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Carlotta , les prochaines sorties (sept-dec 2013)

Depuis quelques jours, le planning de fin d'année de Carlotta vient d'être dévoilé et comme très souvent le passionné ne pourra être que réjouit devant ce déferlement de nouveautés, de rééditions mais surtout de découvrir des œuvres ou de les revoir dans une qualité infaillible.

Le 4 septembre 2013 :
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PAIN, AMOUR ET FANTAISIE / Luigi COMENCINI (1953)

Triomphe commercial et grand classique du cinéma transalpin réalisé par Luigi Comencini, Pain, amour et fantaisie présente un réjouissant imbroglio amoureux sur fond de satire villageoise. La bouffonnerie de Vittorio de Sica et la gouaille de Gina Lollobrigida apportent légèreté et saveur à cette caricature fine d’intrigues de village. Entre néoréalisme et comédie à l’italienne, Pain, amour et fantaisie est un alliage parfait de délicatesse et de causticité, de grâce et de rusticité.

Inclus le récit du tournage et la bande annonce.

18 septembre 2013 :
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FEMMES ENTRE ELLES / Michelangelo ANTONIONI (1955)
Librement adapté d’une nouvelle de Cesare Pavese, Femmes entre elles fait la chronique des relations délétères au sein d’un groupe de femmes et annonce la grande thématique antonionienne de la défaillance des rapports humains. Justement récompensé en 1955 par le Lion d’Argent au Festival de Venise, le film est présenté pour la première fois dans sa version restaurée !
> Analyse du film par Aurore Renaut. Bande-annonce.

LE MYSTÈRE D’OBERWALD / Michelangelo ANTONIONI (1980)

Inspiré de la pièce L’Aigle à deux têtes de Jean Cocteau, Le Mystère d’Oberwald est le premier film d’Antonioni tourné en vidéo. Ce conte aux accents tragiques sert de support à une expérimentation subtile sur les couleurs, offrant une richesse, une expressivité et un lyrisme visuels inédits dans l’oeuvre du cinéaste. Un chef-d’oeuvre trop longtemps resté méconnu à découvrir pour la première fois en DVD !
> Inclus l'analyse d'Aurore Renaut.

Le 9 octobre 2013 :
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LE FILS UNIQUE / Yasujiro OZU (1936)
Premier film parlant d’Ozu, Le Fils unique décrit avec un réalisme sombre, quoique peu fataliste, les difficiles conditions sociales du Japon d’aprèsguerre. Le cinéaste livre ici une étude sensible du rapport mère-fils. Inédit en France, Le Fils unique annonce les oeuvres les plus célèbres du maître (Il était un père, Voyage à Tokyo) et demeure l’un des drames sociaux les plus poignants du maître.
> Entretien avec le réalisateur Jean-Jacques Beinex

VOYAGE À TOKYO / Yasujiro OZU (1953)
Réunissant au sein d’une même famille l’ensemble de ses acteurs fidèles, le maître japonais livre ici la quintessence de son oeuvre. Plan après plan, le cinéaste prend le temps nécessaire pour faire ressentir l’inexorable : la vieillesse, l’éloignement, l’abandon des moeurs traditionnelles, la mort. Bouleversant, Voyage à Tokyo reste l’une des œuvres les plus accessibles, les plus fascinantes et les plus abouties d’Ozu.
> Une heure de supplément . Retour sur les lieux de tournage et analyse des personnages.

Le 23 octobre 2013 :
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FURIE / Brian DE PALMA (1978)

Dans la continuité du fantastique de Carrie, Furie constitue un tournant dans la filmographie de Brian De Palma et annonce ses thrillers des années 1980. Fidèle à son style visuel à la fois virtuose et excessif, le réalisateur mélange l’horrifique à une intrigue proche du film d’espionnage, sans occulter la dimension psychologique de ses héros et la teneur dramatique de son récit.
> Suppléments inédits encore inconnus

49E PARALLÈLE / Michael POWELL (1941) 
Troisième collaboration du duo mythique Michael Powell et Emeric Pressburger (Les Chaussons rouges), 49e Parallèle brosse un formidable portrait d’antihéros. Commandité par le gouvernement britannique pour contribuer à l’effort de guerre, l’oeuvre jongle habilement entre suspense, humour et contemplation. Monté par David Lean et récompensé par l’Oscar® du meilleur scénario en 1941, 49e Parallèle reste un grand classique de film de guerre.
> En bonus le film The Volunteer (1944 - 45mn), bande-annonce, galerie de photos

