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♫ Jesús revient, Jesús revient ♫

On aurait pu jouer le parallèle avec un autre Jésus venant de lui de Nazareth mais nous n'avons dieu que pour le seul et l'unique Jesús de Madrid.

Cinéaste bis par excellence, l'image de Jesús Franco est pour le moment figé dans ce "carcan" un brin réducteur pour l'un des expérimentateur les plus important du XXième siècle.

Mais grâce à des entretiens comme celui que propose le fanzine Cannibale Fanzine, la vision que l'on pourrait avoir de cet hédoniste de la pellicule pourrait bien évoluer. Car au détour d'une foultitude d'anecdote issue de la mémoire d'Alain Petit, on retient quelques œuvres méconnus et qui semblent très loin de toute la vague érotique de l'auteur de Vampyros Lesbos.

Sommaire :
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- Le Labyrinthe de Jess : entretien fleuve avec Alain Petit autour de Jesús Franco (22 pages)
- Santo, Blue Demon, La Llorona, Zovek : la nouvelle collection mexicaine de Bach Films passée en revue
- Le Roi de l'autre ciné : rencontre avec Jorge Grajales
- La genèse du Diabolique docteur Flak : chronique du film + entretien avec Jean-Jacques Rousseau
- L'enfance de l'art : rencontre avec Jean-Pierre Putters au sujet de Mad... ma vie !
- Compte-rendus festivals / séances spéciales : MOTELx + Absurde Séance Nantes : Japan eXtrem
- Django, prépare ton cercueil chroniqué
- Retour sur la saison 6 des Cannibales Séances
- Notes de lectures
Premier numéro à être disponible dans notre boutique (theendstore.com), ce quatrième numéro de Cannibale Fanzine édité à 200 exemplaires signe, après trois numéros (dont un numéro zéro) le passage au dos carré collé et à un certain "professionnalisme" esthétique enfin à l'image des écrits de très grande qualité.

Pour accompagner ce prozine, rien de mieux que de (re)découvrir trois long-métrages rarissimes que l'éditeur Artus Films nous propose dans des éditions de qualité.

LE MIROIR OBSCÈNE / 1973
Annette (Emma Cohen) et Marie (Lina Romay), deux sœurs, vivent avec leur père sur une île, à Madère. Depuis leur plus jeune âge, elles entretiennent une relation ambiguë, mêlant jalousie et obsession fusionnelle. Lorsque Annette décide de se marier, Marie, ne le supportant pas, se suicide. Annette se renferme davantage sur elle-même, et quitte l’île pour habiter en ville. Désormais, sa sœur va la hanter à travers un miroir, jadis témoin de leurs rapports incestueux… 




Disponible dans deux montages différent, et ce pour la première fois en dvd, le film bénéficie également d'un module donnant la parole à... Alain Petit.

LES INASSOUVIES / 1970
Mr Mistival (Paul Muller) confie sa fille Eugénie à sa maîtresse, Mme de Saint-Ange (Maria Rohm) afin de l’initier aux jeux de l’amour. Arrivée sur une île, la jeune fille va découvrir les joies de l’érotisme, du saphisme et d’autres perversions raffinées. Sa naïveté et son innocence décuplent le plaisir de ses initiateurs qui l’emmènent de plus en plus loin dans la débauche… 

En supplément, on retrouve Alain Petit qui est devenu la mémoire du cinéaste espagnol, l'historien d'une carrière qui n'a pas encore révélé tous ses secrets.

Dernier film de cette nouvelle salve, The Girl from Rio, précédemment disponible en zone 1 chez Blue Underground sortira en France sous le titre Sumuru, la Cité sans hommes.

SUMURU, LA CITE SANS HOMMES / 1969


Le détective privé Jeff Sutton est envoyé en mission au Brésil afin de retrouver une jeune femme disparue. Transportant avec lui une mallette pleine de dollars, il atterrit à Femina, une cité futuriste peuplée par des femmes d’un genre nouveau. Menée par Sonanda (Shirley Eaton), ces amazones modernes ont pour but d’asservir l’espèce masculine. Tout se corse quand Sir Matthews (George Sanders) convoite l’argent de Sutton, et cherche à s’emparer de la réserve d’or de Sonanda. 



