---------------------------------------------------------------------------------------------------

Affichage des articles dont le libellé est Cahiers du Cinéma. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Cahiers du Cinéma. Afficher tous les articles

Anatomie d'un acteur

Depuis le décès de Claudine Paquot en juin 2011, les livres édités par les Cahiers du Cinéma se faisait plus rares. Était-ce la disparition de la responsable de la collection depuis plus de trente ans ou la nouvelle politique de Phaidon (propriétaire des Cahiers depuis 2009) de ralentir les publications ? Les premiers éléments de réponse affluent plus pour un recentrage autour de figure classique du cinéma à la portée commerciale certaine. Ainsi on a vu il y a quelque mois l'apparition d'une collection "Master of Cinema" reprenant à s'y m'épandre la précédente collection vendue avec Le Monde (même auteur, même petit prix). Seule la charte graphique change pour cette série consacrée aux Maitres du septième art (Kubrick, Lynch, Hitchcock, Orson Welles,...).

Le 15 mai prochain, Les Cahiers inaugure une nouvelle collection "Anatomie d'un acteur", dont voici la présentation :

Les ouvrages de la collection Anatomie d’un acteur étudient de manière exhaustive le parcours des plus grands acteurs mondiaux, à travers une analyse de dix rôles emblématiques. Les auteurs de la collection s’attachent à comprendre pourquoi et comment ces stars du cinéma sont devenues quelques-unes des figures les plus respectées et influentes dans le monde du cinéma. Chaque titre est divisé en 10 chapitres, chacun d’entre eux étant consacré à un rôle spécifique, et illustré de photographies de plateau et de tournage. 


Marlon Brando (1924–2004) est une figure emblématique de l’histoire du cinéma américain. À la suite de son décès en 2004, le New York Times rendait hommage au « prodige rebelle qui électrisa une génération, et transforma à jamais l’art du jeu d’acteur […] une présence réellement révolutionnaire ». De ses débuts dans Un Tramway nommé Désir (1951) d’Elia Kazan à ses performances mythiques dans Le Parrain (1971) et Apocalypse Now (1979) de Francis F. Coppola, Brando, qui a travaillé avec de grandes stars de cinéma comme James Mason et Al Pacino, et des réalisateurs tels que Joseph Mankiewicz, John Huston et Bernardo Bertolucci, est devenu une véritable référence pour les acteurs contemporains. 

Journaliste, écrivain et cinéaste, Florence Colombani contribue aux pages Arts & Culture du magazine Le Point. Elle est l’auteur de Woody Allen (collection « Maîtres du cinéma »). 

SOMMAIRE
//////////////////////////////////////////////////////////
Introduction
Stanley Kowalski / Un tramway nommé Désir (1951) Elia Kazan
Marc Antoine / Jules César (1953) Joseph L. Mankiewicz
Terry Malloy / Sur les quais (1954) Elia Kazan
Napoléon Bonaparte / Désirée (1954) Henry Koster
Rio / La Vengeance aux deux visages (1961) Marlon Brando
Fletcher Christian / Les Révoltés du Bounty (1962) Lewis Milestone
Major Weldon Penderton / Reflets dans un œil d’or (1967) John Huston
Don Vito Corleone / Le Parrain (1972) Francis Ford Coppola
Paul / Le Dernier Tango à Paris (1972) Bernardo Bertolucci
Colonel Walter E. Kurtz / Apocalypse Now (1979) Francis Ford Coppola
Conclusion

Le second titre à être édité est Al Pacino par Karina Longworth. Comme pour les livres Master of Cinema, les titres d'Anatomie d'un acteur" vont bénéficier du réseau Phaidon et de son vivier d'auteur/journaliste étrangers pour publier des textes inédits en français.


Al Pacino (né en 1940) est un acteur et comédien mondialement reconnu qui a fait ses classes au sein du célèbre Actors Studio, à New York. De ses débuts en toxicomane dans Panique à Needle Park (1971) de Jerry Schatzberg à son dernier film en date Stand Up Guys (2013) de Fisher Stevens, il a joué dans plus de quarante films. C’est en interprétant Michael Corleone dans la trilogie Le Parrain (1972) de Francis F. Coppola qu’il deviendra la figure emblématique que nous connaissons aujourd’hui. Pacino a reçu de nombreuses récompenses pour son travail, dont le prix du meilleur acteur pour son rôle dans Le Temps d’un week-end (1992) de Martin Brest. 

Karina Longworth travaille comme critique de films et journaliste à Los Angeles. Auteur d’une monographie consacrée à George Lucas (collection « Maîtres du cinéma »), elle collabore régulièrement à différents magazines et périodiques, notamment LA Weekly, The Village Voice, Vanity Fair, The Guardian et Slate.

SOMMAIRE
//////////////////////////////////////////////////////////
Introduction
Michael Corleone / La trilogie du Parrain (1972, 1974, 1990) Francis Ford Coppola
Francis « Lion » Delbuchi / L’Épouvantail (1973) Jerry Schatzberg
Frank Serpico / Serpico (1973) Sidney Lumet
Sonny Wortzik / Un après-midi de chien (1975) Sidney Lumet
Arthur Kirkland / Justice pour tous (1979) Norman Jewison
Tony Montana / Scarface (1983) Brian De Palma
Frank Keller / Mélodie pour un meurtre (1989) Harold Becker
Lieutenant-colonel Frank Slade / Le Temps d’un week-end (1992) Martin Brest
Vincent Hanna / Heat (1995) Michael Mann
« Al Pacino » / Jack et Julie (2011) Dennis Dugan
Conclusion

Les prochains volumes - annoncés pour cet automne - seront consacrés à Jack Nicholson et à Meryl Streep.