Le mois de novembre sera celui des "événements" pour le label. A quelques jours de noël, Carlotta a la bonne idée de proposer dans sa hotte quelques coffrets qui risquent probablement de se retrouver sous le sapin. Outre l'édition exceptionnelle du film de Michael Cimino, La Porte du Paradis, évoqué ici, l'autre événement sera la sortie de huit films signés Alain Robbe-Grillet (1922-2008). Disponible dans la boutique depuis plusieurs mois grâce à l'import, Robbe-Grillet va bénéficier du traitement Carlotta. C'est-à-dire un coffret en édition limitée, des bonus que l'on imagine passionnants comme à l'accoutumé et un soin conséquent pour un cinéaste culte.

Le 6 novembre 2013 :
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COFFRET ALAIN ROBBE-GRILLET : RÉCITS CINÉMATOGRAPHIQUES
TRANS-EUROP-EXPRESS / L’HOMME QUI MENT L’ÉDEN ET APRÈS / N. A PRIS LES DÉS… / GLISSEMENTS PROGRESSIFS DU PLAISIR / LE JEU AVEC LE FEU / LA BELLE CAPTIVE / C’EST GRADIVA QUI VOUS APPELLE

8 oeuvres réalisées par Alain Robbe-Grillet, le pape du Nouveau Roman. À la fois auteur et cinéaste, Alain Robbe-Grillet réinterprète la grammaire cinématographique et met en scène un univers sadomasochiste, hanté par le mystère et les faux-semblants. Proche de l’onirisme de Jean Cocteau ou de David Lynch, ces huit récits cinématographiques réunissent certains des plus grands acteurs français (Jean-Louis Trintignant, Marie-France Pisier, Philippe Noiret ou encore Arielle Dombasle). Disponible pour la première fois en Coffret Collector 8 DVD, redécouvrez une oeuvre fantasmatique et sulfureuse, aussi fascinante que troublante, toute entière livrée aux puissances du cinéma.
> Préfaces des films par Catherine Robbe-Grillet, six entretiens avec le réalisateur par Frédéric Taddeï, les bandes-annonces, plus des archives inédites !

Deux bémols à noter tout de même, l'absence de blu-ray et le fait qu'il ne s'agisse pas d'une intégrale (il manque à l'appel son premier long-métrage L'Immortelle et Un Bruit qui rend fou).

Cette absence de blu-ray est d'autant plus frustrante pour deux films en particulier puisque que quelques semaines après Carlotta, le British Film Institute va proposé à l'unité Trans-Europ-Express et Glissements progressifs du plaisir en combo blu-ray dvd. Les deux titres français seront à la peine face à ces deux éditions annoncées. 
 

Autre événement du mois de novembre, Robert Aldrich (1918-1983). Si le cinéaste américain  est peu représenté en blu-ray en France (on dénombre Attack, Les douze salopards, Vera Cruz et Qu'est-il arrivé à Baby Jane), Carlotta va éditer coup sur coup deux œuvres particulièrement attendues et recherchés.

Faisant suite à sa sortie en salle le 1 mai dernier, Twilight's Last Gleaming, titre original de L'Ultimatum des trois mercenaires va enfin être accessible au plus grand nombre. Longtemps amputé, le film sera pour la première disponible en version intégrale accompagné d'un documentaire retraçant le tournage.

L’ULTIMATUM DES TROIS MERCENAIRES (1977)
L’Ultimatum des trois mercenaires est le dernier grand film de Robert Aldrich. Avec la force de provocation brute qui le caractérise, le réalisateur du Grand Couteau dresse un tableau noir des rouages politiques et décrit un monde au bord de l’implosion, à cheval entre la fin de la Guerre froide et l’ère des scandales présidentiels. Porté par un casting de monstres sacrés (Burt Lancaster, Richard Widmark, Melvyn Douglas), L’Ultimatum des trois mercenaires est un thriller rare et spectaculaire !

