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Hitchcock et la télévision

Si la parole et les idées de Jean-François Rauger, critique au journal Le Monde et programmateur à la Cinémathèque de Paris, connait  une démocratisation dont on se réjouit dans ces lieux, sa bibliographie reste pourtant bien maigrelette.
Son premier ouvrage, L'oeil qui jouit, était un recueil de texte. Aujourd'hui Rauger attaque un sujet mainte fois abordés en France et dont le livre d'entretien de Truffaut reste encore aujourd'hui un incontournable pour tout cinéphile, Hitchcock.

Quarante ans avant Twin Peaks, Wild Palms et la récente déferlante de show télévisé adoubé par des hommes de ciné, voire réalisé par certains d'entre eux (Scorsese, Fincher ou Tarantino), Alfred Hitchcock était déjà précurseur de cette tendance de consider la petite lucarne avec le plus grand respect qui soit.

Une lucarne, théâtre d’expérimentations.


Entre 1956 et 1962, Alfred Hitchcock a réalisé vingt films pour la télévision, la plupart dans le cadre des séries qu’il produisait, Alfred Hitchcock présente et The Alfred Hitchcock Hour. Quoique peu commentés jusqu’alors, ceux-ci constituent un fragment essentiel de sa filmographie. Pas seulement parce qu’ils ont contribué à la construction d’un personnage devenu une véritable image de marque et étendu la popularité planétaire du Maître du suspense, mais surtout parce qu’ils ont déployé l’art et les obsessions du cinéaste au cœur d’un médium dont il a su saisir la singularité profonde. Entre la continuation par d’autres moyens de son cinéma et l’invention d’une forme, la télévision de Hitchcock ouvre de nouvelles perspectives au suspense et à la vision du monde et de l’homme qu’il signifie. Phénomène industriel et médiatique, l’ensemble de ces téléfilms mérite une analyse détaillée. Elle fera surgir l’existence d’une véritable théorie hitchcockienne de la télévision. L’œil du voyeur devient un œil domestique.

162 pages | 19 euro

Midi-Minuit Fantastique, l'intégrale

Un nom mythique. Une revue entrée dans la légende. Des journalistes devenus des idoles pour nombre de lecteur. Un magazine qui a crée des vocations et qui à contribuer à légitimer un genre alors brocardé, déconsidéré, méprisé. Midi-Minuit Fantastique a changé la face du cinéma de genre en France.

Quarante ans après le dernier numéro, Midi-Minuit Fantastique va renaitre sous la forme d'une anthologie en trois volumes qui retracera cette aventure historique. Ce premier volume, comprenant les six premiers numéros, couvrant la période de mai 1962 à juin 1963, sera accompagné d'un dvd proposant des courts-métrages, des documentaires et même des pièces radiophonique. Ce projet éditorial, en vente début février, est à mettre au crédit de l'éditeur Rouge Profond, la maison d'édition qui depuis quelques années semble investir le terrain du cinéma de genre avec succès.


Présentation de l'éditeur :
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Mai 1962. Les kiosques à journaux affichent la photo saisissante d'un loup-garou aux prises avec une voluptueuse jeune femme. En lettres noires et rouge sang brille pour la première fois un nom appelé à la postérité : Midi-Minuit Fantastique. Tout au long des Sixties, ces trois mots magiques résonnent comme la plus intense des promesses...
Fondée par Michel Caen, Alain Le Bris, Jean-Claude Romer et Jean Boullet, la toute première reue européenne consacrée au cinéma de genre ne se contente pas de défricher un domaine alors méconnu et méprisé. En dix ans d'existence et vingt-quatre numéros, MMF s'impose comme une publication à la fois ludique et exigeante, foisonnante et avant-gardiste. En un mot : culte. Sa rédaction fédère de brillants spécialistes : Francis Lacassin, Yves Boisset, Tony Faivre... De prestigieuses plumes d'horizons divers s'invitent ponctuellement dans ses colonnes : Félix Labisse, André Pleyre de Mandiargues, Christopher Lee... Le ton est libertaire, les racines populaires, l'inspiration surréaliste. L'iconographie de sexe et de sang, éminemment évocatrice. Un seul credo : le fantastique est l'autre nom de l'érotisme, MMF saisit en temps réel un âge d'or du 7e art et accouche d'une subversive "politique des horreurs". La Hammer, le gothique italien, l'épouvante américaine sont à l'honneur. Frankenstein et Peeping Tom deviennent les héros noirs d'une contre-culture qui annonce mai 1968 et la libération sexuelle. Cinéma bis, cinéma d'auteur, underground, littérature et BO s'entremêlent dans un enthousiasmant maelström pop...
Ce volume, dirigé par Michel Caen et Nicolas Stanzick, regroupe les six premiers numéros de la revue. Au menu : Terence Fisher, les Vamps fantastiques, King Kong. Dracula et Zaroff. Enrichi de photos et textes inédits, il comporte aussi le DVD La Télévision des midi-minuistes - plus de trois heures d'archives audiovisuelles d'époque. Manière de fêter comme il se doit la renaissance d'une revue devenue mythique.


