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L'étrange festival 2014

On aurait pu vous donner 20 bonnes raisons de vous rendre à l'étrange festival cette année.
On aurait pu lister 20 films à découvrir sur grand écran.
On aurait pu vous raconter 20 anecdotes sur l'étrange festival.
On aurait pu évoquer 20 cinéastes qui ont été découverts à l'étrange.

Mais le fait est que vous n'avez sans doute pas besoin qu'un obscur blog vous motive pour LE festival français de genre.

Mais si vous ne savez pas ce qu'est "L'étrange", L'étrange, c'est l'assurance d'être marqué par le sceau de la différence, être arraché de notre zone de confort de spectateur formaté aux images. L'étrange est une thérapie visuelle, un passage obligé pour tout cinéphile qui veut retrouver le gout de l'aventure cinématographique.


Pendant dix jours l'étrange festival propose au cinéphile novice ou expérimenté d'arpenter les recoins les plus (mé)connus du cinéma de genres.
La vitrine est comme toujours réjouissante avec la présence de Godfrey Reggio, Gaspar Noé, Richard Stanley,  voire exaltante avec Sono Sion et Alejandro Jodorowski.

Voici notre sélection :

A GIRL WALKS HOME ALONE AT NIGHT / Ana Lily Amirpour / 2014
Dans une ville-fantôme iranienne, un vampire erre à la recherche d’une victime...
> Jeudi 11 septembre 2014 à 19H45
> Vendredi 12 septembre 2014 - 22H00

HYENA / Gerard Johnson / 2014


Michael, policier londonien désabusé, a bien du mal à affronter les réseaux albanais et turcs qui se développent de plus en plus. Pour faire face, il se décide à passer de l’autre côté de la loi…
> Vendredi 12 septembre 2014 à 20H00
> Samedi 13 septembre 2014 à 17H00

WHITE SHADOW / Noaz Beshe / 2013

Alias, un jeune albinos tanzanien, part chez son oncle après avoir été témoin du meurtre de son père. Il devra apprendre à survivre en communauté...
> Vendredi 5 septembre 2014 à 21H30


source : L'étrange Festival

Bonus dvd : Baby Cart dans la terre de l'ombre

A mi parcours de la saga Lone Wolf & Cub, Baby Cart dans la terre de l'ombre, continue (brillament) le périple d'Ogami Itto et de son fils Daigoro dans un Japon toujours aussi menaçant pour leur existence.

On retrouve David Martinez et Léornard Haddad de Hk Vidéo pour la présentation de ce troisième volet.

BABY CAR DANS LA TERRE DE L'OMBRE
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Itto Ogami survit grâce à la maîtrise de son art, le maniement du sabre, en louant ses services. Toujours accompagné de son fils Daigoro, le ronin rencontre Kambé, un samouraï déchu, dépressif qui veut l'affronter. Mais à sa grande fureur, Ogami refuse le combat. Il accepte en revanche de tuer le gouverneur de la région..
"Pour tous ses instigateurs la série Baby Cart est en 1972 une occupation à plein temps. Les deux premiers films ont été d’énormes succès au Japon et dans toute l’Asie et la formule semble reconductible à l’infini puisqu'il s’agit simplement de continuer à puiser dans les péripéties du manga qui parait à un rythme soutenu.

La nature du cinéma d’exploitation est de capitaliser sur des formules gagnantes, mais aussi de pratiquer la fuite en avant. Baby Cart dans la terre de l’ombre, en est une parfaite démonstration. Kazuo Koike continue de recycler les joutes sanglantes du manga à l’écran. Kenji Misumi poursuit dans sa veine étrangement contemplative, privilégiant un rythme lent et solennel qui fait d’autant mieux ressortir les brusques montées de violence et Tomisaburo Wakayama promène sa dégaine de droopy sabreur, avec toujours plus d’aisance, se laissant même à interpréter en personne la chanson du film.

