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Masumura à la Maison

Contrairement à un Yoshida Kiju, ou à un Wakamatsu Koji, Yasuzô Masumura (1924-1986) est le parent pauvre de l'édition dvd en France. Seulement cinq films du réalisateur de La Bête aveugle (1969) ont été édité en France.

En 2007, le cinéaste japonais bénéficiait d'une rétrospective à la Cinémathèque de Paris (lire le texte de présentation de Stéphane du Mesnildot).

Depuis plus rien, aucun nouveau dvd à l'horizon, aucune opportunité pour (re)voir les films de Masumura... enfin jusqu'à aujourd'hui.

A l'occasion de la seconde partie de la thématique "Les splendeurs de la Daiei - les héritiers du grand maître", la Maison de la Culture du Japon à Paris propose une cinquantaine de films retraçant le parcours du mythique studio japonais, producteur de Rashomon d'Akira Kurosawa.

Mais derrière les Kurosawa, Naruse ou Ozu, Masumura est peut-être celui qui bénéficie le moins d'émulation critique. Espérons que ce nouveau coup de projecteur permette aux auteurs ou éditeurs de se pencher sur cet auteur majeur du cinéma japonais.

JEUNE FILLE SOUS LE CIEL BLEU / 1957


Yûko (Ayako Wakao), lycéenne, a été élevée par sa grand-mère dans un vil­lage de la pénin­sule d’Izu. Avant de mou­rir, celle-ci lui avoue ses ori­gi­nes : elle est l’enfant adul­té­rin d’une rela­tion entre son père et une de ses secré­tai­res. Sa grand-mère décé­dée, Yûko doit retour­ner à Tôkyô vivre chez lui. Elle est trai­tée avec mépris par sa belle-mère et ses demi-frè­res.
> Vendredi 10 janvier à 19h30

LE PRÉCIPICE / 1958
Un homme trouve la mort au cours d’une ascen­sion dans les Alpes japo­nai­ses. Accident ou homi­cide ? Son ami pen­che en faveur de l’homi­cide et mène sa pro­pre enquête.
> samedi 15 février 19h15

TESTAMENTS DE FEMMES / 1960 / Yasuzô Masumura, Kon Ichikawa, Kôzaburô Yoshimura


Trois por­traits de la femme japo­naise moderne, volon­taire, auda­cieuse et domi­na­trice : La femme qui veut mor­dre l’oreille (Masumura) ; La femme qui ne fai­sait pas de cadeaux (Ichikawa) ; La femme qui avait oublié d’aimer (Yoshimura).
> Vendredi 24 jan­vier 17h00
> Mercredi 26 février 19h30

LE SOLDAT YAKUZA /  1965


1943, Mandchourie. Un camp mili­taire de l’armée japo­naise accueille des nou­veaux. L’un d’eux, Ômiya (Shintarô Katsu), est un ancien yakuza dont la répu­ta­tion d’indis­ci­pliné lui vaut d’être pris en main par le pre­mière classe Arita (Takahiro Tamura), un intel­lec­tuel qui a échoué aux exa­mens d’offi­cier supé­rieur en rai­son de sa répu­gnance pour la hié­rar­chie mili­taire. Unis par un même dégoût des lois mar­tia­les, les deux hom­mes, aux carac­tè­res pour­tant oppo­sés, vont se lier d’ami­tié et cher­cher à déser­ter.
> samedi 8 février à 14h00

L’ÉCOLE MILITAIRE NAKANO / 1966


Tôkyô. Au cours d’un entre­tien inso­lite, un offi­cier de l’armée de terre (Raizô Ichikawa) com­prend qu’il vient d’être inté­gré dans l’école d’espion de Nakano. Coupé du monde pen­dant un an, formé à tou­tes les dis­ci­pli­nes, même le sexe, il va deve­nir le par­fait agent. Sa fian­cée cher­che à retrou­ver sa trace en se fai­sant embau­cher à Nakano comme dac­tylo.
> Samedi 11 janvier à 16h00

JEUX DANGEREUX / 1971
Une jeune ouvrière s’éreinte à rem­bour­ser les det­tes de sa mère, veuve d’un homme alcoo­li­que, flam­beur et vio­lent. Décidée à gagner plus d’argent, elle accepte de deve­nir hôtesse de bar et se laisse séduire par un dan­ge­reux proxé­nète.
Jeux dan­ge­reux est le der­nier film pro­duit par la Daiei, et sorti le 4 sep­tem­bre 1971, juste avant la décla­ra­tion de sa mise en faillite. L’entre­prise sera rache­tée par une par­tie de son per­son­nel et rebap­ti­sée Eizô Kyôto (Kyôto Image). Les meilleurs tech­ni­ciens de la Daiei y tra­vaille­ront, pro­dui­sant pour le cinéma, mais aussi pour la télé­vi­sion à laquelle ils appor­te­ront leur savoir-faire.
> Jeudi 27 février 19h30

source : MCJP

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