Michel Caen fonde à l'âge de vingt ans Midi-Minuit Fantastique dont il assure la coréadaction en chef pendant dix ans. En 1969, il crée L'Organe et Zoom qu'il dirige jusqu'en 1975, puis Vidéo News en 1979.
Nicolas Stanzick a publié en 2008 son premier ouvrage, Dans les griffes de la Hammer, devenu un livre de référence. Coauteur du Cinéma fantastique en France en 2012, il est également conférencier et journaliste.

Bonus en dvd :
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La télévision des Midi-Minuistes.
> Des courts-métrages : Le Puits et le Pendule d'Alexandre Astruc (37mn - 1954), Barbara et ses fourrures d'Ado Kyrou (9m)
> Des documentaires : Le cinéma fantastique, Quelle horreur mon seigneur Dracula, et les Monstres avec Christopher Lee, Barbara Steele, Terence Fisher,...
> Une pièce radiophonique : Dracula, avec Jean Rochefort dans le rôle titre (75mn).



675 pages | 58 euro | prochainement en vente sur theendstore.com

source : Rouge Profond / Guy Astic

Masao Adachi, cinéaste révolutionaire

En 1998, L'étrange Festival permettait à toute une génération de découvrir Koji Wakamatsu alors connu par une poignée de cinéphile biberonné à la revue Midi Minuit Fantastique. Par cette exhumation fondamentale pour la compréhension d'un certain cinéma indépendant japonais, le nom de Masao Adachi (scénariste sur de nombreuses oeuvres de Wakamatsu) refaisait également surface. Depuis, Wakamatsu a retrouvé une visibilité en France à travers la réédition de ces principaux films des années 60 et 70 (en vente sur theendstore.com) ainsi que ces derniers longs qui ont connu une distribution salle (United Red Army, Le Soldat Dieu et on espère celui sur Mishima). Mieux en 2010, le cinéaste révolté a connu une rétrospective à la Cinémathèque de Paris. En parallèle un focus de douze longs-métrage de Masao Adachi était proposé.

Présentation du cycle Adachi à la Cinémathèque de Paris par Nicole Brenez

Expérimentation plastique et formelle, travail sur les dispositifs de création et de diffusion, réflexions théoriques sur les styles et fonctions du cinéma, pratique révolutionnaire de terrain, défense de ses pairs contre leur licenciement ou leur censure (Seijun Suzuki), analyses du travail de ses compagnons (Kôji Wakamatsu, Nagisa Oshima...) ou sources d'inspiration (Jean-Luc Godard, Glauber Rocha, Billie Holiday...), il est peu de sens du terme avant-garde dont le trajet de Masao Adachi ne rende compte. Son biographe, l'historien Go Hirasawa, résume ce parcours exceptionnel et méconnu : "Né à Fukuoka en 1939, Masao Adachi entre au Département des Beaux-Arts de la Nihon University en 1959, où il suit le cursus d'Etudes cinématographiques. Il participe à la restructuration du Nihon University Film Study Group – groupe en pointe non seulement dans le champ du cinéma universitaire mais dans le cinéma expérimental en général – et réalise dans ce cadre des films très remarqués à l'époque, Wan [Bowl, 1961] et Sain [Closed Vagina, 1963]. Simultanément, en association avec le VAN Institute for Cinematic Science, Masao Adachi travaille avec un grand nombre d'artistes et organise une performance intitulée Sa-in no Gi [The Ceremony of Closed Vagina]. Il collabore au Film Independent, projections collectives des travaux de cinéastes indépendants, puis rejoint Wakamatsu Production.