Mais avec ce troisième volet Baby Cart devient surtout un grand terrain de jeu et d'expérience, l’occasion pour ses auteurs de repousser leurs propres limites et celle du genre, en se livrant à une surenchère décadente. Premier signe de cette évolution, le film s’ouvre sur une séquence particulièrement cruelle de viol collectif ou filles et mères sont logées à la même enseigne. Plus encore que par la passé le sexe devient une composante décisive de l’univers de Baby Cart. Par ce détail Misumi et Koike marquent leur intention de se concentrer sur le contexte de leur saga, un Japon féodal en pleine déliquescence morale, peuplé de samouraï sans maitre et sans honneur et dont Ogami serait la mauvaise conscience, l’ange massacreur et le croquemitaine.

La dimension philosophique du personnage, traçant sa route morale de son sabre tueur prend toute sa mesure dans son affrontement avec Kambei, samouraï déchu comme lui, le seul à comprendre que sa quête n’est pas seulement vengeresse et destructrice mais aussi éthique, fusse de façon très ambiguë.
Autre nouveauté le loup à l’enfant ne cache plus seulement un arsenal d'armes blanches dans son landau il y abrite également revolvers et mitrailleuses. Le Yado, art de trancher en dégainant et le style de la mouette, une technique de sabre adapté au combat dans l’eau, demeure ses passes d’armes préférées. Mais Kenji Misumi choisit dans ce film de concrétiser de façon plus littérale ces multiples emprunt et hommage au style du western spaghetti . Le monstrueux gunfight dans le désert qui conclut Baby Cart dans la terre de l’ombre est resté l'une des séquences les plus célèbres de toute la série, précisément parce qu'elle organise la fusion entre deux formes clés du cinéma populaire des années 70, un carnage dantesque en forme de crossover parfait.
A partir d’une bande dessine qui se nourrissait de l’esthétique du cinéma de sabre tout en la pervertissant, les auteurs de Baby Cart achèvent avec ce troisième volet leur démantèlement du chambara classique. Après cette première trilogie, le genre ne peut plus se reposer sur aucune certitude, ce qui n’empêche pas Baby Cart, ultime paradoxe,  de demeurer, trente ans après l’un de ses modèles les plus influent."
source : HK Vidéo / Wild Side

en vente sur theendstore.com

Bonus dvd : Baby Cart, l'enfant massacre

Deuxième film de la saga baby Cart, deuxième présentation de l'équipe éditoriale de Hk Vidéo issue de la première édition en dvd.
On prend les mêmes (ou presque) et on recommence. Toujours réalisé par Kenji Misumi, la même année que Le Sabre de la Vengeance, l'enfant massacre servira avec le premier volet comme base à la "réinterprétation" américaine connue sous le nom de Shogun Assassin (signée Robert Houston et sortie sur les écrans en 1980).

BABY CART, L'ENFANT MASSACRE
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On retrouve le ronin Itto Ogami, son fils, errants sur les terres du japon. Devenu samouraï mercenaire hors la loi, il vend ses talents de tueur, recherche des contrats à honorer. Connu dans tout le pays,, toujours poursuivi par le terrible clan des Yagyu, il affronte de nombreux ennemis, en particulier des femmes ninjas, amazones redoutables,, les Dieux de la Mort, 3 puissants guerriers à la solde du Shôgun... Malgré l'intensité des scènes 'gores', totalement barbares, transgressives du bushido (code d'honneur des samouraïs), l'impitoyable Itto Ogami atteint son apogée en terme de popularité avec ce film, immense succès dans toute l'Asie.

