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The Wicker Man (1973) | Ciné B

Alors qu'habituellement le fan de ciné Bis lorgne avec envie sur la programmation (bis) de la cinémathèque de Paris, le cinéphile azuréen pourra se délecter de The Wicker Man sur grand écran. Un cadeau de Noël avant l'heure.


À la suite de la disparition d'une petite fille sur la petite île de Summerisle, la police envoie un de ses inspecteurs pour enquêter. Sa tâche est compliquée par les insulaires qui nient l'existence de l'enfant et semblent dissimuler d'étranges pratiques...

Sur un scénario d'Anthony Shaffer (Frenzy, Le Limier), financé par le producteur de L'homme qui venait d'ailleurs (David Bowie / Nicolas Roeg) ce film étrange réalisé par Robin Hardy a acquis au fil du temps le statut d’œuvre culte. Réalisateur à la carrière brève, Robin Hardy a retrouvé en 2011 l'univers de The Wicker Man avec The Wicker Tree. Sorti dans divers festivals, ce nouveau film toujours inédit en dvd semble avoir quelques difficulté pour trouver le chemin des revendeurs.
Dans la production des années 70, The Wicker Man fait figure d'ovni à côté des films de la Hammer ou de la Amicus. Son sujet, sa mise en scène et les ombres scénaristiques font de ce long-métrage une inexpérience incroyable qui n'a toujours pas perdu de sa force et de son mystère.

Le film fut édité en dvd dans la collection "Cinéma de Quartier" de Jean-Pierre Dionnet dans une édition 2dvd (aujourd'hui introuvable) comprenant la version longue du film de 99 minutes contre 84 pour la version salle. Le site internet de la cinémathèque de Nice indique 1h39 ce qui laisserait penser qu'il s'agit de la version longue. Info ou Intox, seul les azuréens pourront confirmer ceci mais il n'est pas impossible que se soit la version longue tant la diffusion en dvd tant à se généraliser dans l'institution.

> vendredi 2 décembre à 21h30

Duel au couteau (1965) | Ciné B

Plus connu pour ses talents de maitre de l'angoisse (La fille qui en savait trop, Le masque du démon, Opération Peur ou encore Schock), Mario Bava a pourtant signé tout au long de sa riche et grande carrière des "petits" films venant balisé sa filmographie d'un certain hommage envers un cinéma plus "Hollywoodien". Mario Bava a réalisé aussi bien des films à grand spectacle, de science fiction, des westerns voire même une comédie. Si tous ces films ont la volonté de satisfaire avant tout les spectateurs des classes populaires, il faudrait un jour qu'un journaliste / auteur français planche sur son œuvre autrement qu'à travers la peur ou les effets spéciaux. Ou alors, espérons que dans un avenir lointain un éditeur français courageux (ou fou) décide de traduire l'ouvrage, que dis-je la bible, sur Mario Bava "All the colours of the darks" signé Tim Lucas.


Arald, roi des Vikings, a disparu en mer il y a plusieurs années. Son général, Aghen, rentre au pays avec son armée et décrète que la couronne et l’épouse d’Arald, Karin, lui appartiennent. Cette dernière s’enfuit avec son fils, Moki, pour se cacher dans la forêt. Un jour, alors qu’ils sont attaqués par des hommes d’Aghen, un voyageur solitaire leur porte soudain secours. Il reste avec eux pour réparer les dégats causés par l’attaque, et Karin commence à se confier à lui...

À mi-chemin entre Les Vikings de Richard Fleischer et L’Homme des vallées perdues de George Stevens, Duel au couteau participe au renouveau du film d'aventures dans le cinéma italien des années 60. Mario Bava (Le Masque du démon) réalise une œuvre épique au Techniscope flamboyant qui se distingue par sa psychologie complexe. Pour leur dernière collaboration, le maître italien offre à Cameron Mitchell (Six femmes pour l’assassin) un rôle sensible et exigeant, à la hauteur de son talent.

Édité en 2009 par Carlotta dans une salve consacrée à Mario Bava (Les Vampires, La Baie Sanglante), le film de Mario Bava est accompagné d'un entretien avec Jean-Pierre Dionnet intitulé « Un western viking », revenant sur le tournage du film et sur la manière dont les productions hollywoodiennes de l’époque ont influencé tout un pan du cinéma de genre italien.

Le film, ainsi que d'autres long métrage de Mario Bava sont disponibles auprès de THE END. Plus d'infos à theendstore@gmail(point)com

> Vendredi 28 octobre à 22h00 à la Cinémathèque de Nice

La Maison du Diable | Ciné B

Le mois dernier, nous évoquions, à l’occasion de la diffusion du Voyage Fantastique dans la case Ciné B, le manque d'originalité de la part des décideurs de la cinémathèque de Nice. Et bien nos vœux n'ont pas été exaucé. Si La Maison du Diable (1963), dont nous préférons le titre original The Hauting est un classique à faire (re)découvrir, un peu de fraicheur ne ferait pas de mal. Espérons-le pour la rentrée.