192 pages | 45 euro


Cahiers du Cinéma #680 : L'érotisme

Nous n'aurons de cesse de le répeter mais les Cahiers du Cinéma est pour nous la revue (française) la plus importante à l'heure actuelle dans le paysage de la presse cinématographique. De part l'éclectisme des territoires explorés encore ce mois-ci, la lecture des Cahiers s'impose à tout cinéphile afin de comprendre aussi bien l'évolution du cinéma que de saisir les films les plus essentiels du moment, en salles comme en dvd.



L’érotisme / Laurence Anyways / Entretien Xavier Dolan / Keep the Lights On / Entretien avec Ira Sachs / Terri / Azazel Jacobs / Guilty of Romance / Sono Sion / The Island / Kamen Kalev / La Nuit d’en face / Raoul Ruiz / La Servante / Kim Ki-young / Foot / Majewski / Riccardo Freda / Holy Motors / Carte blanche Leos Carax / Schizophrenia / Gerald Kargl / Entretien avec Zbigniew Rybczynski


Extrait de l'édito de Stéphane Delorme :
Toutes les émotions sont nobles au cinéma. Personne ne remet en cause l’efficacité d’un effet comique ou mélodramatique. Pourquoi ne pas garder la même attention pour un effet érotique ? Il y a une part de déni qui empêche de s’attarder sur ces effets, que l’on croit à tort trop « personnels » pour être transmis. Or de la même manière qu’on analyse la mécanique d’un gag, il faudrait analyser la mécanique érotique. Quels films récemment nous ont troublés ? Où est passé l’érotisme ? Il est évident que le déficit sentimental et le déficit érotique vont en un sens de pair, mais pas seulement, puisque l’érotisme trace sa voie indépendamment, et l’un des objets de ce dossier est d’essayer de comprendre comment. Le parti pris est de valoriser l’émotion érotique et d’essayer d’y voir plus clair à partir des séquences qui nous ont émus.
En mai dernier, nous pensions avoir la plus belle couverture d'une revue de cinéma mais c'était oublier un peu vite que l'année pouvait encore nous donner de belle surprise. La preuve avec ce numéro passionnant et cette couverture magnifique de Julia Hasting qui nous ramène dans les années 60-70, où la liberté s'exprimait sur tous les supports.

Cahiers du cinéma #678 : Cannes 2012

Encore en kiosque en ce jour de remise de Palme d'or, le numéro de mai des Cahiers du Cinéma confirme qu'il y a toujours une bonne raison de lire la nouvelle équipe rédactionnelle à tête de la revue depuis trois ans.


Cannes 2012/Cosmopolis/David Cronenberg/Moonrise Kingdom/Wes Anderson/Denis Lavant/Yousri Nasrallah/Xavier Dolan/Inde/Colombie/Charles Tesson/Edouard Waintrop/ACID/The Day He Arrives/Hong Sang-soo/Tribeca/Pelechian/ McElwee/Tim Burton/Gaumont/World Cinema Foundation/Millenium/Drive/La Taupe/Djibril Diop Mambety/Youri Norstein


Mais l'objet de ce message dominical n'est pas d'évoquer la qualité d'un article en particulier (quoique nous n'y reviendrons le mois prochain) mais sur un choix graphique audacieux et ambitieux. En effet, depuis décembre 2010, les Cahiers ont choisi de ne plus céder aux lois commerciales de la presse en général et plus particulièrement de cinéma avec une couverture photo. Depuis des mois, les Cahiers ont choisi de faire leur "vitrine" un espace d'expérimentation visuelle dont la couverture de ce mois-ci en est l'apothéose. Pour nous, vous l'aurez compris, c'est une totale réussite. Ce cercle orange, triangle blanc sur fond rouge n'est pas sans évoqué les tableaux de Malevitch. Cette abstraction graphique témoigne d'un recul salvateur face à la course mercantile qu'il peut exister entre les revues.

Les Cahiers disent non à cette quête mensuelle du tape à l’œil et ce grâce au talent de Julia Hasting, designeuse allemande. L'artiste officie pour Phaidon, repreneur des Cahiers du Cinéma en 2009.

Ce désir de prendre de la hauteur face à l'actualité cinématographique mensuelle parfois gargantuesque, et de ne pas rajouter de l'image sur ce flux constant ce traduit également dans les choix éditoriaux du magazine. Explication de Stéphane Delorme, rédacteur en chef.

Faire une revue de cinéma n’est pas très éloigné du travail de programmateur. Que programme-t-on dans un cinéma ? Dans un festival ? À Cannes ? En compétition ? Ou ailleurs ? Programmer, c’est penser une grille, avec des places, des inclus et des exclus, des ouvertures et des clôtures. Cela suppose une sélection et une hiérarchie. Mais on ne programme que pour quelqu’un, on le guide. Cela suppose donc une altérité.
C’est un beau mot mais qui n’a pas bonne presse aujourd’hui. Défendre cinq ou six films par semaine, comme le font les quotidiens et les hebdomadaires, revient à annuler ce travail de programmation. Les films sont tous dans le même tas, tout se vaut. On se demande bien comment un lecteur peut s’y retrouver ! La mission de la critique est au contraire de choisir, de trancher, de conseiller ce qu’il faut voir en premier, ce qu’il ne faut pas rater. On vit un étrange moment, où à la peur de perdre de l’espace dans la presse (il faut bien justifier le nombre de pages pour sauver les pages cinéma) s’ajoute la peur de perdre le large public (il faut donc aimer les gros films) et la peur de « tuer » les petits films (qu’il faut forcément défendre…). La situation depuis le début de l’année devient dramatique : on a le sentiment que, sauf navet, tous les films sont défendus. Les Cahiers, par contraste, paraissent bien sévères. Cinq ou six films aimés par mois ![...] Trop de films sortent, la situation devient absurde. À l’heure où les films restent deux semaines à l’affiche, il faut que la critique frappe fort et juste et assume son rôle de guide. Sinon les films importants ne seront pas vus.
Quand on vous dit que les Cahiers du cinéma est la meilleure revue de cinéma de la première à la dernière page, vous nous croyez ?