"L’appétit venant en mangeant l’équipe de Baby Cart n’attend même pas la fin de l’exploitation du sabre de la vengeance pour se réunir et lancer sa suite. Le deuxième volet, titré l’enfant massacre, devient instantanément le film phare de la série. L’emblème d’une saga qui s’est elle-même avec le temps imposée comme l’un des symboles décadent du cinéma de sabre ou chambara.
Cette fois plus besoin de faire les présentations. Baby Cart l’enfant massacre n’a plus rien à exposer, ni même à raconter, et en profite pour établir le cahier des charges que de près ou de loin tous ses successeurs s’efforceront de suivre. 
Le film s’ouvre sur une séquence demeurée célèbre ou un ennemi du bourreau déchu Itto Ogami s’empale volontairement sur son sabre afin de l’immobiliser et de permettre à son acolyte de porter son attaque. Tout le principe de Baby Cart est dans cette séquence déclaration d’intention. Kazuo Koike Kenji Misumi s’efforcent scène après scène film après film d’inventer des gimmicks de violence capable de revitaliser formellement les tueries métronomique du samouraï au landau.
Sur ce plan l’enfant massacre est passé à la postérité pour plusieurs trouvailles pop restées célèbres. Un gang de jolie amazone offre en particulier à la série sa séquence la plus gore et les trois dieux de la guerre aux armes au moins aussi farfelues que celles qu’Ogami Itto cachent dans le landau de son fils font partie des méchants les plus serialesque des six films.

En devenant une série, Baby Cart prend forcement le partie du cinéma d’exploitation, un cinéma qui puise son inventivité dans la nécessité de nourrir d’idée et de folie des situations un peu balisé. Dans Baby Cart l’enfant massacre le danger est partout, permanent mais en même temps assez relatif puisque la supériorité d’Ogami sur tous ses adversaires et son infaillibilité au combat ne sont jamais discuter. L’intérêt des séquences d’actions ne réside donc pas dans leur tension dramatique mais dans leur formalisme torturé, leur imaginaire barbare et leur violence abstraite.

A ce titre, la séquence ou les trois dieux de la guerre frappent leur adversaire embusqué dans le sable et ou le désert semble saigner de ces blessures est un pur joyau surréaliste. Dès le sabre de la vengeance, la première de ses aventures cinématographiques, il était clair que c'est l’origine et la fonction de bourreau d’Itto Ogami qui constitue le cœur du sujet et que les intrigues tissées autour ne sont que péripéties. Dans l’enfant massacre, le récit complètement annexe, tourne même autour d’une simple histoire de teinturier. Le loup à l’enfant est un héros encore plus abstrait que le samouraï aveugle de la série Zatoichi ou que l’homme sans nom crée par Sergio Leone et Clint Eastwood. Il est une figure mythologique et métaphysique en même temps qu’un prétexte idéal à un enchainement de violence radicale typique du cinéma d’exploitation des années 70. De tous les Baby Cart, l’enfant massacre est sans doute le plus influent, régulièrement cité par les gourous de pop culture contemporaine que sont le cinéaste Quentin Tarantino ou le scénariste dessinateur Frank Miller.
Sortie triomphalement en 1972, ce deuxième volet est de fait l'un des derniers sommet du cinéma de sabre en même temps que l'expression de ses pulsions autodestructrices ce qui en fait dans un sens comme l’autre une expérience limite."
 David Martinez, Leonard Haddad / HK Vidéo
source : Hk Video / Wild Side

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Directement adapté d'un des chef-d'oeuvres du manga japonais scénarisé par Kazuo Koike (également auteur de Crying Freeman), vendu à plus de 8 millions d'exemplaires pour une oeuvre de plus de 8000 pages, BABY CART met en scène Itto Ogami, héros dans la pure lignée japonaise : invincible, mais le coeur aussi tourmenté que son sabre est froid et implacable, il est pourtant marqué par sa destinée sans issue, le menant toujours plus avant vers une violence qui semble sans limite. 

En vente sur theendstore.com

Baby Cart, l'intégrale

En novembre 2003, HK Vidéo éditait le premier volume de Baby Cart, adaptation du manga Lone Wolf & Cub de Kazuo Koike et de Goseki Kojima. Un deuxième volume vint clore un mois après cette cultissime saga cinématographique disponible pour la première fois en France.
Deux ans ans après Wild Side Vidéo réedite les six films dans un coffret intégrale. Wild Side se démarque grâce à des bonus, là ou les coffrets HK proposaient "seulement" des présentations de David Martinez.