Autre film longtemps désiré, Kiss me deadly fait parti des classiques du film noir américain et assurément l'un des plus culte. Si contrairement à L'ultimatum des trois mercenaire, En Quatrième vitesse était disponible depuis un certain temps en dvd, le "fameux traitement" Carlotta va nous faire redécouvrir ce joyau du septième art grâce à la haute définition et aux suppléments inédits.

EN QUATRIÈME VITESSE (1955)
Adapté d’un best-seller de Mickey Spillane, En quatrième vitesse est le troisième film du grand Robert Aldrich (Fureur apache). Film noir violent et sexy, parsemé de vamps et de cadavres, En quatrième vitesse a été salué par les meilleurs critiques et a rapidement été élevé au rang de film culte. Référence absolue pour de nombreux cinéastes, de la Nouvelle Vague française à Quentin Tarantino, cette aventure du célèbre dur-à-cuire Mike Hammer est un thriller totalement paranoïaque, au rythme effréné et au dénouement apocalyptique !  

Enfin pour finir, le 2 décembre LA ROUTE DES INDES (A Passage to India, 1984) de David Lean bénéficiera d'une édition en blu-ray et en dvd.

L'Italie, Le Japon, la France et les USA seront à l'honneur chez Carlotta pour une fin d'année qui risque d'être une nouvelle fois terrible pour les finances.

source : Carlotta

Alain Robbe-Grillet, l'immortel

"J'estime - quant à moi - que le cinéma selon Robbe-Grillet est une méchante fumisterie et qu'on n'a pas le droit d'abuser à ce point des lauriers acquis dans d'autres domaines pour s'en servir avec autant de désinvolture"
Henry Chapier, Combat, 28 mars 1968 in Obliques #16-17 p.265
"(Robbe-Grillet) est plus ou moins le chef de file de ce que l'on a appelé alittérature alors que tout au contraire ses trois films sont d'un romanesques assez délirant, non dépourvu d'intérêt certes, mais qui me paraissent en contradiction absolue avec ses recherches littéraires, et on peut se demander à quel moment Robbe-Grillet est sincère lorsqu'il écrit ou lorsqu'il tourne".

G. Charensol in De la lettre à l'image, émission de télévision (1969) in Obliques #16-17 p.270

Robbe-Grillet ou l'art du contre pied ? Peut-être, est-ce là, où réside le malaise et le malentendu envers l’œuvre cinématographique du "porte-drapeau" du Nouveau Roman avec la critique. Avoir proposé un cinéma d'avant-garde aussi bien cérébral que érotique en contradiction avec sa "nature" de romancier, porteur d'un genre littéraire ou les éléments les plus caractéristiques (intrigue, psychologie) sont alors rejetés en bloc. Un détail qui n'a pas dû jouer en sa faveur. Et pourtant, cette cause perdue du cinéma français pour les uns, cinéaste culte pour les autres, se voient offrir une seconde jeunesse via internet (de nombreux articles élogieux témoignent de l'attractivité du cinéma de Robbe-Grillet) ou d'artiste contemporain comme Matthew Barney.

Le charme ostentatoire des actrices au sein de ses longs-métrages n'est pas étranger à ce regain d'intérêt, mêlant Eros et Thanatos jusqu'au vertige. Mais, c'est surtout l'incroyable complexité scénaristique, pour ne pas dire parfois labyrinthique, qui étonne et qui fascine. Les libertés prisent par Robbe-Grillet à l'égard des conventions sont également rafraichissantes et peuvent faire penser à la liberté de la Nouvelle Vague (regard caméra, interjection, question au spectateur).

Alain Robbe-Grillet (1922-2008) a réalisé dix longs-métrages qui ont chacun à leur tour définit un cinéma du trouble, du ressassement, tordre la réalité jusqu'à son point de rupture vers l'imaginaire. Six sont disponibles dans notre boutique en ligne. Présentation :

Trans-Europ-Express (1967)