Cahiers du Cinéma #675 | Spielberg, face à face

Si Spielberg a toujours été soutenu (ou presque) contre vent et marée par la presse spécialisée (et par bon nombre de cinéphile), Steven n'a jamais fait l'unanimité dans la presse "généraliste" et encore moins dans les Cahiers du Cinéma.


Aujourd'hui, tout cela semble bien loin depuis "l'arrivée" de la nouvelle équipe en septembre 2009 et le rédacteur en chef, Stéphane Delorme, ne cache pas la relation difficile que le cinéaste américain entretient avec la mythique revue.

La place de Steven Spielberg dans la critique en général et aux Cahiers du cinéma en particulier n’a jamais été évidente. Les points de ralliement ont été la couverture sur E.T. en 1983, la défense surprenante de La Liste de Schindler en 1994 et le tournant pris avec A.I. (2001), pour encore deux films (Minority Report, Arrête-moi si tu peux). Pour le reste, la méfiance à son égard n’a pas baissé. Lorsqu’en janvier 2010, la rédaction a classé La Guerre des mondes dans les dix meilleurs films des années 2000, beaucoup de lecteurs, souvent anglo-saxons, nous ont fait part de leur incompréhension. Même interrogation avec le Top Ten 2011, discuté pour la présence incongrue de Super 8 de J.J. Abrams, blockbuster produit par Spielberg. Le dialogue en tout cas ne s’est pas engagé avec lui, puisque les Cahiers n’ont jamais pu l’interviewer : pour son passage à la Cinémathèque en janvier, il accordait seulement des press junkets de vingt minutes… On croirait vouloir interviewer Tom Cruise. Il est étrange qu’un cinéaste comme Spielberg divise encore à ce point. Son œuvre conséquente, 40 ans et 29 longs métrages, aussi cohérente que variée, a une consistance rare aujourd’hui et si on peut toujours s’acharner sur ses mauvais films, on ne peut nier que Rencontres du troisième type, E.T., A.I., Minority Report, La Guerre des mondes, au moins, tracent une des plus belles courbes dans le cinéma américain de la période


Et ce n'est pas moins de 28 pages de réconciliation qui sont offertes aux rédacteurs des Cahiers pour témoigner de l'amour comme de leur respect face à un metteur en scène aussi bien "entertainer" de classe que cinéaste en quête de sens. Ce dossier événement, l'est pour de nombreuses raisons. Qu'il s'agit d'analyse, de critique ou de document rare, comme le journal de François Truffaut sur le tournage de Rencontre du Troisième type, l'amateur de cinéma comme le fan sera comblé par la foultitude d'informations et d’anecdotes.

L'autre "gros morceau" de ce numéro du mois de février est l'entretien avec Willem Dafoe. 10 pages revenant sur une carrière dévoué à un certain cinéma indépendant (The Loveless, Go Go Tales qui sort enfin en France) et un cinéma commercial (Spider-man, Inside Man). Si vous souhaitez savoir comment Dafoe s'est retrouvé dans Les Rues de feu de Walter Hill, de sa relation avec Paul Schrader (cinq films) ou sur sa participation dans La Porte du Paradis de Michael Cimino, vous savez ce qu'il vous reste à faire.

Roger Corman à l'honneur

Chaque mois il y a une bonne raison de lire les Cahiers du Cinéma. Ce mois-ci, 16 pages d'entretien avec le pape de la série B, Roger Corman. Réalisateur de plus de 50 films et producteur de plus de 300 long-métrages, cette rencontre avec Thierry Méranger à l’occasion de la projection du documentaire d'Alex Stapleton Corman's world, Exploits of a Hollywood Rebel à Lyon dans le cadre de la 3ième édition du festival Lumière fourmille d'anecdotes sur la carrière de ce filmmaker.



Présentation du film :
----------------------------------
Enfin un film sur Roger Corman. Et quel film ! L’homme travaille plus vite que son ombre et à l’heure où nous écrivons ces lignes, il a produit 396 films. Mis à l’honneur par Hollywood en 2009 grâce à un Oscar pour sa contribution à l’histoire du cinéma, Roger Corman trouve auprès du grand public cinéphile l’aura qu’il possède depuis longtemps chez les professionnels. Au moment du témoignage, nul n’a rechigné, pas même l’invisible Jack Nicholson, dont la caméra d’Alex Stapleton attrape quelques larmes versées à l’évocation des jeunes années de formation passées auprès de Corman. Ni Martin Scorsese qui n’a jamais caché sa reconnaissance à son égard, en témoigne ce qu’il déclara à Cannes, en 2007 : « Après trois semaines de tournage de Mean Streets, nous n’avions plus d’argent. J’ai alors compris qu’un tournage était un marathon… C’est ce que j’ai appris au contact de Roger Corman. J’y ai aussi acquis une discipline, et appris à faire mon travail en toutes circonstances, y compris lorsque je n’en avais aucune envie. Il m’a appris à boucler un film en 24 jours. » Ajoutons John Sayles, Robert De Niro, Peter Bogdanovich, Joe Dante, Bruce Dern, Dick Miller, Paul W.S. Anderson, Pam Grier, Peter Fonda, Jonathan Demme, Eli Roth, William Shatner, Irvin Kershner et bien sûr, David Carradine qui raconte comment Roger Corman préférait tourner en trois jours plutôt que d’utiliser un budget supérieur à celui initialement prévu. Ce formidable documentaire est le premier film de la jeune réalisatrice Alex Stapleton. Venue de Los Angeles, elle sera présente pour l’hommage..
Lumière 2011