Retiré de la vente depuis l'apparition de l'édition Wild Side, nous avons décidé à l'occasion de la disponibilité du coffret sur theendstore.com de proposer les présentations de David Martinez et Léonard Haddad par écrit.

Rendons à César ce qui appartient à César puisque cette idée de retranscrire les bonus dvd vient d'un fanzine, Miroir Noir, pour ne pas le citer, qui depuis son premier numéro, propose des bonus dvd couchés sur papier.

Le fanzine Peeping Tom évoque les questions de droit, espérons que ni Metropolitan, ni HK nous poursuive pour cela car c'est avant tout à titre informatif et en hommage à la qualité rédactionnelle de l'équipe de Christophe Gans.


BABY CART, LE SABRE DE LA VENGEANCE
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"Au début des années 70, les grands studios japonais ne savent pas encore que leur âge d’or touche à sa fin. Le développement forcené de la télévision et du cinéma engagé et expérimental de la nouvelle vague japonaise leurs ont porté un coup fatal qui les plongera dès 1975 dans une crise à l’issue incertaine.
Tourné en 1972, Baby Cart le sabre de la vengeance est encore un pur film de système, mais les prémices de la fin d’une époque y sont déjà apparentes.
Il est certes produit par un studio majeur, la Toho et réalisé par Kenji Misumi, un maître artisan ayant mené toute sa carrière au sein de ce même système, notamment à la Daei spécialiste des films de sabre mais il se distingue de la production de son temps par le fait qu’il prend sa source dans un manga et qu’il est accompagné d’une série télé dérivée.
C’est donc l’une des toutes premières œuvres brisant les frontières de la culture populaire qui deviendront par la suite de plus en plus poreuses. L’un des premiers avatars d’un multi médiatisme balbutiant.
Du manga au cinéma en passant par la télé, Baby Cart est avant tout un concept. Un homme pousse le landau de son fils sur les chemins du Japon et massacre ses assaillants sans presque prendre la peine de s’arrêter, préfigurant des centaines de jeux vidéo On doit cette idée au fameux scénariste de manga Kazuo Koike, créateur multirécidiviste de personnage d’assassins marqués par des origines tragiques qui les rendent à la fois impitoyables, invincibles et extraordinairement ambivalents.
Comme Golgo 13, Lady Snowblood ou Crying freeman le héros de Baby Cart tue. Mais pire qu’un assassin Itto Ogami est un bourreau. Un complot conçu pour usurper sa position d’exécuteur auprès du shogun aboutit à la mort de de sa femme et à sa déchéance. Plutôt que de se faire hara-kiri Ogami suit son propre code du déshonneur en prenant la fuite avec son jeune fils et en devenant un assassin.
Après près de vingt ans de carrière comme second rôle dans des films de sabre ou de gangster Tomisaburo Wakayama prête son physique de taureau placide au personnage du loup à l’enfant.
Ce n’est pas un hasard. La série est produite par Shintaro Katsu, l’acteur culte de Zatoichi, le samouraï aveugle, qui n’est autre que le propre frère de Wakayama. Kazuo Koike signe lui-même le scénario adapté de son manga. Le réalisateur Kenji Misumi remplaçant en quelque sorte le dessinateur Koze Kojima en tant qu’illustrateur de ses visions nihilistes.
La source manga du film est visible non seulement dans la fidélité à certains épisodes dessinés mais aussi dans le style formel mis au point par Misumi. Très composé et très graphique en apparence plutôt classique, Baby Cart est par certains aspects une œuvre radicalement expérimentale, un grand exemple de freestyle cinématographique, zébré d’éclair de couleurs ou d’effet gore saisissant.
On y retrouve un découpage en vignette dérivé des cases du manga et quelque dérapages surréels comme la séquence d’exécution surexposé qui ouvre le film, le fameux duel sous le soleil couchant avec l’enfant sur les épaules ou l’utilisation du son dans les nombreux flashbacks ou seul les dialogues et les coups de sabres sont audibles à la manière des bulles et des onomatopées sonores caractéristiques de la BD .