Le Dr Markway qui effectue des recherches dans le domaine de la parapsychologie tente une expérience de perception extrasensorielle avec un groupe de personnes réunies dans un vieux manoir réputé hanté. Dès le départ, des bruits insolites terrorisent les habitants de la demeure...

Critique de Frédéric Bonnaud pour les Inrockuptibles

Avec La Maison du diable, Robert Wise posait de main de maître les fondations d'une nouvelle vague du film d'horreur.

Ce film rare jouit d'une certaine réputation auprès des cinéphiles. Réputation méritée tant la montée de l'angoisse y est subtile et originale. En le tournant, Robert Wise semble s'être souvenu de la grande leçon de Val Lewton, son premier employeur : "En montrer le moins possible et laisser l'ambiguïté s'installer." Et effectivement, Wise ne montre rien. Lors de l'entretien qu'il nous avait accordé (n° 54), il avait fini sur ces mots : " La Maison du diable était fondé sur la peur de l'inconnu, on ne voyait que des ombres." Le reste est affaire d'imagination.

Les quatre personnages n'en manquent pas. Entre l'honorable spécialiste des phénomènes paranormaux qui a des petits soucis conjugaux, la médium lesbienne qui a bien du mal à s'assumer comme telle, la vieille fille frustrée et l'héritier désabusé, c'est un véritable concours de névroses que va abriter la maison hantée. Hantée ? Oui, si on veut, hantée par toutes les peurs qui se sont succédé dans ces murs. En s'emparant du thème rebattu de la demeure maléfique, Wise opte pour un efficace transfert dramaturgique : la peur passe de l'extérieur à l'intérieur, ce sont les personnages qui l'amènent avec eux, bien décidés à la faire fructifier pour tenter de la vaincre. Les habitants arrivent avec leurs problèmes, la maison les changera en fantômes. Et Wise ordonne quatre mises en scène concurrentes pour un lieu unique. La Maison du diable prend vite des allures de psychanalyse de groupe. C'est un traitement de choc.

Filmé en contre-jour (ou en contre-nuit, avec gros nuages noirs obligatoires) et en contre-plongée, l'inoffensif vieux tas de poussière paraît de plus en plus menaçant à mesure que Wise multiplie les effets "gothiques" : un simple courant d'air devient un claquement de porte effrayant, un grincement de boiseries ne peut plus être qu'un avertissement, un bruit sourd semble lourd de menaces, un décor surchargé passe du statut de cabinet des curiosités à celui de musée du crime, les statues ont un regard peu amène. Dès le début, la voix off ­ à la fois fiévreuse et discrètement ironique ­ nous avait promis un "schéma classique". Promesse tenue. Et tout le catalogue "d'effets qui font peur" y passe, rien n'est oublié, tout est recyclé de main de maître. On voit, on entend (la bande-son est prodigieuse d'inventivité) l'horreur s'installer. Et pourtant il ne se passe rien, les personnages jouent avec leurs ombres sans jamais se lasser. C'est leur santé mentale qui est en jeu, la nôtre finit par en souffrir. Tout ça finira mal.

Parmi les successeurs patentés, seul Stanley Kubrick tirera les leçons de La Maison du diable. Ce sera Shining. En reprenant le même point de départ que Wise (l'esprit anime un lieu qu'il a reconnu comme sien), il le poussera bien plus loin, vers des contrées où Wise n'avait pas osé s'aventurer. Mais celui-ci avait grandement contribué à poser les fondations d'une horreur nouvelle.


Un mot sur Robert Wise (1914-2005), réalisateur de West Side Story, de la Mélodie du Bonheur, du Mystère Andromède et d'une trentaine d'autres films. Peut-être trop justement pour une critique française plus à même de glorifier les véritables auteurs cherchant cohérence et unité là où un artisan de la trempe de Wise réussissait à faire gagner de l'argent à ses producteurs. Et pourtant il faut reconnaitre que les films signés Robert Wise ont tout autant marqué des générations qu'un Hitchcock ou qu'un Kubrick.

> vendredi 17 juin à 21h30

le film est disponible en dvd auprès de THE END (theendstore(at)gmail.com)