Le titre du documentaire a été traduit en Français par Le Monde de Corman : Exploits d’un rebelle hollywoodien. Espérons que cette traduction annonce une prochaine sortie en salle, ou plus probable en dvd. Wait & See...



Le 14 novembre prochain l'éditeur Sidonis, ayant déjà sorti quelques beaux titres du metteur en scène américain (on pense au Masque de la mort Rouge [Chef op : Nicolas Roeg] ou à La Tombe de Ligeia par exemple) sortira Gas-s-s-s, une comédie post-apocalyptique.


Présentation de l'éditeur :
----------------------------------
Après qu’un gaz mortel a été relâché dans l’atmosphère, seuls les humains de moins de 25 ans ont été épargnés. Dans cette nouvelle ère post-apocalyptique désormais aux mains de la jeunesse, un groupe de hippies se bat pour vivre en paix. Mais avec une bande de footballeurs fascistes, de jeunes policiers aussi arrogants que déterminés et des golfeurs capitalistes à leurs trousses, l’avenir du monde risque d’être passablement agité…
Spécialiste des films d’horreur (Le masque de la mort rouge, L’enterré vivant), Roger Corman nous délecte avec Gas-s-s-s d’une comédie jubilatoire où la contre culture et la satire politique plongent une poignée de visionnaires anarchistes dans un idéalisme soixante-huitard teinté d’espoirs surannés. Entre road-movie psychédélique et comédie loufoque, alliant ivresse et naïveté, Gas-s-s-s est un concentré d’optimisme pour créateurs d’avenir.

Et pour être tout à fait complet sur l'actu Roger Corman, sachez qu'en janvier 2012, un livre d'entretien sera publié. Un ouvrage réservé aux anglophones.

Cahiers du Cinéma #671 | Sur la route avec Cimino

Ce numéro du mois d'octobre risque de rentrer dans la légende et d'être reprit par bien des blogs qui s’intéressent un minimum à Michael Cimino. Le réalisateur de Voyage au bout de l'enfer (The Deer Hunter, 1978) Le canardeur (Thunderbolt and Lightfoot, 1974) et La Porte du Paradis (Heaven's Gate, 1980) a accepté de recevoir le journaliste et auteur Jean-Baptiste Thoret (auteur du cinéma des années 70) pour un voyage dans le passé de ce cinéaste culte, victime broyé par Hollywood.



Quelle autre revue (française) propose 22 pages sur Michael Cimino, un plaidoyer Contre Cannibal Holocaust (Vincent Malausa), une rencontre avec Yoshihiro Nishimura, réalisateur de Tokyo Gore Police (Stéphane du Mesnildot), 10 pages d'entretien avec Philippe Garrel (Nicolas Azabert & Stéphane Delorme), 10 pages sur Raoul Ruiz (Azabert & Delorme), 9 pages sur Fritz Lang à l’occasion de la prochaine rétrospective à la cinémathèque de Paris et du film Metropolis en version longue et les critiques habituelles (dvd, livres).

Bref un numéro indispensable pour tous ceux qui veulent savoir comment Cimino a écrit le scénario de Silent Running, comment il a rencontré Clint Eastwood, quels sont les cinéastes qui l'ont influencé, les lieux dont il se sent en connexion. Un document, une rencontre, appelé cela comme vous voulez, le papier de Jean Baptiste Thoret est l'article de l'année en ce qui nous concerne.

source : Cahiers du Cinéma

Le Cinéma Américain des années 70 | Jean-Baptiste Thoret / Cahiers du Cinéma

Jean-Baptiste Thoret a eu (sans le savoir) une très grande importance pour THE END. Avec son premier essai sur Massacre à la tronçonneuse, l'auteur de ces lignes a été profondément marqué par la lecture de cette ouvrage qui pour la première fois me faisait comprendre la richesse du film de Tobe Hooper et sa place dans le cinéma américain des années 70.
Jean-Baptiste Thoret aime les années 70, une grande partie de son travail d'historien / journaliste se concentre autour de cette décennie et les répercussions sur les décennies suivantes. C'est pourquoi lorsque la première version du cinéma des années 70 est parue en juin 2006, votre humble serviteur s'est précipité et à découvert une analyse d'une rare pertinence (et accessoirement une quantité de chef d’œuvre du septième art). THE END est donc heureux de pouvoir vous proposez à la vente cette seconde édition.



A la fin des années 60, le succès de Bonnie & Clyde et de Easy Rider révèle l’existence d’un public jeune, exigeant, politisé par la guerre du Vietnam, souvent engagé dans les mouvements contestataires.