A tout point de vue, ce n’est qu’un début, le sabre de la vengeance pose des bases formelles que chacun des cinq autres films de la saga n’auront de cesse d’approfondir et de radicaliser.
Dans le même temps la série télé et le manga continueront de prospérer, annonçant la prise de pouvoir de ces deux médias sur la culture populaire japonaise pendant les années 80. On peut le regretter puisqu’elle est comparé sur l’année 1972, la version cinéma de Baby Cart était belle et bien la plus fascinante des trois."


source : Hk Video / Wild Side

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Directement adapté d'un des chef-d'oeuvres du manga japonais scénarisé par Kazuo Koike (également auteur de Crying Freeman), vendu à plus de 8 millions d'exemplaires pour une oeuvre de plus de 8000 pages, BABY CART met en scène Itto Ogami, héros dans la pure lignée japonaise : invincible, mais le coeur aussi tourmenté que son sabre est froid et implacable, il est pourtant marqué par sa destinée sans issue, le menant toujours plus avant vers une violence qui semble sans limite. 

En vente sur theendstore.com

Kinji Fukasaku, la fureur de vivre

Depuis le 2 juillet dernier, la Cinémathèque de Paris rend hommage au cinéaste japonais Kinji Fukasaku (1930-2003). Si le "grand public" a (peut-être) retenu le nom de Fukasuku comme l'auteur de Battle Royale, son dernier long métrage, le cinéphile se souviendra plus volontiers de sa série de films centré sur l'univers des yakuzas. La découverte de la cinquantaine d’œuvre du cinéaste japonais permet d'établir des connexions que les quelques dvds sortie en France permettaient à peine d'entrevoir. D'une rigueur thématique incroyable, d'une inventivité avant-gardiste (qu'il s'agisse des scénarios, des rebondissement ou de la mise en scène) d'une énergie électrisante, Fukasaku aura dépeint inlassablement les connexions, les luttes et les rivalités au sein des clans yakuzas après la seconde guerre mondiale face à une société japonaise en pleine mutation. Le même thèmes mais un traitement toujours renouvelé, la marque des grands réalisateurs.
L'oeuvre de Kinji Fukasaku semble être traversé par la déflagration de la bombe à Hiroshima. Tous les personnages principaux ont une fureur de vivre comme de mourir rappelant à bien des égards les personnages des films de Sam Peckinpah dans leur jusqu'au boutisme.
Avec cette rétrospective, on constate que Fukasaku a sans doute contribué à l'éclosion et à la radicalité des auteurs de la nouvelle vague japonaise. Si lui n'a jamais fondé son studio  au contraire d'un Nagisa Oshima (qui aura joué dans un film de Fukasaku, Tombe de yakuza et fleur de gardénia) ou d'un Koji Wakamatsu, les rares incursions de Kinji Fukasaku en indépendant ont été des échecs commerciaux mais des réussites artistiques (on pense particulièrement à Sous les drapeaux l'enfer).