Le Voyage Fantastique | Ciné B


Le professeur tchèque Jan Benes, seul savant au monde détenant la formule permettant de donner au corps humain des proportions microscopiques pendant plus d'une heure, tombe victime d'un attentat. Gravement blessé au cerveau, les savants américains décident de le traiter « de l'intérieur » en introduisant dans son corps un groupe de médecins « miniaturisés ». C'est ainsi que le docteur Duval, sa jeune assistante Cora et le docteur Michael prennent place à bord d'un sous-marin expérimental dû aux travaux du général Carter et dirigé par le capitaine Owens, assisté de Grant, un officier des services secrets américains. Une fois réduits avec leur navire à des proportions microscopiques, les cinq pionniers sont « injectés » dnns la veine jugulaire du blessé à l'aide d'une seringue. Et commence alors le voyage fantastique. Vaisseaux sanguins, artères, poumons, coeur, etc, posent des problèmes considérables, et les savants « miniaturisés » sont plus d'une fois menacés de périr sous les assauts des anticorps émis par l'organisme réagissant à leur intrusion. Muni d'un laser, le docteur Duval et son assistante quittent le sous-marin pour aborder directement la région blessée du cerveau et l'opérer en toute hâte, car, dans six minutes, l'effet de la « miniaturisation » sera aboli ! Au moment crucial, la présence d'un traître se révèle qui périra dans le sous-marin détruit par une explosion. C'est par le conduit du nerf optique que les savants regagnent la pupille de l'opéré, et sont recueillis dans une larme captée par les observateurs angoissés, qui assistent muets d'admiration au retour de ces courageux pionniers de la science.

Réalisé en 1965 par Richard Fleisher, Fantastic Voyage est une réussite de la science-fiction ou plutôt d'anticipation tant les recherches actuelles sur les nano technologies laissent entrevoir un progrès similaire au film. Isaac Asimov, qui a novelisé le film en 1966, fut même obligé de revoir sa copie en 1987 pour réactualiser les événements d'un point de vue scientifique à travers son Voyage fantastique : destination cerveau. Le long métrage de Fleisher est également une belle parabole du climat oppressant et paranoïaque qui régnait aux États-Unis en pleine guerre froide.
Le film reste encore aujourd'hui un grand moment de cinéma pour ses décors pop, aux couleurs acidulées et à ses effets spéciaux ingénieux dû à des collaborateurs de renoms. Deux noms, Ernest Lazlo et Harper Goff ont marqué de leur empreinte le voyage fantastique. Le premier, chef opérateur, a filmé les décors translucides éclairés de l’extérieur et les séquences hors du sous marin furent tournées à 72 images par secondes puis projetées à vitesse normale pour avoir se rendu de fluidité. Quant à Harper Goff, responsable du Nautilus dans 20 000 lieues sous les mers (déjà de Richard Fleisheir) conçu le sous-marin du Voyage Fantastique.
Pour l'anecdote Joe Dante réalisa en 1987 une sorte de remake avec son film L'aventure Intérieur mais sur un versant plus comique.

Le film est proposé dans la case Ciné B de la cinémathèque de Nice, si on aime grandement le film, THE END aimerait un peu plus de risque dans la programmation. Si une personne de l'institution passe par là, osez le gore qui tache, les films de cannibales, les giallos et autres films mêlant allégrement éros et thanatos.

> jeudi 26 mai 2011 à 16h00
> vendredi 27 mai à 22h00

Le film est disponible en dvd auprès de THE END (theendstore(at)gmail(point)com

Ciné B : La mouche [The Fly]



Pour la dernière séance Ciné B avant 3 mois de vacances, la Cinémathèque de Nice propose The Fly (1958) de Kurt Neumann. La Mouche, en français, est le film original qui inspira 18 ans plus tard David Cronenberg dans un remake du même nom.

Information :

D'après le roman de George Langelaan - Interdit aux moins de 12 ans
Avec : Vincent Price, David Hedison, Patricia Owens, Kathleen Freeman, Herbert Marshall

Après de longues recherches , un jeune savant a réussi à desintégrer un objet puis à le restituer dans sa forme initiale . Il décide de faire des tests sur des êtres vivants et se soumet à un essai. Mais pendant l'expérience, une mouche s'introduit dans l'appareil…




Si vous souhaitez approfondir vos connaissances quant à ce premier volet d'une saga qui compte rien de moins que 2 séquelles ( Le Retour de la Mouche [1959] ; La Malédiction de la mouche [1965]), sachez que Mad Movies consacre un dossier complet sur la trilogie dans son numéro du mois de juin, ZZZzzzZZZ!!!!



> Vendredi 25 juin 2010 à 22h00.

La trilogie est disponible en dvd à la boutique

Ciné B : Plan 9 from outer space



VOSTF 1959 Usa 01h19
Avec : Bela Lugosi, Vampira, Gregory Walcott, Mona Mc Kinnon

Des extraterrestres appliquent un plan diabolique, le Plan 9, destiné à manœuvrer les terriens. Il consiste à faire ressusciter les morts pour qu'ils affrontent les vivants…

> Vendredi 5 mars à 22h00
> Dimanche 7 mars à 11h00

De manière irrégulière la cinémathèque de Nice propose des séries B (ou Z pour les plus médisants). Mais 51 ans après sa réalisation, le soi-disant plus mauvais film de l'histoire du cinéma a les honneurs du grand écran et ça des films plus (re)connu n'auront pas cette chance.

A découvrir !

Ciné B : La Baie sanglante [Reazione a catena] - 1971




A ne pas louper ce soir à la Cinémathèque de Nice, la Baie sanglante de Mario Bava en copie neuve. Merci qui ? merci Carlotta !

> 23/10 à 21h45