Tout en réalisant ses propres films, Masao Adachi écrit plusieurs scénarios pour Kôji Wakamatsu et produit aussi de façon indépendante son Galaxy (1967). En 1968, il joue dans deux films de Nagisa Oshima : La Pendaison et Le Retour des trois soûlards. En 1971, avec Oshima et Wakamatsu, Adachi est invité par la Quinzaine des réalisateurs au festival de Cannes. En rentrant au Japon, il décide de faire un détour par la Palestine et y produit un film de contre-information internationaliste, The Red Army/PFLP: Declaration of World War, coproduit par le FPLP et des membres de l'Armée Rouge Japonaise, parmi lesquels Shigenobu Fusako. En tant qu'activiste, Adachi a conçu et pratiqué plusieurs théories du cinéma, au sujet tant de l'esthétique que de la forme des projections. En 1974, il quitte le Japon et se consacre à la Révolution palestinienne. Ses activités restent alors clandestines, jusqu'à ce qu'en 1997, il soit arrêté et incarcéré au Liban. En 2001, Adachi est extradé au Japon où, après deux ans d'emprisonnement, il est libéré mais reste toujours interdit de sortie de territoire. À présent, Adachi prépare un nouveau film intitulé Thirteenth Month of the Year et élabore une nouvelle théorie du cinéma."

Tout au long de sa vie, Masao Adachi a rédigé de nombreux articles et manifestes consacrés au cinéma et à la politique et a publié trois ouvrages : Stratégie, Cinéma/Révolution et un recueil de ses dessins de prison. Un choix de ses textes sera publié en français par les éditions Rouge profond en 2011.


Finalement, l'ouvrage sortira le mois prochain et sera prochainement disponible sur theendstore.com



« En tant que créateurs, nous possédons d’une part la fermeté, la ténacité et l’hétérogénéité du corail et, de l’autre, la capacité de croissance des plantes héliotropes. » (1967).

Cinéaste révolutionnaire en lutte contre l’impérialisme, Masao Adachi a rédigé de nombreux écrits accompagnant son trajet engagé, dont presque trois décennies se déroulèrent dans la clandestinité et une part en prison : manifestes, chroniques, journaux, analyses de films « frères » (Kôji Wakamatsu, Nagisa Ôshima, Jean-Luc Godard, Glauber Rocha, R. W. Fassbinder…). Il s’y déploie une théorie de l’art comme action et une théorie de l’activisme soucieuse d’expérimenter en toutes choses et en tous lieux, dans les rapports avec autrui, dans les gestes de luttes, dans les usages de la langue. Rarement trajet de cinéaste fut plus radical, inventif et fidèle à ses idéaux d’émancipation. Auteur de chefs-d’œuvre (A.k.a Serial Killer, Prière d’éjaculation, Armée Rouge/FPLP : Déclaration de guerre mondiale…), Masao Adachi reste à ce jour interdit de sortie de territoire au Japon.
« Je ne me considère pas moi-même comme un hérétique. Mais si l’on observe objectivement la place de mes œuvres, du point de vue de leur contenu, on peut les situer dans les extrêmes. » (2010)


Maintenant, il ne reste plus qu'un éditeur courageux se décide à sortir ses réalisations.

256 pages | 23 euro

James Cameron, l'appel des profondeurs

En plus de 30 ans de carrière, aucun ouvrage (en dehors des livres "merchandising" autour des univers crées par Cameron) ne sait penché sur la filmographie du cinéaste. En effet, il faut bien le dire les journalistes et auteurs français non sans doute pas pris la mesure des avancées technologiques et les possibilités artistiques que le cinéma de James Cameron a permis d'inaugurer. Si personne ne conteste la capacité de Cameron a être un formidable moneymaker, peu ont un discours intellectuel sur ce génial filmmaker.

