean-François Rauger et rédigé un long essai intitulé « Un vendredi soir sur deux ».

L'avant propos sera de Jean-François Rauger

Entré à la Cinémathèque française en 1992, Jean-François Rauger est l’un des instigateurs des vendredis Bis, dont il présente lui-même les séances depuis les débuts. En 2006, il devient directeur de la programmation de la Cinémathèque. Journaliste et critique de cinéma, il écrit pour Le Monde, Les Cahiers du cinéma, Les Inrockuptibles, Panic. Il participe à la rédaction de plusieurs ouvrages collectifs : Mario Bava (Cefal, 1994), Luci Fulci le poète du macabre (Bazaar&C°, 2009), Dictionnaire des films français pornographiques & érotiques 16 et 35 mm (Serious Publishing, 2011), Universal Studios 100 ans de cinéma (La Martinière, 2012, dont il assure aussi la direction éditoriale). L’œil qui jouit (Yellow Now, 2012) est une sélection de ses nombreux textes. Ce dont il est probablement le plus fier : avoir organisé la plus grande rétrospective (69 films !) de l’œuvre-fleuve de Jess Franco, en 2009, à la Cinémathèque. Mais le « cinéma bis » en soi l’indiffère. Imposer le « cinéma de genre » contre l’establishment, contre un cercle d’intellectuels, contre l’industrie, ne l’intéresse pas. Il préfère des rapprochements phénoménologiques d’œuvres diverses plutôt que les étiquettes cinéphiliques. Pour l’ouverture du livre, il a signé un texte inédit, « Poétique des extrêmes », nourri par ces 20 ans de programmation bis.

Limité à 500 exemplaires, le coffret sera prochainement en vente sur theendstore.com

Pour fêter dignement cet anniversaire, la Cinémathèque de Paris propose un week-end dédié au cinéma Bis avec une sélection des meilleurs exemples de ce que le terme peut englober comme œuvres iconoclastes et transgressives, et "qui ont marqué au fer rouge l'histoire d'une programmation qui a remis en lumière toute une dimension parfois trop négligée du cinéma. Érotisme et épouvante, aventure et action, films chinois d'arts martiaux et western spaghetti, un panorama de neuf titres triés sur le volet proposera un voyage buissonnier et jouissif au cœur d'un art populaire et noble à la fois, celui des salles de quartier".

Vendredi 21 mars
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à 20h00
EL CHUNCHO /DAMIANO DAMIANI / 1966 / édité en dvd chez Wild Side - Collection Les Introuvables.

Samedi 22 mars
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à 14h30
LA RAGE DU TIGRE / CHANG CHEH / 1971 / Disponible en dvd sur theendstore.com
à 17h00
LA FEMME REPTILE / JOHN GILLING / 1966 / Disponible en dvd sur theendstore.com
à 19h00
CHI L'HA VISTA MORIRE / ALDO LADO / 1972 / Disponible en dvd sur theendstore.com
à 21h00
FEMMES CRIMINELLES / Teruo Ishii / 1968 / Disponible en dvd au sein du coffret HK Vidéo Femmes Criminelles, en vente sur theendstore.com

Dimanche 23 mars
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à 14h30
L'EMPIRE DES FOURMIS / Bert I. Gordon / 1977
à 16h30
LES GUERRIERS DE LA JUNGLE /  Ernst R. Von Theumer / 1983
à 19h00
MATALO ! / Cesare Canevari / 1971
à 21h00
LA POSSÉDÉ DU VICE / Piero Vivarelli / 1970

source : Serious Publishing / Filo Loco / Cinémathèque de Paris

Top 100 des plus beaux films français

Face aux listes et autres top, il y a ceux qui aiment, qui en font, et ceux qui n'aiment pas cet exercice.
L'hebdomadaire Les Inrockuptibles a publié sur son site internet un TOP 100 des plus beaux films français.

Comme toutes les listes celle-ci fera débat pour tous les cinéphiles qui accorderont de l'importance au choix, forcément subjectif, de la rédaction cinéma des Inrocks.

A THE END, nous avons décidé de reprendre ce classement et vous indiquer les disponibilités en dvd/blu-ray.


En rouge, vous trouverez les films indisponibles en dvd/blu-ray, en Bleu, les films disponibles en dvd/blu-ray et en vert, les films disponibles seulement en dvd en France.