Film psychédélique et sixties, Sumuru se voit offrir rien d'autre que le directeur de la Cinémathèque de Paris et instigateur des soirées Cinéma Bis pour évoquer la confection du film à travers la figure de son producteur britannique Harry Alan Towers.

Plus d'une vingtaine de films de Jesús Franco sont disponibles sur theendstore.com dont la nouvelle vague de l'indispensable Collection Jess Franco d'Artus Films.

Jesús Franco (1930-2013)

A quelques heures près, on aurait pu croire à une mauvaise blague mais non, Jesús Franco est mort le 2 avril 2013, un peu plus d'un an après Lina Romay. Son cinéaste l'a rejoint dans l'au-delà pour recomposer ce duo mythique du septième art. Que dire sur cette figure emblématique du cinéma. Les blogs, sites et réseaux sociaux rendent le plus bel hommage qui soit, celui du souvenir et surtout donne l'envie à bon nombre de personnes de revoir (ou de découvrir) les bobines de ce chantre du cinéma érotique.
Avec sa disparition, et celle de Rollin et de Bénazéraf, c'est une certaine idée du cinéma, celui des salles de quartier, d'une production alors frénétique, des excès qui pouvaient donner des moments intenses de cinéma comme des œuvres de pure consommation mais avec toujours une sincérité et une liberté qui manque cruellement au cinéma actuel.

Jesús Franco, c'était ça :




Nous avons le plaisir de proposer à la vente une sélection de films signés Franco sur theendsore.com

Jess Franco, l’infatigable


Malgré les apparences, Jess Franco n'est pas mort et enterré, et l'éditeur Artus Films vient nous le rappeler avec quatre long-métrages indispensables du cinéaste espagnol, inaugurant une collection dvd à son nom.

Si l'année 2012 fut particulièrement difficile pour le réalisateur âgé de 82 ans (décès de sa muse et compagne Lina Romay), l’infatigable metteur en scène de Vampyros Lesbos et du Diabolique Docteur Z continue pourtant à tourner des films. Lors du dernier festival de Stiges, il présentait en première mondiale son film La cripta de las condenadas, accessoirement son troisième long-métrage pour 2012.

Avec plus de 200 films au compteur, l'amateur de pellicules déviantes et cultes aurait pu penser que les éditeurs se bousculeraient au portillon pour sortir les petits miracles sur celluloid de Jesus Franco. Que nenni, depuis la sortie de Bloody Moon chez Uncut Movies, aucuns autres films de Jess Franco n'a été édité depuis 2007, autant dire une éternité. Et ce n'est pas la rétrospective à la cinémathèque de Paris en 2008 qui a fait évoluer les choses.

C'est donc, vous l'aurez compris avec un plaisir intense que l'on accueille dans notre boutique theendstore.com, ces quatre dvd au design soigné et à l'interactivité considérable.

Présentation de l'éditeur :
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> PLAISIR A TROIS (1974)
Sortie de clinique psychiatrique au bout d’un an d’enfermement, Martine de Bressard (Alice Arno) retrouve son manoir et son mari, Charles (Robert Wood). Le couple reprend alors ses habitudes perverses : ils font venir une jeune fille prude pour l’initier à tous les vices à travers des jeux érotiques. La jolie Cécile (Tania Busselier) va ainsi être initiée, aidée par Adèle (Lina Romay), la jeune esclave sourde. Mais, la crypte du manoir cache des secrets et quelques cadavres… 


> VENUS IN FURS (1969)

Jimmy Logan (James Darren), un trompettiste de jazz, noie son manque d’inspiration dans l’alcool et la drogue. Un soir, il rencontre la belle Wanda (Maria Rohm) et tombe instantanément amoureux d’elle. Il n’intervient pourtant pas lorsqu’elle se fait violer par deux hommes. Le lendemain, sur la plage, à peine sorti de ses vapeurs oniriques, Jimmy tombe sur le cadavre d’une femme noyée : Wanda. Le musicien part alors à Rio où il rencontre Rita, une chanteuse noire. Un soir, Wanda apparaît, toute vêtue de fourrure… 