Mais cela change puisque en mars 2012, les (excellentes) éditions Rouge Profond sortiront un ouvrage qui viendra combler trente années de respect poli envers un créateur unique et ce avant la prochaine sortie de Titanic 3D.



Présentation de l'éditeur
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Titanic ressort en 3D : rien de plus logique. Quand James Cameron entreprend le tournage de son film catastrophe dans les années 1990, il a déjà en tête la réalisation d’images en 3D qui puissent procurer la sensation d’une totale immersion. D’où l’importance de la mer dans l’avancée de son projet révolutionnaire, cette mer qui est son élément naturel, cette mer qu’il sonde dans ses grandes profondeurs, se donnant ainsi les moyens de s’approcher de l’épave du Titanic comme personne ne l’a jamais fait auparavant. Cameron accomplit des explorations sous-marines avant de tourner Titanic, mais il continue aussi après son triomphe en 1997. Au point de quasiment disparaître de la scène hollywoodienne pendant près de dix ans, alors que les milliards engrangés lui permettaient de réaliser n’importe quel blockbuster. Quand il refait surface, il livre Avatar qui engage le cinéma dans une transformation sans précédent. C’est cet appel des profondeurs à l’origine de l’une des plus grandes mutations audiovisuelles que le livre explore, analysant Titanic suivant des perspectives nouvelles en lien avec Terminator, Abyss et Avatar, tout en dressant le portrait de James Cameron en travailleur de la mer, cinéaste aventurier et visionnaire, et raconteur au long cours.

L'auteur
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Directeur des éditions Rouge Profond, corédacteur en chef de la revue de cinéma Simulacres, parue de novembre 1999 à mai 2003, Guy Astic consacre la plupart de ses écrits au roman, au cinéma et au fantastique contemporains. Il a réalisé des anthologies pour les éditions du Seuil dans la collection Points-Virgule, notamment Suite fantastique. Douze nouvelles de Charles Nodier à Roland Topor (2002), et a coordonné les ouvrages collectifs Stephen King. Premières approches (Liège, Éditions du CEFAL, 2000), Colloque de Cerisy 2007. Autour de Stephen KIng, l'horreur contemporaine (Paris, Bragelonne, 2008). En 2004, il a publié La Tambour littérature. Günter Grass romancier aux éditions Kimé. Il a fait paraître deux ouvrages sur David Lynch dans la collection « Raccords ». Il enseigne la littérature et le cinéma au lycée Paul Cézanne d'Aix-en-Provence.

155 x 215 mm | cousu-collé, avec rabats | 192 pages | 300 images n&b couleur | 20 €


source : Rouge Profond

Joe Dante, l'art du je(u)

Si Joe Dante se fait rare dans les salles obscures (son dernier film a avoir eu les honneurs du grand écran est les looney Tunes passent à l'action en 2003), il bénéficie toujours d'une aura incomparable auprès des cinéphiles et un regard critique positif de la part des journalistes admiratifs de sa position dans Hollywood. A la fois artisan pour studio dans la grande tradition Hollywoodienne et cinéaste indépendant au regard critique, unique et acéré, pour exprimer aussi bien les travers américains que le charme fascinatoire de la culture américaine.
Le mois prochain sort en France, aux éditions Rouge Profond, le second ouvrage consacré au metteur après Joe dante et les gremlins de Hollywood, Joe Dante, l'art du je(u) dont voici la présentation de l'éditeur.