Le moment est venu pour une nouvelle génération de prendre d’assaut la citadelle hollywoodienne. Débute alors un moment de grâce du cinéma américain, un nouvel âge d’or baptisé le Nouvel Hollywood. Une dizaine d’années euphoriques au cours desquelles de jeunes cinéastes, acteurs, producteurs, réalisent des films audacieux, pleins d’énergie, porteurs d’une poésie du monde radicalement neuve : Little Big Man, La Horde sauvage, Une femme sous influence, Un après-midi de chien, M.A.S.H., Voyage au bout de l’enfer, Macadam Cowboy, Taxi Driver, Apocalypse Now, Phantom of the Paradise, French Connection, Délivrance, Rosemary’s Baby…

L’auteur de cet ouvrage se révèle un guide précieux pour le lecteur avide de repères au sein d’une période cinématographique prolifique, protéiforme et pleine de métamorphoses. Quelques traits communs se dégagent des films des années 70 : irrespect des règles classiques de la narration, doute sur les frontières du bien et du mal et des personnages qui les incarnent, sympathie pour les marginaux, rapport frontal au sexe et à la violence, méfiance vis-à-vis de toutes les formes d’autorité. Les spectateurs reconnaissent une part d’eux- mêmes chez une nouvelle pléiade d’acteurs : Robert de Niro, Al Pacino, Dustin Hoffman, Jack Nicholson, Faye Dunaway, Gena Rowlands, Jane Fonda, Mia Farrow, Diane Keaton…Une génération montante de cinéastes cinéphiles, influencés par les nouvelles vagues des années 60, prend en main les rênes des studios, bénéficiant d’une libertté créatrice jamais atteinte jusqu’alors ; ils s’appellent francis Ford Coppola, Brian de Palma, Martin Scorsese, William Friedkin, Hal Hashby, Michael Cimino.


Le cinéma américain des années 70 _ JB Thoret par Webcahiers

Si vous n'êtes pas encore convaincu par cette bible du cinéma des années 70 alors nous vous proposons une chronique de Positif signée Christian Viviani

Cet imposant essai sur une décennie cruciale de cinéma américain permet à Jean-Baptiste Thoret de creuser le sillon qu'il avait entamer, il y a quelques années avec 26 secondes*. Cette décennie offre la réflexion un vaste corpus, que l'auteur connait à merveille, réunissant sans discrimination films d'auteur, blockbusters, œuvres à petit budget et même documentaires. Le cinéma américain est considéré comme une entité artistique et esthétique "en soi" qui s'organise spontanément, et souvent inconsciemment , en fonction de quelques traumas décisifs. 26 secondes isolait le filmage amateur de l'assassinat de John F. Kennedy comme la source possible d'une thématique du deuil et du complot et d'une esthétique de l'explosion qui allaient longtemps dominer le cinéma américain. A la lecture du Cinéma américain des années 70, le lecteur ne peut manquer de sentir que cette source irrigue le panorama dressé par Thoret. Évitant la redite ce sont d'autres sources qu'il propose ici, de lanières très pertinente : il parait procéder par intuition, ais l’argumentation qu'il sollicite, solide et tout à fait maîtriser, n'a aucun mal à convaincre le lecteur.[...]
Échappant avec dynamisme à la sclérose d'une vue auteuriste, Thoret accorde des analyse détaillées et éclairantes à des films annonciateurs (Le Lauréat de Mike Nichols pour le travail sur le cadre), oubliés ou presque (le percutant Point Limite Zéro de Richard Sarafian, oeuvre clé sur le thème de la fuite) ou encore célébrés comme des classiques (Nashville de Robert Altman), avec la prédilection qui le caractérise pour certains films de George Romero ou de John Carpenter. [...] Tout cela ne se veut pas un ouvrage historique (bien qu'il le devienne par la force du sujet et celle de l'argumentation), mais une interprétation personnelle, étayéehttp://www.blogger.com/img/blank.gif par une abondante illustration en couleur qui, grâce à la souplesse des vidéogrammes, épouse le texte de près.
Positif #546 Juillet-Août 2006 p.70

Prix : 39,95 euro

*Le passionnant bouquin évoqué dans l'article de Christian Viviani, 26 secondes, l’Amérique éclaboussé, est également en vente sur THE END.

Cahiers du Cinéma #668 | A la découverte de Malick


A intervalle régulier, nous venons vous dire tout le bien que nous pensons de la nouvelle équipe rédactionnelle des Cahiers du Cinéma qui s'est mise en place voilà bientôt plus d'un an. Et dès l'édito de Stéphane Delorme "Mystique de la mise en scène", on comprend la différence. Le rédacteur en chef ne le dit pas clairement mais ce paragraphe témoigne d'une position diamétralement opposée à ses prédécesseurs.

Étrangement, jamais aucun film de Terrence Malick n’avait été défendu dans ces pages à sa sortie. Il n’a jamais été un « cinéaste Cahiers » pour le dire simplement. En 1975, à la sortie de La Balade sauvage, alors que Positif fait un des très rares entretiens avec le cinéaste, les Cahiers passent le film sous silence. Idem pour Les Moissons du ciel en 1979. La Ligne rouge, très timidement défendu en 1999, est absent des classements de fin d’année, et Le Nouveau Monde (2006) sèchement descendu. Saluer aujourd’hui la sortie de The Tree of Life semblait d’autant plus important. On peut tomber entièrement sous le charme du film, ou bien regretter certains aspects solennels ou pompiers, il n’en reste pas moins qu’il faut être du côté de Malick, d’abord et avant tout pour la souveraineté de sa mise en scène. Au sujet de The Tree of Life, on entend parler de cinéma de poésie, de trip, d’odyssée, etc. Mais ce qui impressionne le plus, c’est une mise en scène éblouissante. Il faut affirmer cette suprématie ici, aux Cahiers, temple de http://www.blogger.com/img/blank.gifla mise en scène, où la notion a été fondatrice, reine et principielle de l’amour du cinéma.