> LA COMTESSE PERVERSE (1974)
Au sein de leur île privée, le Comte Rador Zaroff (Howard Vernon), et son épouse, la Comtesse Ivana (Alice Arno), s’adonnent à des mœurs libertaires pour le moins étranges. Des jeunes filles sont régulièrement accueillies pour des expériences érotiques. Au lendemain de ces soirées, une partie de chasse est organisée, dont le gibier est la jeune fille, poursuivie par la Comtesse, nue et son arc à la main. La victime finit alors mangée par le couple d’aristocrates. Quand la jolie Sylvia (Lina Romay) manque de tomber dans le piège, les choses ne vont pas se dérouler comme à l’accoutumée… 

> CÉLESTINE, BONNE A TOUT FAIRE (1974)

Obligée de fuir de sa maison close à cause d’une descente de police, une jeune pensionnaire, Célestine, se retrouve à errer presque nue dans la campagne. Arrivée devant les grilles d’un château, elle pénètre dans la propriété. Elle est recueillie par Sébastien, le jardinier, qui va lui offrir une douce nuit dans la grange. Au matin, c’est au tour de Malou, le valet, de faire la connaissance de Célestine. Bientôt, toute la famille du Comte de la Bringuette ne pourra plus de passer de Célestine, devenue « Bonne à tout faire », et qui va faire du vieux château un véritable temple de l’amour. 

Quatre exemples de l'étendu de la palette de ce cinéaste stakhanoviste, alternant (parfois au cours de la même année), comédie légère (Célestine), remake hybride (La Comtesse perverse, relecture des Chasses du Comte Zarrof), étude de mœurs (Plaisir à trois) et expérimentation, comme Venus in Furs en 1969 ou plus récemment Paula-Paula en 2010, dernier film de Lina Romay (1954-2012).

> PAULA-PAULA (2010)


Absolument contemporain de ce que l’on a appelé le cinéma moderne, Jess Franco n’a pas suivi la voie des meilleurs de sa génération, attachés à en finir avec le classicisme, à renouveler les formes et à recourir à diverses techniques de distanciation. En empruntant un chemin a priori diamétralement opposé de celui-ci, il n’en a pas moins mené une entreprise de déconstruction aussi radicale que celle d’un Godard. Car lorsque Franco commence à réaliser des films, toutes les histoires ont déjà été racontées par le cinéma. Son érudition cinéphilique (une constante de sa génération) constitue l’arrière-boutique intellectuelle d’une œuvre où, désormais, les mythologies des genres ne sont plus que des figures de rhétorique que le cinéaste met à nu [...]
Jean-François Rauger in Fragments d'une filmographie impossible (texte de présentation lors de la rétrospective à la Cinémathèque de Paris 
Avec ces cinq preuves, de 1969 à 2010, la vitalité de Jess Franco n'a rien à envier à un Manoel de Oliveira (104 ans). 

Retrouvez tous ces films et bien d'autres sur theendstore.com dans la rubrique dédié au réalisateur.

Hommage à Lina Romay (1954-2012)

Depuis des décennies l'histoire du cinéma nous donne à voir des couples de cinéma, fictifs, réels ou fantasmés qui sont entrés dans la légende. Grace Kelly et Hitchcock, Anna Karina et Godard, Marlene Dietrich et von Sternberg, Lina Romay et Franco.

Si vous suivez l'actualité du cinéma (bis), vous l'avez sans doute appris il y a quelques semaines via internet ou par Le Monde (merci Jean-François Rauger) de la disparition de Lina Romay, de son vrai nom Rosa Maria Almirall des suites d'un cancer.