Le livre aborde, à travers la figure plurielle du spectateur, l’ensemble de la filmographie du réalisateur des deux Gremlins – et de bien d’autres films, parfois moins connus mais tout autant atypiques (Panic sur Florida Beach). Car ce « je », bien entendu, c’est d’abord Joe Dante lui-même, dont les goûts cinématographiques puis la carrière de critique de cinéma, de spectateur premier et professionnel par conséquent, ont grandement façonné la démarche de cinéaste. Mais « je », c’est également moi, le spectateur, moi qui suis mis en jeu à la fois par un savoir cinéphilique qui n’a de cesse de s’exhiber et par une démarche esthétique paradoxale. Comprendre le cinéma de Joe Dante consiste donc à saisir les particularités des citations et des autocitations qui l’émaillent, à interroger leur fonctionnement, leur sens ainsi que les problèmes de lisibilité qu’elles sont susceptibles d’entraîner ; cela revient aussi à déterminer la place du spectateur par rapport à la fiction grâce à l’étude de quelques dispositifs ludiques (écrans déchirés, regards à la caméra, etc.). Enfin, les terrains de jeu privilégiés du récit sont dépeints à travers certains aspects de l'Amérique dans laquelle le cinéaste invite littéralement à se plonger, comme le montre l’analyse détaillée des Banlieusards. Aux diverses approches viennent se mêler des propos inédits recueillis par l’auteur, où Joe Dante alterne prises de position et anecdotes signifiantes.
Docteur en études cinématographiques, Frank Lafond enseigne le cinéma à Lille. Il a publié des articles dans Positif, Simulacres, Les Cahiers du Gerf ou Post Script. Il a participé à divers ouvrages collectifs, dont Japanese Horror Cinema (2005), Roman Polanski, l'art de l'adaptation (2006), Cinema of Tod Browning : Essays of the Macabre and Grotesque (2008) et Les Cinémas de l’horreur (2010). De 2004 à 2008, il a été le rédacteur en chef de Rendez-vous avec la peur. Il a publié Jacques Tourneur, les figures de la peur (Presses Universitaires de Rennes, 2007) et dirigé plusieurs ouvrages collectifs : Cauchemars américains (Éditions du Céfal, 2003), George A. Romero, un cinéma crépusculaire (Michel Houdiard Éditeur, 2008), Cauchemars italiens, volumes 1 et 2 (L’Harmattan, 2011) et Le Mystère Franju (CinémAction, Corlet, à paraître fin 2011).

300 pages qui permettront de faire patienter le cinéphile avant une hypothétique sortie en France du dernier long métrage de Joe Dante, The Hole (en 3D) datant de 2009. Tourné au Canada, The Hole est la seconde incursions du papa des gremlins dans l'univers de la 3 dimensions. Après avoir réalisé un film pour un parc d'attraction (Haunted Lightouse), Joe Dante retrouve le cinéma d'épouvante (mis de côté depuis Hurlements*), avec cette hommage au cinéma des années 80 et des premiers films tournés en 3D.

Pour les plus impatients, sachez que le film est disponible (notamment grâce à THE END) en dvd et en blu-ray en zone 2/B, dans une édition britannique.

Sortie : novembre 2011
Prix : 22 euro
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*Sans compter bien entendu sur les deux films que Joe Dante a réalisé pour l'anthologie Master of Horror

Jan Švankmajer, un surréalisme animé

La publication aux Éditions Rouge Profond du premier ouvrage consacré à Jan Švankmajer nous offre l’occasion de faire le point sur les dvd disponibles de ce réalisateur hors du commun déployant un univers riche et délicat, entre violence et émerveillement de tous les instants.



Jan Švankmajer a contribué à abolir les frontières entre le cinéma d’animation et le cinéma en prises de vues réelles. Aucun réalisateur tchèque n’a acquis une telle réputation internationale depuis Milos Forman. Marquée par l’esprit du Groupe surréaliste tchèque, sa production compte une trentaine de courts métrages et six longs métrages, parmi lesquels la superbe version d’Alice au pays des merveilles (1988). Dans un style abordable, Charles Jodoin-Keaton replace l’œuvre de Švankmajer dans le contexte culturel d’Europe centrale, en décrit la dimension sérieuse et ludique, qui évoque le monde de l’enfance, s’attache au corps sous toutes ses formes et sensibilités, croise les arts (le cinéma, l’animation, le collage, le dessin, la sculpture…). L’ensemble est complété de photos et d’entretiens avec l’artiste. Ce livre est la réédition revue, augmentée et actualisée d'un ouvrage paru en 2002. Il évoque notamment le dernier long métrage du cinéaste : Survivre à sa vie (2010).