Un scénariste (Alain Robbe-Grillet lui-même), un producteur et leur secrétaire prennent en gare du Nord le Trans-Europ-Express en direction d'Anvers. L'ambiance du train, le charme de la conversation, leur rencontre fortuite avec Jean-Louis Trintignant (un voyageur comme eux) leur inspire un scénario policier. Jean-Louis Trintignant devient Elias, apprenti trafiquant de disque, effectuant à Anvers une mission d'essai : prendre livraison d'une valise de cocaïne pour la ramener à Paris. A Anvers, Elias se voit engagé dans l'engrenage d'un monde peuplé de policiers et d'espions (ou de faux policiers et de faux espions) auxquels il se doit constamment d'échapper où de rendre des comptes. Mais l'imagination inconsciente des auteurs ne domine bientôt plus leur héros. Celui-ci poursuit, parallèlement à sa mission policière, un délire sexuel obsédant. Aussi bien, il contacte une prostituée, Eva, qui se prête d'assez bonne grâce à ses manoeuvres érotico-sadiques. Elias, découvrant qu'Eva appartient au réseau ennemi, l'étrangle au cours d'une scène orgiaque. Exploitant son obsession, la police lui tend un piège dans une boite de nuit spécialisée. Il sera abattu. Le train entre en gare d'Anvers. Les auteurs en descendent, ainsi que Jean-Louis Trintignant.

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L'Homme qui ment (1968)


Dans une petite ville d'une région montagneuse encore toute vibrante des souvenirs de la guerre et de la Résistance, un homme jeune et élégant, Boris, arrive et se mêle aux propos des buveurs d'une taverne. Ceux-ci évoquent la disparition d'un nommé Jean au cours d'une mission dangereuse. Boris se fait indiquer la maison de ce Jean, où vivent ensemble et sans contact avec le monde extérieur sa femme, sa soeur et une servante qui ne sort que pour les courses indispensables. Les trois femmes, que leur solitude rend un peu névrosées, se livrent à des jeux bizarres : collin-maillard interminable, simulacre d'exécution capitale, etc. Boris se met à leur raconter des récits qu'il invente au fur et à mesure qu'il parle. Il prétend avoir connu Jean, l'avoir sauvé ou l'avoir trahi, présentant ce mystérieux résistant dont personne ne sait s'il vit encore, tantôt comme un héros, tantôt comme un traître. La mythomanie de Boris ne l'empêche pas de séduire la servante et même la soeur de Jean. Le père de celui-ci, qui vivait comme un reclus, se terrait dans ses appartements et n'adressait la parole à personne, vient de mourir. Son deuil encore tout proche, la femme de Jean est pourtant l'objet de la convoitise de Boris. Elle se sent d'autre part secrètement fascinée par l'étranger dont le flot de paroles, d'où il ne fait aucun doute que toute vérité tangible est absente, l'entraîne comme hors d'elle-même, dans un autre monde insolite et irréel. Elle va céder à Boris quand Jean réapparaît. Sans un mot, il tire plusieurs balles de revolver sur Boris qui tombe à terre, mortellement frappé. Quelques secondes après, alors que tout le monde a disparu, il rouvre les yeux et se relève. Cette fols, il assure qu'il va dire toute la vérité. Il veut reprendre son récit à zéro. Et il repart dans un monologue halluciné où, une fois de plus, l'imaginaire et le rêve se mêlent indiscernablement au réel.

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L'Eden et après (1970)


Dans un café qui ressemble à un labyrinthe, des étudiants se réunissent pour mimer et imaginer une réalité qui dépasse la grisaille de leur vie quotidienne. Ce ne sont que sévices, tortures, viols qui constituent la substance de leurs mimodrames. Un soir, arrive parmi ces jeunes gens insatisfaits un étranger qui se mêle aussitôt à leurs parodies cérémonieuses et leur donne un tour plus inquiétant, plus insolite. Il se met à raconter aux jeunes clients du bar les aventures d'une Afrique de sable, de soleil et de rêve . Il passionne les garçons, fascine les filles. Violette, l'une d'entre-elle, accepte un rendez-vous nocturne avec lui. Le décor est une immense usine en construction, autre labyrinthe, non loin d'un canal. A l'issue d'un parcours terrifiant, jalonné par les apparitions fantomatiques de ses camarades, Violette découvre le cadavre de l'étranger. Peu après, le corps s'est volatilisé et Violette ne peut le montrer à ses camarades. Elle n'a plus pour rêver qu'une carte postale de Tunisie, trouvée dans les poches du cadavre. Là-bas, elle retrouve ses camarades du bar l'« Eden », s'activant dans la poursuite d'un tableau de grande valeur, dérobé au domicile de Violette. Elle rencontre aussi un sosie de l'étranger, un sculpteur qui impose à ses modèles féminins, toujours nus, des épreuves de nature sadique. Violette sera enlevée, séquestrée, torturée, etc. Comme dans le bar l'« Eden » mais avec plus de force et d'intensité. Quant au sculpteur, il trouvera la mort au bord d'un canal tout comme l'étranger. Les protagonistes de la rêverie se retrouvent tous à l'« Eden ». Ce qu'ils ont vécu n'était qu'un rêve prémonitoire, car c'est maintenant que l'étranger entre et fait son apparition parmi eux.