Vous l'aurez compris, la part belle de ce numéro est donné à Terrence Malick pour son film Tree of Life (Palme d'or 2011) avec 26 pages retraçant sa carrière, sa mise en scène, ses techniques, ses tournages grâce à des analyses et des entretiens passionnants avec Emmanuel Lubezki (chef opérateur), Mark Yoshikawa (monteur), Alexandre Desplat (compositeur), Dede Gardner (productrice), Jack Fisk (directeur artistique) et Brad Pitt (acteur et producteur du film).

Mais la revue propose également un excellent article signé Stéphane du Mesnildot (récent auteur d'un ouvrage sur les fantômes dans le cinéma Japonais) sur la fin de la collection l'âge d'or du X américain (nous y reviendrons) ainsi que sur la publication aux éditons Allia du livre The Other Hollywood retraçant l'histoire du porno aux États-Unis.

En plus du cahier critique, avec un gros plan sur La Dernière Piste, le nouveau film de Kelly Reichardt (Old Joy, Wendy & Lucy), les Cahiers démontrent une fois de plus de leur ouverture d'esprit avec un portrait de Stuart Gordon (Re-Animator) signé Bill Krohn.

Pour finir, le magazine évoque Jean-Clade Carrière à travers un entretien, la publication d'un scénario inédit pour Luis Bunuel et un dialogue avec Pierre Etaix.

Encore un numéro indispensable !

source : Cahiers du Cinéma

Cahiers du Cinéma #666 | Hark, Skolimowski, Craven, Kubrick



Pour son numéro 666, les Cahiers témoignent, et ce malgré l'image tenace d'être une revue élitiste intellectualisant (trop ?) le cinéma, d'une politique éditoriale excitante pour ne pas dire "bandante".

En effet, à la vue du sommaire :

Événement : Tsui Hark & Jerzy Skolimowski

- Détective Dee, le Mystère de la flamme fantôme de Tsui Hark

Feu sacré par Jean-Sébastien Chauvin
"Chaque grenouille a son ciel" - entretien avec Tsui Hark
Les années 2000 de Tsui Hark : un chemin de croix par Vincent Malausa

- Essential Killing de Jerzy Skolimowski

L’avancée du désert par Cyril Béghin
La politique de l’épure - entretien avec Jerzy Skolimowski
Skolimowski, l’outsider en fuite par Joachim Lepastier
Cahier critique

L’Autobiographie de Nicolae Ceausescu d’Andrei Ujica
Road to Nowhere de Monte Hellman
Tomboy de Céline Sciamma
Je veux seulement que vous m’aimiez de Rainer Werner Fassbinder
Cyclone à la Jamaïque d’Alexander Mackendrick
Notes sur d’autres films
Journal

Le Fespaco à Ouagadougou + rencontre avec Souleymane Cissé et Idrissa Ouedraogo
Découverte : Enthiran, le blockbuster indien
Festivals : Punto de vista, Cinéma du réel
Rétrospective : Cinéastes de notre temps à Beaubourg
Série : Todd Haynes adapte Mildred Pierce pour HBO
Exposition : Gus Van Sant et James Franco revisitent My Own Private Idaho
Notes livres
DVD : Elvis de John Carpenter
Notes DVD
News, tournages et disparitions
Cinéma retrouvé : Stanley Kubrick

Stanley Kubrick, 1990-1995 par Stéphane Delorme
Genèse de A.I. - entretiens avec Jan Harlan et Chris Baker + les dessins préparatoires pour A.I.
Le film fantôme - entretien avec Johanna Ter Steege sur le projet Aryan Papers
L’exposition Kubrick par Thierry Méranger
Portfolio : Gabriel Figueroa

Gabriel Figueroa, lumières du Mexique par Charles Tesson

Entretien : Wes Craven
"Le territoire, c’est votre corps" - entretien avec Wes Craven par Bill Krohn


Le cinéphile ne peut que constater, une nouvelle fois, de la qualité du sommaire et de voir certains réalisateurs plus habitués à figurer dans les pages de Mad Movies ou de l'Ecran Fantastique que celle de l'illustre revue.
Car dans le dernier Mad Movies, nous retrouvons quasi identique les mêmes noms. Hark, Hellman et Craven compose le cœur du numéro.

Signe d'un certain changement dans les frontières qui régissent les publications cinéma ? peut être... ou pas mais cela est amusant de voir les Cahiers et Mad avoir des sujets en commun ce qui, quelques années auparavant, auraient été impensable. Les temps changent...

Cahiers du Cinéma #662 | Tokyo, années 60 : l'esprit de Shinjuku

Beaucoup (de cinéphiles) connaissent les Cahiers du Cinéma, peu en revanche savent que la revue est sans aucun doute le mensuel de cinéma le plus intéressant et ce depuis quelques mois (qui aurait cru voir un jour la critique de film porno dans les Cahiers ? peut être que je connais mal l'histoire des Cahiers mais depuis que je le lis c'est une première !)