Les courts métrages de Jan Švankmajer sont disponibles aux éditions Chalet Pointu et bien entendu auprès de THE END.
Spécifications des dvd :



6 Films du maître de l'animation en volume.

Jan Svankmajer est l’un des cinéastes d’animation tchèques les plus importants de sa génération. La vision novatrice de cet artiste aux multiples talents, membre du groupe surréaliste de Prague, repousse les limites de notre imagination. Avec un formidable brio technique, il nous soumet une perception inédite du monde qui provoque chez le spectateur une jubilation sans égale. En image par image ou en prises de vues réelles, ces six courts-métrages nous font pénétrer un univers unique et profondément personnel où la comédie se mêle à l’onirisme et au fantastique. Ce DVD donne l’occasion de découvrir le travail du réalisateur des Possibilités du dialogue, un film qui transforma la vie des amateurs de cinéma d’animation.

Les films :
- Obscurité, lumière, obscurité
- L'appartement
- Et cetera
- Possibilités du dialogue
- Jeux virils
- Historia naturae

BONUS : Filmographie, livret de 6 pages sur Jan Svankmajer et sur les films.




Les premiers films du maître du surréalisme. 6 courts métrages mélant animation et vues réelles, avec le talent de Svankmajer.

Ce second volume consacré à l’œuvre du génial cinéaste tchèque nous plonge aux origines de son travail : tous les thèmes et toutes les techniques qui font la richesse de l’oeuvre de Svankmajer sont en effet présents dès ses premiers films. Cinq d’entre eux, réalisés entre 1964 et 1972, ont été réunis pour ce DVD.
Mélangeant avec une liberté totale l’animation et la prise de vues réelles, Svankmajer nous émerveille par son univers surréaliste où se côtoient différentes formes d’art : théâtre de marionnettes, dessins… et d’artistes : Léonard De Vinci, Edgar Allan Poe, Jean-Sébastien Bach…
Chalet Pointu a réuni ces œuvres qui font référence dans le monde du cinéma d’animation par leur force et le travail d’une rigueur exceptionnelle de l’artiste.

Les films :
Le dernier trucage de M. Schwartzwald et de M. Edgar
J.-S. Bach : fantaisie en sol mineur
Une semaine tranquille à la maison
Le journal de Léonard
La fabrique de petits cercueils
Le puits, le pendule et l'espoir

BONUS : Filmographie de Jan Svankmajer
Livret 4 pages sur Jan Svankmajer



Les courts-métrages récents du grand maître de l'animation tchèque, dont les célèbres "La nourriture" et "Meat Love".

Jan Svankmajer n'a pas fini de nous surprendre. Voici quelques courts-métrages étonnants de surréalisme et d'humour :
Meat Love
Another kind of love
Flora
Un jeu de Pierres
Pic-nique
La nourriture
La mort du Stalinisme en bohème

BONUS : Documentaire tiré de "La nuit s'anime" (Arte) : Jan et Eva Svankmajer nous proposent une visite privée de leur exposition au Musée-Château d'Annecy en 2002...
Livret par Olivier Cotte, historien de l'animation


source : Rouge Profond & Chalet Pointu

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Fantômes dans le cinéma japonais - Stéphane du Mesnildot | Rouge Profond



Consacré à la J-Horror, expression désignant les films d’horreur nippons tournés à partir de la fin des années 1980, cet essai revient sur les racines du genre qui plongent dans une riche tradition culturelle (le bûto, le nô et le kabuki, les récits de Lafcadio Hearn, les estampes d'Hokusai, le manga…), tout en évoquant le Japon d’aujourd’hui, ses mutations et ses crises. La part belle est donnée au mythe moderne de Sadako, le fantôme de Ring, créé par l’écrivain Koji Suzuki, repris dans le film de Nakata et ses suites, sans oublier les remakes américains. Sont aussi explorés les lieux privilégiés de la J-Horror, les lycées, les chambres d'adolescents, les routes de campagne, ainsi que les légendes urbaines, comme celle d’Hanako, la femme défigurée. L’ensemble est enrichi d’entretiens réalisés au Japon par l’auteur avec les créateurs majeurs de la fiction d’horreur nippone (Kiyoshi Kurosawa, Takashi Shimizu, Hideo Nakata, Norio Tsuruta, Chiaki J. Konaka), réunis pour la première fois dans un ouvrage en France – chacun des cinéastes et scénaristes a même raconté à Stéphane du Mesnildot une histoire personnelle de fantôme.