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N. a pris les dés (1971)


Le titre de ce film n'est plus ni moins que l'anagramme de L'Eden et après. Cette variation autour des mêmes acteurs donne une relecture différente aux conséquences également différentes. Ce montage était destiné à l'origine pour la télévision française.

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Glissements progressifs du plaisir (1974)


Alice est enfermée dans une prison pour mineures tenue par des religieuses. Elle est accusée d'avoir tué Nora, son amie. Celle-ci a été retrouvée morte, attachée dans son lit, le coeur percé d'une paire de ciseaux. L'interrogatoire commence dans sa cellule, dont l'architecture cubique et la lumière rappellent l'appartement du crime. La confession d'Alice mêle la réalité, les phantasmes, les mensonges et les complaisances d'un imaginaire délirant. Une jeune avocate entre dans la cellule d'Alice. Ses traits rapellent ceux de Nora. Elle se laisse abuser par les fantaisies verbales d'Alice, se prête aux jeux lesbiens et connaît le sort de l'infortunée Nora.Or, Alice, meurtrière de l'avocate, était innocente...

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La Belle Captive (1982)


Dans le bar où il vient d'entrer, Walter est soudain fasciné par l'une des jeunes femmes qui dansent devant lui. Elle irrite son esprit, elle trouble ses sens, elle l'attire irrésistiblement. Mais un appel téléphonique attire Walter ailleurs. Sara, au nom de l'Organisation, lui fixe un rendez-vous pour une nouvelle mission: porter un pli urgent au sénateur Henri de Corinthe en danger de mort. Et Walter s'enfonce dans la nuit. Pour trouver bientôt sur sa route celle qui le fascinait tout à l'heure, couchée à terre, blessée, les mains enchaînées dans le dos. Plus de mission alors. Pour la faire soigner, il emmène la jeune femme dans une maison voisine, somptueuse villa emplie d'étranges messieurs en smoking dont l'un, Morgentodt, qui se dit médecin, les enferme dans une chambre. Où Walter, au matin, se réveille seul, avec autour de lui une demeure vide et délabrée. Il en sort, décidé à s'acquitter de sa mission mais aussi à retrouver Marie-Ange dont l'image ne le quitte pas. Il apprend bientôt par un journal que celle-ci était la fiancée d'Henri de Corinthe qui vient d'être assassiné. Walter alors cherche à comprendre: Sara, l'Organisation, sa mission, Henri de Corinthe, Marie-Ange, tout semble étrangement lié. Mais le docteur Morgentodt ne se souvient de rien; mais le père de Marie-Ange affirme que sa fille est morte depuis sept ans; mais l'inspecteur Francis soupçonne Walter du meurtre du sénateur; mais Walter reçoit une carte postale de Corinthe; tant de choses si inexplicables qu'il finit par se perdre totalement. Jusqu'à ce qu'il retrouve Sara, laquelle, comme un ange de la mort, assiste à son exécution. Est-ce bien là une réalité?...

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A l'instar de Jean Rollin, (dont les premiers longs-métrages viennent de connaitre les joies de la haute definition avec la sortie de cinq blu-ray... en import), Alain Robbe-Grillet est un cinéaste maltraité, méprisé et même encore aujourd'hui raillé notamment par François Forestier sur son blog "Les Nanars de Forestier". Le temps jugera... espérons qu'un éditeur français se décide de prendre le "cas" Robbe-Grillet au sérieux et nous sorte un coffret digne de ce nom rendant hommage à ce réalisateur passionnant et important du cinéma français trop longtemps restait dans l'ombre du film d'Alain Resnais, L'Année dernière à Marienbad (1961), dont il signa le scénario et le découpage.

Un grand merci à Philippe Robert pour son aide.

Tous les synopsis sont issus des Fiches cinéma