Hier comme aujourd'hui, les Cahiers jouisse d'une réputation de magazine "intello", or depuis l'arrivé de certains critiques (Vincent Malausa) ou la place de plus en plus grande accordé à une nouvelle vague de journaliste (Stéphane du Mesnildot en autre), les Cahiers du Cinéma propose avec éclectisme un sommaire étonnant et rafraichissant, entre film d'auteur et cinéma de genre, accordant autant de place à l'un comme à l'autre et proposant ainsi des espaces critiques de qualités à des films jadis méprisés.



Et le numéro du mois de décembre est une belle confirmation de ces propos, jugez par vous même avec le sommaire :

Cahiers du cinéma n°662

Événement : Top Ten 2010

Le Top Ten 2010
Retour sur les films de l’année
Une année d’humiliations par Cyril Béghin
Moines, moches et méchants par Jean-Philippe Tessé
Films Capitalisme par Stéphane Delorme
Godard : retour sur terre par Alain Bergala
Un an de vidéos sur Internet par Joachim Lepastier

Le jeune cinéma allemand

Fleurs d’Allemagne par Pierre Gras
Sous toi, la ville de Christoph Hochhäusler
Everyone Else de Maren Ade
Entretiens avec Maren Ade, Christoph Hochhäusler et Benjamin Heisenberg

Cahier critique

Le Quattro Volte de Michelangelo Frammartino
Renouveau du cinéma italien par Emiliano Morreale
Another Year de Mike Leigh + Entretien
Les Yeux de Julia de Guillem Morales
Machete de Robert Rodriguez et Ethan Maniquis
Notes sur d’autres films

Journal

Reportage à Nollywood, Nigeria
Distribution : retour sur trois films français
Festivals : Pusan, San Sebastián
Exposition : Tsai Ming-liang

Cinéma retrouvé

Tokyo, années 60 : l’esprit de Shinjuku
par Stéphane du Mesnildot
+ Entretien avec Masao Adachi
Le Soldat dieu de Koji Wakamatsu + Entretien
+ Entretien avec Jim O’Rourke


DVD

La sélection des Cahiers
+ Analyse d’une séquence de Ténèbres par Bertrand Bonello

Livre

La sélection des Cahiers
+ Analyse d’une séquence de La Fureur du dragon par Bernard Benoliel


Nous avons souligné en gras les sujets (qui nous paraissent) les plus intéressants de la revue et ceux qui contrastent le mieux avec la ligne éditoriale plus classique (dossier sur la nouvelle vague allemande, les critiques de films indépendants). On constate avec plaisir une ouverture vers des films et un cinéma plus souvent chroniqué dans Mad Movies, Impact voire dans Positif.

LE dossier de ce numéro (10 pages) est sans conteste celui consacré au cinéma japonnais des années 60 écrit par Stéphane du Mesnildot (auteur de l'ouvrage Jess Franco : Énergies du fantasme et blogueur via son excellent site Les Films libèrent la tête).

Un numéro à se procurer d'urgence !

source : Cahiers du Cinéma

Cahiers du Cinéma #660 | Hommage à Claude Chabrol



Vous n'avez plus que quelques jours pour vous procurer en kiosque le numéro des Cahiers du mois d'octobre dont une large partie est consacrée à Claude Chabrol. La revue revient avec tout le brio qu'on lui connait sur la carrière gargantuesque (60 films pour le cinéma) de ce cinéaste populaire.

La grande force des analyses signées Jean-Philippe Tessé, Jean-François Rauger ou encore par Stéphane du Mesnildot, c'est de démontrer au delà d'un certain classicisme (le fameux gout de Chabrol pour une certaine bourgeoisie) des zones étranges, poreuses à un fantastique sombre et inquiétant. Passionnant

Un numéro qui revient également sur le décès de Satoshi Kon (signé Oliver Père) ainsi qu'un passionnant entretien avec Edward Pressman, le producteur derrière des films tels que Bad Lieutenant [Abel Ferrara], Phantom of the Paradise [Brian De Palma], Conan le barbare [John Milius] ou encore le magnifique La Balade Sauvage [Terrence Malick].

Plus toutes les rubriques habituelles et les sorties du mois (The Social Network, Kaboom,...).

Cannes 2010

Cette semaine les hebdomadaires, les quotidiens et les mensuels consacrent leur une et une grande partie de leur journaux à... Cannes.
Quelle originalité serait-on tenté de dire. Mais en l'occurrence la palme revient à Chronic'art. Qui dévoile avant tout le monde le déroulement de Cannes et rend le verdict du festival 10 jours avant sa clôture. Bravo !



à noter une chronique désastreuse de Vincent Malausa pour le dernier film de Noé, plus un avis, succinct, sur la biographie de Godard signé Antoine De Bacque. Un numéro très léger.

Cannes marque le grand retour de Jean Luc Godard et Les Inrocks nous offre une interview réjouissante tant les propos de JLG sont rafraichissants face au discours politiquement correct ou promotionnel débité de manière mécanique.



extrait pour le plaisir, enjoy :

Vous pensez vraiment que les films de Truffaut sont nuls ?

> JLG : Non, pas nuls... pas plus nuls qu'autre chose...pas plus que ceux de Chabrol...

Les Inrocks font un tour d'horizon de la sélection comme le numéro du mois de mai des Cahiers qui reviennent sur la disparition de Werner Schroeter, cinéaste allemand méconnu des jeunes générations et quasiment invisible en dvd.



Malgré une compétition peu attractive, Cannes semble être comme toujours le centre du monde pendant une dizaine de jour et monopolise toute l'attention des distributeurs. Il suffit de voir ce qu'il y a en salle pour constater que les deux prochaines semaines seront bien pauvres en (bon) film.