L'auteur de Jess Franco, Énergies du fantasme (toujours aux éditions Rouge Profond) propose cette fois-ci un ouvrage consacré aux fantômes japonais connu également sous le nom de J-Horror. Depuis Ring ou The Grudge, les différentes matérialisations des fantômes hantent nos salles obscures ou nos écrans de télévision pour le plus grand plaisir des cinéphiles en quête de sueurs froides.

Le journaliste (Cahiers du Cinéma) auteur de divers articles passionnant sur le Japon (Le Tokyo dans les années 60, le texte de présentation de la rétrospective de Koji Wakamatsu à la cinémathèque de Paris) retracera tant d'un point de vue historique que filmographique les apparitions et les métamorphoses de Sadako.

coming soon : Juin 2011

> 22 euro

Le Cinéma enragé au Japon



Initialement prévu chez Bazaar & Co, la seconde édition du livre "Le cinéma enragé au Japon" écrit par Julien Sévéon (Catégorie III, Mad Movies,...) sortira le 19 aout prochain au édition Rouge Profond.

PRÉSENTATION DE L'ÉDITEUR
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Le Cinéma enragé japonais s’éloigne des grandes avenues cinématographiques nippones pour s’intéresser aux productions alternatives et transgressives. Films extrêmes, brûlots révolutionnaires érotiques, œuvres désenchantées (cyber)punk ou productions violentes aux forts relents sociaux, ils sont souvent l’œuvre de cinéastes engagés politiquement, activistes ou libertaires, parfois même hors-la-loi (certains d’entre eux ont frayé avec les yakuzas). Dans un style clair et épuré, Julien Sévéon passe en revue quelques grands noms du cinéma indépendant, souvent déviant. Avec Koji Wakamatsu, Masao Adachi, Sogo Ishii, Katsuya Matsumura, Shinya Tsukamoto, Takahiza Zeze, Hisayasu Sato et ceux qui les entourent, c’est toute l’histoire de la jeunesse nippone des années 1960 à nos jours qui défile. Passionnante initiation pour les néophytes en la matière, et riche source d'informations inédites pour les plus avertis, l’ouvrage parle de cinéma, avec intensité et conviction, mais aussi de la société japonaise. Il est enrichi de nombreuses illustrations (affiches et photogrammes) inédites en France et d’entretiens récents et plus anciens avec des cinéastes chevronnés ou émergents.


352 pages | 410 images noir & blanc et couleur | 24 €

Le sommaire de la première version était le suivant :

Première partie : Le cinéma enragé au Japon
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1. Porno et révolte sociale
2. Sogho Ishii et la déferlante (cyber)punk
3. Gore et ultra-violence, le côté obscur du Japon

Deuxième partie : Entretiens avec quelques cinéastes
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1. Hisayasu Sato
2. Sasaki Yumeka
3. Ian Kerkhof
4. Takahisa Zeze
5. Sogo Ishii

Si le nombre de pages à plus que doublé, on peut croire que Julien Sévéon va conserver certains éléments de cette présentation et apporter quantité de complément dont un long entretien avec Koji Wakamatsu.

Prochainement disponible à la boutique.

en bonus quelque mot de Julien Sévéon sur Koji Wakamatsu lors de Paris Cinéma.


Hommage à Koji Wakamatsu

Independenza ! Part 7 : Rouge Profond

Petit à petit, THE END offre une place de plus en plus grande à la littérature consacré au cinéma. Les livres et les éditeurs français sortant des sentiers battus étant rares, saluons la qualité et la diversité de Rouge Profond.

Jadis éditeur de la revue Simulacres, Guy Astic propose autant des analyses sur Jesus Franco que sur Kyoshi Kurosawa en passant par David lynch, Freaks, Jacques Tourneur.

Prochainement : un livre d'entretien avec Paul Verhoeven.