[1961] Du rififi chez les truands = Gangsters en plein jour
[1961] Le Type au drôle de chapeau / Le Bras de vingt millions de yens
[1962] Gang contre G-Men
[1962] Défi d'amour propre - Fierté agressive
[1963] La Société des gangsters
[1964] Jakoman et Tetsu
[1964] Hommes, porcs et loups
[1966] Duel en plein jour - Le Kamikaze
 [1966] Le Dragon sauvage de Hokkaido
[1966] Chantage
[1966] Le Policier vagabond : Le Vent franchit le cap / ... : La Tragédie de la vallée rouge
[1967] La Cérémonie de dissolution du gang
[1968] Kamikaze Club
[1968] Le Lézard noir
[1969] La Demeure de la Rose Noire
[1969] Le Caïd de Yokohama
[1970] Le Blason ensanglanté]
[1970] Si tu étais jeune
[1971] Guerre des gangs à Okinawa
[1972] Okita le pourfendeur : les Trois Frères chiens fous
[1972] Okita le pourfendeur
[1973] Combat sans code d'honneur - Qui sera le boss à Hiroshima ?
[1973] Sous les drapeaux, l'enfer
[1973]  Combat sans code d'honneur 2 - Deadly fight in Hiroshima
[1973]  Combat sans code d'honneur 3 - Guerre par procuration
[1974] Combat sans code d'honneur 4 - Opération au sommet
[1974] Combat sans code d'honneur 5 - La Partie finale
[1974] Nouveau combat sans code d'honneur 1
[1974] Nouveau combat sans code d'honneur 2 - La Tête du boss
[1975] Le Cimetière de la morale
 [1975] Police contre Syndicat du crime
[1975]  Le Voleur de capitaux
[1976] Nouveau combat sans code d'honneur 3 - Les Derniers jours du boss
[1976] Tombe de yakuza et fleur de gardénia
[1978] Le Samouraï et le shogun
[1979] Virus
[1981] Samuraï réincarnation
[1982] La Marche de Kamata
[1982] La Rivière Dotonbori
[1984] La Vengeance du samouraï
[1983] La Légende des huit samouraïs
[1984] Rhapsodie de Shangaï
[1986] L'Homme des passions
[1992] Un jour étincelant
[1994] Histoire de fantômes à Yotsuya
[1999] La Maison des geishas
[2000] Battle Royale

En bonus, la vidéo de la conférence de Jean-François Rauger intitulé "Qui êtes vous... Kinji Fukasaku ?"

Un festival dans ton salon

Transformers, La Planète des Singes : l'affrontement, les Gardiens de la Galaxie, Black storm, autant de film de studios qui vont inonder dans les prochains jours les écrans français. Des chanceux dont le succès est programmé dès aujourd'hui.

Pour d'autres, la salle reste un graal qu'ils auront connues de manière éphémère.

Trois sorties dvd viennent rappelées aux cinéphiles français les affres de la distribution du cinéma de genre dans l'hexagone.
John dies at the end, The Rambler et Replicas, tous diffusés durant des festivals bien connu des amoureux de "série B" à savoir l’Étrange Festival et le Pifff (Paris International Fantastic Film Festival) connaissent enfin une sortie... dvd.

Et oui car si la quasi généralité des blockbusters américains sont des films fantastiques ou de sciences fictions, de plus en plus de film plus modestes (et pourtant très originaux) n'ont plus de droit de cité dans les cinés. Faute de place ? des distributeurs manquant d'audace ?

Un triste constat qui est certes atténué par cette salve de dvd.

Commençons par le plus "anciens" de ce trio de dvd avec John dies at the end de Don Coscarelli. Adapation de l'ouvrage éponyme écrit par David Wong, John dies at the end fut projeté lors de la seconde édition du Paris Fantastic Film Festival en 2012.
C'est donc deux longues années qu'il aura fallu attendre (en vertu des lois françaises) pour revoir cet incroyable ovni du réalisateur de Phantasm et de Bubba Ho-tep.

Sur un rythme enjoué et une vitalité créative sans limite, John dies at the end nous plonge dans un univers barré dont on retrouve quelques réminiscence de l'univers de Cronenberg, époque Existenz.

John et Dave, deux jeunes losers attachants, vont tester le pouvoir d’une drogue surpuissante, la « Soy Sauce », et découvrir une réalité alternative peuplée de démons...
 
Le second titre a trouver la direction de notre lecteur dvd est The Rambler de Calvin Lee Reeder. Après le très remarqué The Oregonian (bête de festival :  Laussanne Underground Film Festival, Étrange Festival) ayant connu une exploitation en salles par Tanzi Distribution, ce second long-métrage n'aura pas la même chance puisque il faudra se contenter d'un dvd.