Dépôt de bilan

Mais non ! ne vous inquiétez pas, nous ne venons pas vous annoncer la fin de la boutique.
Mais les mois de décembre et de janvier sont souvent propices à faire le bilan de l'année écoulé et faire des (bonnes ?) résolutions.
Au niveau cinématographique, les magazines adoptent différentes attitudes.



Chronic'art prend de l'avance dès le mois de décembre en annonçant son palmarès :

1. Southland Tales (inédit dvd / Wild Side) | The Box, deux films de Richard Kelly
2. Gran Torino de Clint Eastwood
3. Public Enemies de Michael Mann
4. Les Herbes folles de Alain Resnais
5. Tokyo Sonata de Kyoshi Kurosawa
6. Inglorious Basterds de Quentin Tarantino
7. Là-haut de Pete Docter
8. Ce cher mois d'août
9. Vincere de Marco Bellochio
10. Démineurs de Kathryn Bigelow



Les Inrocks attendent la fin du mois de décembre pour dévoiler leur "best of 2009" ainsi que celui de leur lecteur.

1. Inglorious Basterds de Quentin Tarantino
2. Funny People de Judd Apatow
3. Tokyo Sonata de Kyoshi Kurosawa
4. Hadewijch de Bruno Dumont
5. Le roi de l'évasion d'Alain Giraudie
6. Twilight 1 et 2 de Cartherine Hardwicke et Chris Weitz
7. Les Herbes folles de Alain Resnais
8. Singularités d'une jeune fille blonde de Manuel de Oliveira
9. Irène d'Alain Cavalier
10. Non ma fille tu n'iras pas danser de Christophe Honoré | Les Beaux Gosses de Riad Sattouf



Mad Movies publie leur TOP et leur FLOP dans le numéro de mois de janvier :

1. Avatar de James Cameron
2. Morse de Tomas Alfredson
3. The Chaser de Hong-jin Na
4. Watchmen de Zack Snyder
5. Midnight Meat Train de Ryûhei Kitamura
6. L'étrange histoire de Benjamin Button de David Fincher
7. District 9 de Neil Blomkanp
8. Jusqu'en enfer de Sam Raimi
9. Antichrist de Lars Von Trier
10. Sex addict (inédit dvd) de Frank Henelotter



Enfin l'acmé des best of est atteint avec les Cahiers du cinéma qui consacre sa couverture et plus de 45 pages aux meilleurs films... non pas de l'année 2009 (relégué à la page 75) mais de la décennie.

1. Mulholland Drive, David Lynch
2. Elephant, Gus Van Sant
3. Tropical Malady, Apichatpong Weerasethakul
4. The Host, Bong Joon-ho
5. A History of Violence, David Cronenberg
6. La Graine et le mulet, Abdellatif Kechiche
7. A l’ouest des rails, Wang Bing
8. La guerre des mondes, Steven Spielberg
9. Le Nouveau monde, Terrence Malick
10. Ten, Abbas Kiarostami

Pour l'année 2009, le "Top Ten" de la rédaction est en bas de page, dans un coin :

1. Les Herbes folles de Alain Resnais
2. Vincere de Marco Bellochio
3. Inglorious Basterds de Quentin Tarantino
4. Gran Torino de Clint Eastwood
5. Singularités d'une jeune fille blonde de Manuel de Oliveira
6. Tetro de Francis Ford Coppola
7. Démineurs de Kathryn Bigelow
8. Le roi de l'évasion d'Alain Giraudie
9. Tokyo Sonata de Kyoshi Kurosawa
10.Hadewijch de Bruno Dumont

Voilà, je pense que vous avez un bon aperçu des meilleurs films de l'année 2009 a voir ou à revoir. Bonne découverte !

Cahiers du Cinéma #649 : Judd Apatow



Funny People fait la couverture du dernier numéro des Cahiers en la personne de Seth Rothen. Acteur récurrent dans le monde de Judd Apatow, les Cahiers du Cinéma consacre un long dossier à l'univers du nouveau King of comedy.

Parmi les rubriques habituelles, un article a retenu particulièrement notre intention, car signé par JBT alias Jean Baptiste Thoret : Fellini/Argento.

Sommaire :

Événement

Apatowrama par Jean-Philippe Tessé
Pas drôle par Nicholas Elliott
Funny People de Judd Apatow par Stéphane Delorme
Apatow sexiste ? par Charlotte Garson
Du vent, des vannes par Serge Bozon

Cahier critique

Le Ruban blanc de Michael Haneke
Irène d’Alain Cavalier
Navidad de Sebastián Lelio
La Danse - le Ballet de l’Opéra de Paris de Frederick Wiseman
Le Démon des femmes de Robert Aldrich
Notes sur d’autres films

Journal

Festival de Venise par Stéphane Delorme et Charlotte Garson
Pippo Delbono à Locarno par Nicolas Azalbert
Barbe bleue sur Arte par Élisabeth Lequeret
Internet en Iran par Bamchade PourvaliF
Sorties DVD

Cinéma retrouvé

Redécouvrir Fellini par Meenakshi Shedde
La Dolce Vita en images
Fellini en Italie par Emiliano Morreale
Dante Ferretti
Fellini/Rossellini par Tag Gallagher
Fellini/Argento par Jean-Baptiste Thoret
Livres - Agenda Fellini

Quatrième édition du Festival du Film Japonais Contemporain à l’ère numérique


Retrouvez toute l'actualité "Made in Cahiers" sur le site des Cahiers