Égérie, muse et compagne du cinéaste fou Jess Franco, pape du cinéma d'exploitation azimuté parfois à la frontière de l'abstraction, Lina Romay était surtout le fantasme de bon nombre de cinéphile, halluciné par les divers rôles de sa carrière et les performances qu'elle endurait pour satisfaire son metteur en scène.
"C'était insensé : Lina était nue et devait danser en rythme sans aucune musique ; il faisait tellement froid qu'on voyait la buée sortir de sa bouche. Il n' y avait pas un seul technicien. Jess tenait la caméra lui-même et dirigeait Lina : "Bouge ton cul, tourne ta chatte, lève tes fesses, écartes les cuisses vers moi, à droite, à gauche...""
Propos de Jean-Pierre Bouyxou in Melanco Lina de Christophe Bier - Mad Movies #251 -p.106

Le corps de Lina , offerte aux spectateurs était un territoire, de désir et d'expérimentation, dont l’acmé reste le long-métrage Shining Sex, le sexe brillant (1977), Lina Romay était une veuve noire, une suceuse de sang, une victime mais c'était surtout celle qui allait ouvrir une nouvelle voix dans la carrière de Franco après la mort de Soledad Miranda. En la filmant jusque dans son intimité, jusqu'à la pornographie, Lina Romay s'abandonna entre les mains de Jess Franco pour faire plaisir à ce dernier mais surtout pour faire jouir l’œil du spectateur.

Aujourd'hui THE END lui rend hommage à travers quatre films rares et inédits en France en vidéo. Si malheureusement aucun ne possède de sous-titres en français ou de version française, la possibilité de découvrir ces long-métrages tous signés Jess Franco, permettent d'appréhender davantage la relation qui les unissaient.


Symphonie érotique (1978)


Après un séjour dans un hôpital psychiatrique, la comtesse de Bressac retourne dans sa maison, tombé en désolation où son mari la méprise et l'humilie avec son nouvel amant, un jeune bisexuel. En outre, les deux hommes développent des perversions sexuelles avec une jeune nonne.. La fragilité psychique de la comtesse va la poussé dans un délire de sexe et de mort ...

"Le film s'appelle Symphonie érotique et il est basé sur une suite pour piano et orchestre de Daniel White. J'ai rédigé à partir de cette œuvre musicale une histoire qui se passe en 1900 à Sintra. [...] J'ai tourné Symphonie érotique comme Necronomicon, avec quelques feuilles de script dans la poche. Le film a été fait l’automne dernier (1978, ndr) ; c'est l'époque où le paysage est le plus beau. Tout est doré, c'est très bizarre, très onirique. Je suis en train de le monter très lentement avec la musique de Daniel [...] L'action de Symphonie érotique se passe dans un château en ruine, situé à côté d'u ncimetierre lui-même construit au bord de la falaise. Tout ceci est d'une beauté incroyable. Il n'y a presque pas de dialogues mais deux ou troix voix off qui lisent quelques morceaux classiques d'Edgar Poe, Stendhaln Sade et Valle-Inclan [...] C'est un film essentiellement musical et les textes sont utilisés comme contrepoint à la musique et à l'action. Par exemple, on entend un poème très calme de Vallé-Inclan sur la Galice verte au printemps alors que défile des images très violentes. Je joue avec le morceau littéraure, les ajoutant comme des sonorités dans le concerte de Daniel"

Philippe Rége "Entretien avec Jess Franco (30 mars 1979)", Ciné Zine Zone in Jess Franco, Énergie du fantasme de Stéphane du Mesnildot - p.108.
Symphonie érotique en vente sur theendstore.com

El sexo está loco (1979)


Les étrangers se reproduisent à une vitesse incroyable ! Un enfant toute les neuf secondes. Dans un groupe, deux couples tombent amoureux et découvrent alors un monde de plaisir...

Film inédit en France. Réalisé entre le Sadique de Notre Dame et Eugenie, histoire d'une perversion.

El sexo está loco en vente sur theendstore.com

Opalo de Fuego aka Deux espionnes avec un petit slip à fleur (1980)


Cécile et Brigitte sont deux jeunes et jolies espionnes françaises. Leurs ultimes mission est de retrouver des filles célèbres qui ont disparu, hypnotisées par l'opale que porte au doigt une certaine Mme Forbes qui les livre ensuite à de richissimes clients...

Opalo de Fuego en vente sur theendstore.com



Les putains de la ville basse (1975)

Le détective privé Al Pereira est entraîné par une mystérieuse jeune femme dans une histoire de chantage et de meurtre.

Downtown en vente sur theendstore.com

Quatre films rares pour (re)découvrir tous les charmes d'un duo mythique et le magnétisme d'une actrice dévouée à un homme, à son homme Jesus Franco.