Après sa sortie de prison, the Rambler tente de renouer avec son ancienne vie. Mais beaucoup de choses ont changé de pusi son absence... Desormais sans attche il se lance dans un mystérieux voyage à travers les routes sinueuses et mal fréquentées de de l'Amérique pour retrouver son frère disparu.

Etrange, poétique, gore, The Rambler trace un cinéma unique bien qu'il est un je ne sais quoi de Lynch dans son traitement de la campagne américaine. Etonnant dans son traitement, visuellement abouti, espérons que The Rambler permette à The Oregonian de trouver son chemin vers les revendeurs de dvd.

Finissons par la troisième sortie ayant connu le grand écran d'un festival avec Replicas. Vu au Pifff sous le titre In their Skin, ce premier film reprend son identité première pour l'exploitatin vidéo. Un traitement à l'image du synopsis du film fondé sur le remplacement d'une famille par une autre.

Après la mort accidentelle de leur fille de 6 ans, la famille Hughes quitte pour un temps sa vie urbaine et frénétique pour trouver le calme et le recueillement dans une maison de campagne, au milieu de nulle part. Une nuit, le dîner est interrompu par l’irruption d’une famille d’inconnus prétendant s’être égarés. Mais petit à petit, la soirée va se transformer en cauchemar éveillé car cette famille n’est pas tout à fait comme les autres… 

Autant vous le dire tout de suite, ce long-métrage est peut-être le plus faible des trois car étant dans un créneau pour le moins connu et dont les codes ne sont plus à exposer, le Home invasion. De manière habile le réalisateur joue avec les temps morts, les tensions et sur les attentes (perverses) du spectateurs. Mais trop le carcan du genre limite l’inattendu.

En lieu et place de Replicas, nous aurions préféré revoir Crave, autre film de genre vu au Paris International Fantastic Film Festival et qui à ce jour n'a toujours pas connu une exploitation salle ou vidéo.

Patience.

FFF #1

Pour tous les amateurs de rock hexagonal, FFF est la Fédération Française de Fonck. Pour les amoureux du ballon rond, FFF est la Fédération Française de Foot. Et pour tout cinéphile porté sur le Bis et sur l'érotisme, FFF sera le Festival du Film de Fesse, première édition.

Si la France regorge de manifestation LGBT (Lesbiennes, Gay, Bi, Trans), où la sexualité est au centre de certains films, les hétéros n'avaient jusqu'à ce jour aucun festival pour découvrir les films érotiques présents ou passés.

Saluons donc comme il se doit l'initiative d'une telle manifestation au cinéma Le Nouveau Latina que de proposer à partir du mercredi 25 juin et ce pendant 5 jours une sélection de films qui n'ont plus (ou presque) le droit de cité dans les salles obscures.


Le Festival propose une rétrospective consacré à Jean-François Davy, réalisateur français ainsi qu'une sélection de long et court-métrage.

Programme :
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MERCREDI 25 JUIN
20h vernissage et lecture au Salon Rouge
22h Soirée d'ouverture - programme de courts métrages
Curiosité érotiques du début du XXE siècle
Prehistoric Cabaret / Bertrand Mandico
While the Unicorn is watching me / Shanti Masud
Nectar / Lucile Hadzihalilovic
Tapobrana / Gabriel Abrantes

JEUDI 26 JUIN
20h Bananes Mécaniques / 1972 / Jean- François Davy
22h Projection surprise / 2013 /

VENDREDI 27 JUIN
20h Boro in the box / Living Still Life / 2011 / 2012 / Bertrand Mandico
22h Prenez la queue comme tout le monde / 1973 / Jean-François Davy

SAMEDI 28 JUIN
20h El Tercero / 2014 / Rodrigo Gerrero
22 Q, / 1973 / Jean-François Davy

DIMANCHE 29 JUIN
20h Exhibition / 1975 / Jean-Françaois Davy
22h Exhibition 79 / 1979 / Jean-François Davy

Plus d'infos sur la page facebook du Festival