1.La Maman et la Putain, de Jean Eustache (1973)
2.Le Mépris, de et avec Jean-Luc Godard (1963)
3.La Règle du jeu, de et avec Jean Renoir (1939)
4. Madame de…, de Max Ophuls (1953)
5. Les Nuits de la pleine lune, d’Eric Rohmer (1984)
6. Belle de jour, de Luis Buñuel (1967)
7. Les Demoiselles de Rochefort, de Jacques Demy (1967)
8. Les Parapluies de Cherbourg, de Jacques Demy (1964)
9. La Jetée, de Chris Marker (1962)
10.Les Yeux sans visage, de Georges Franju (1960)
11.Playtime, de et avec Jacques Tati (1967)
12. L’Atalante, de Jean Vigo (1934)
13. A nos amours, de et avec Maurice Pialat (1983)
14. Jeanne Dielman, 23 quai du commerce, 1080 Bruxelles, de Chantal Akerman (1975)
15. Pickpocket, de Robert Bresson (1959)
16. Cléo de 5 à 7, d’Agnès Varda (1962)
17. Le Rayon vert d’Eric Rohmer (1986)
18. La Belle et la Bête, de Jean Cocteau (1946)
19. La Femme d’à côté, de François Truffaut (1981)
20. Hiroshima mon amour, d’Alain Resnais (1959)
21. Céline et Julie vont en bateau, de Jacques Rivette (1974)
22. L’Inconnu du lac, d’Alain Guiraudie (2013)
23. Lola Montès, de Max Ophuls (1955)
24. Loulou, de Maurice Pialat (1980)
25. Les Hautes Solitudes, de Philippe Garrel (1974)
26. A Bout de souffle, de Jean-Luc Godard (1960)
27. Out 1, de Jacques Rivette (1971)
28. Femmes, femmes, de Paul Vecchiali (1974)
29. Shoah, de Claude Lanzmann (1985)
30. Les Deux anglaises et le continent, de François Truffaut (1971)
31. Une partie de campagne, de Jean Renoir (1936)
32. Hôtel des Amériques, d’André Téchiné (1981)
33. Lola, de Jacques Demy (1961)
34. Une sale histoire, de Jean Eustache (1977)
35. Le Plaisir, de Max Ophuls (1952)
36. Du Côté d’Orouët, de Jacques Rozier (1970)
37. Le Diable probablement, de Robert Bresson (1977)
38. Vivre sa vie, de Jean-Luc Godard (1962)
39. French cancan, de Jean Renoir (1954)
40. L’Argent, de Robert Bresson (1983)
41. Holy Motors, de Leos Carax (2012)
42. Zero de conduite, de Jean Vigo (1933)
43. Pierrot le fou, de Jean-Luc Godard (1965)
44. Loin de Manhattan, de Jean-Claude Biette (1981)
45. Baisers volés, de François Truffaut (1968)
46. Que la bête meure, de Claude Chabrol (1969)
47. Les Chansons d’amour, de Christophe Honoré (2007)
48. Le Fleuve, de Jean Renoir (1951)
49. Ma nuit chez Maud, d’Eric Rohmer (1969)
50. La Peau douce, de François Truffaut (1964)
51. Gueule d’amour, de Jean Grémillon (1938)
52. Les 400 Coups, de François Truffaut (1959)
53. India Song, de Marguerite Duras (1975)
54. Les Vampires, de Louis Feuillade (1915)
55. Trouble Everyday”, de Claire Denis (2001)
56. Maine-Océan”, de Jacques Rozier (1986)
57. L’amour l’après-midi, d’Eric Rohmer (1972)
58. Le Samouraï, de Jean-Pierre Melville (1968)
59. Au hasard Balthazar, de Robert Bresson (1966)
60. Le Carrosse d’or, de Jean Renoir (1953)
61. La Vie d’Adèle, d’Abdellatif Kechiche (2013)
62. Mauvais sang, de Leos Carax (1986)
63. Toni, de Jean Renoir (1935)
64. Sans soleil, de Chris Marker (1982)
65. Histoire(s) du cinéma, de Jean-Luc Godard (1988-1998)
66. La Sirène du Mississippi de François Truffaut (1969)
67. Un condamné à mort s’est échappé de Robert Bresson (1956)
68. Le Pont du Nord de Jacques Rivette (1981)
69. Le Trou de Jacques Becker (1960)
70. Adieu Phillippine, de Jacques Rozier (1962)
71. Rois et Reine, de Arnaud Desplechin (2004)
72. Mes petites amoureuses, de Jean Eustache (1974)
73. L’Armée des ombres, de Jean-Pierre Melville (1969)
74. Les Dames du bois de Boulogne, de Robert Bresson (1945)
75. L’Amour d’une femme, de Jean Grémillon (1953)
76. Le Deuxième Souffle, de Jean-Pierre Melville (1966)
77. Choses secrètes, de Jean-Claude Brisseau (2002)
78. La Maison des bois, de Maurice Pialat (1971)
79. Angèle, de Marcel Pagnol (1934)
80. Sauve qui peut (la vie), de Jean-Luc Godard (1980)
81. Comment je me suis disputé (ou ma vie sexuelle), d’Arnaud Desplechin (1996)
82. Le Charme discret de la bourgeoisie, de Luis Buñuel (1972)
83. Peau d’âne, de Jacques Demy (1970)
84. Van Gogh, de Maurice Pialat (1991)
85. Mon oncle, de et avec Jacques Tati (1958)
86. L’Année dernière à Marienbad, d’Alain Resnais (1961)
87. Remorques, de Jean Grémillon (1941) 
88. “Esther Kahn”, d’Arnaud Desplechin (2000)
89. L’Amour fou, de Jacques Rivette (1969)
90. Faisons un rêve, de et avec Sacha Guitry (1936)
91. La Femme infidèle, de Claude Chabrol (1969)
92. La Chamade, d’Alain Cavalier (1968)
93. Falbalas, de Jacques Becker (1945)
94. La Baie des anges, de Jacques Demy (1963)
95. Une femme est une femme, de Jean-Luc Godard (1961)
96. Dieu seul me voit, de Bruno Podalydès (1998)
97. Le Sauvage, de Jean-Paul Rappeneau (1975)
98. Travolta et moi, de Patricia Mazuy (1993)
99. Corps à cœur, de Paul Vecchiali (1979)
100. L’Apollonide, de Bertrand Bonello (2011)


Si les films des années 2000 sont plutôt bien positionnés avec neuf œuvres, les années 60 et 70 culminent avec presque 50% des plus beaux long-métrages français, l'effet Nouvelle Vague sans doute.

Pourquoi, aujourd'hui en France, nous n'arrivons pas, à de rares exceptions, à faire des films plastiquement réussi.

Jean-Luc Godard est le cinéaste le plus représentés dans le classement avec sept oeuvres. Vient ensuite Truffaut avec quatre films et les grands noms, Resnais, Chabrol, Cavalier, Pialat, Demy, Marker, Rhomer... sont égalements présents.

Pas vraiment de surprise, si ce n'est la présence à la 100ième place du film de Bertrand Bonello, L'Apollonide. Une position qui consacre le cinéaste du futur biopic sur Yves Saint Laurent.

Bertrand Bonello aura droit prochainement à sa rétrospective au Centre Pompidou, le signe sans doute d'avoir devant les yeux un réalisateur sur qui faudra compter dans les années à venir.

Retrouvez sur le site internet des Inrocks, les avis de tous les films.
> Les Inrocks - Le top 100

Hitchcock et la télévision

Si la parole et les idées de Jean-François Rauger, critique au journal Le Monde et programmateur à la Cinémathèque de Paris, connait  une démocratisation dont on se réjouit dans ces lieux, sa bibliographie reste pourtant bien maigrelette.
Son premier ouvrage, L'oeil qui jouit, était un recueil de texte. Aujourd'hui Rauger attaque un sujet mainte fois abordés en France et dont le livre d'entretien de Truffaut reste encore aujourd'hui un incontournable pour tout cinéphile, Hitchcock.

Quarante ans avant Twin Peaks, Wild Palms et la récente déferlante de show télévisé adoubé par des hommes de ciné, voire réalisé par certains d'entre eux (Scorsese, Fincher ou Tarantino), Alfred Hitchcock était déjà précurseur de cette tendance de consider la petite lucarne avec le plus grand respect qui soit.

Une lucarne, théâtre d’expérimentations.


Entre 1956 et 1962, Alfred Hitchcock a réalisé vingt films pour la télévision, la plupart dans le cadre des séries qu’il produisait, Alfred Hitchcock présente et The Alfred Hitchcock Hour. Quoique peu commentés jusqu’alors, ceux-ci constituent un fragment essentiel de sa filmographie. Pas seulement parce qu’ils ont contribué à la construction d’un personnage devenu une véritable image de marque et étendu la popularité planétaire du Maître du suspense, mais surtout parce qu’ils ont déployé l’art et les obsessions du cinéaste au cœur d’un médium dont il a su saisir la singularité profonde. Entre la continuation par d’autres moyens de son cinéma et l’invention d’une forme, la télévision de Hitchcock ouvre de nouvelles perspectives au suspense et à la vision du monde et de l’homme qu’il signifie. Phénomène industriel et médiatique, l’ensemble de ces téléfilms mérite une analyse détaillée. Elle fera surgir l’existence d’une véritable théorie hitchcockienne de la télévision. L’œil du voyeur devient un œil domestique.

162 pages | 19 euro

Kenneth Anger x Jalouse

La rencontre est aussi étonnante que le cinéma de Kenneth Anger. La connexion entre le magazine féminin et le réalisateur sulfureux, mémoire d'un Hollywood trash et dévergondé, loin des aspects proprets d'aujourd'hui se fait par l'intermédiaire d'Antoine Barraud, réalisateur du documentaire River of Anger en 2008.

Quelques clichés signés Edward Plongeon et Brian Butler, proche de Kenneth, avec qui il forme un duo instrumental tout aussi hors normes que la carrière de l'auteur de Lucifer Rising que nous avions pu admirer lors d'un show à l’étrange Festival en 2012.

L'éditeur dvd Potemkine annonce depuis plusieurs mois un coffret réunissant les principaux films d'Anger, figure emblématique d'un avant garde ayant flirté avec l'occulte et la starification.

Kenneth Anger a fêté le 3 février dernier ses 87 ans.