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Coffret Mondo di Notte

Bien avant Mondo Cane et la vague de films qui s'en suivirent, des films s'attachaient à dévoiler (déjà) la face cachée de notre monde, c'était les Mondo di notte.


Si le Mondo Movies a eu son acte de naissance "officialisé en 1962 avec la sortie de Mondo Cane, il doit néanmoins son existence à un genre cinématographique antérieur de quelque années, genre à l'existence brève et aujourd'hui totalement oublié, mais auquel il doit un certain nombre de ses auteurs, sa structure de production et de diffusion, et, plus important peut-être, sa terminologie. En effet, c'est dans les films sexy italiens que le terme Mondo commence à apparaitre dans le sens où nous l'entendons ici, à savoir comme une appellation générique désignant un voyage autour du monde, monté de manière aléatoire et proposé au public comme spectacle populaire. Il est, en tout cas, plus que vraisemblable de penser que si Gualtiero Jacopetti n'avait pas collaboré à des films comme Nuits d'Europe ou Mondo di notte, il n'aurait pas imaginé le concept même du docu-horreur, en tout cas pas avec la même forme ni surtout avec la même intuition.
Sébastien Gayraud et Maxime Lachaud in Reflets dans un oeil mort - Mondo Movies et films de Cannibales (Bazaar & Co)

Les trois premiers volets des Mondo di Notte sont aujourd'hui disponible en dvd dans un coffret digipack cartonné édité à 999 exemplaires proposant le premier et le dernier avec des versions françaises.

Sortie en France en janvier 1961, le premier Mondo di Notte (1959)- traduit en français par Les Nuits du monde - parcourt la planète entière pour dévoiler aux spectateurs les plus belles femmes des cabarets mais également tout le folklore des nuits dans les quatre coins du globe (Danemark, France, Grande-Bretagne, Hong-Kong, Japon, Allemagne, États-Unis). Les deux suites signées Giani Proia en 1961 (Tous les plaisirs du Monde en France) et en 1963 proposent la même volonté de faire voyager le spectateur dans les endroits les plus "exotiques" mais en rajoutant divers éléments comme des hommes musclés, des séquences tournées en Afrique puis pour le 3 des fakirs, des séquences de chasse confirmant le virage vers le Mondo "classique". Cette différence des débuts fait tout le charme de cette saga .

Mondo di Notte et les autres films de la série sont d'autant plus intéressants car avec un fonctionnement identique et l'idée de donner accès à un public populaire des spectacles qu'ils ne pourront jamais voir, l'effet produit par le visionnage de ces films de cabaret est à l'antithèse du Mondo.[...] un film comme celui de Luigi Vanzi propose [quant à lui], des plans larges où tels les spectateurs dans la salle que nous voyons sans cesse afin d'une meilleure identification, nous assistons à une vision d'ensemble du spectacle comme si nous étions avec eux.
Sébastien Gayraud et Maxime Lachaud

Le Mondo, lui, n'aura retenu que la particularité des images, leur impact visuel, leur puissance fantasmagorique. Le corps n'est plus chair mais viande.

Alan Clarke, l'événement !

Petit à petit le catalogue de Potemkine s'étoffe de fort belle manière. Après l'annonce du coffret Intégrale Tarkvoski, l'autre événement de cet automne sera ni plus ni moins que le coffret Alan Clarke (1935-1990) comprenant ses films les plus emblématiques, les plus forts émotionnellement parlant, les plus beaux. Détails du coffret ainsi que des titres disponibles à l'unité.


Ce coffret renferme quelques-uns des plus beaux films d’Alan Clarke (1935-1990), figure-clef du cinéma britannique des années soixante-dix et quatre-vingts. L’œuvre du cinéaste, riche de soixante courts, moyens et longs métrages ne recule devant aucun des sujets brûlants de son époque et balaie le spectre de toutes les violences : prisons juvéniles (Scum, 1979), hooligans (The Firm, 1988), jeunes en déshérence (Made in Britain, 1982) ou guerre civile en Irlande du Nord (Elephant, 1989). Magistrales leçons d’humanité que ces films, parfois éprouvants, toujours haletants mais jamais empreints de désespoir car les hommes et les femmes qui les peuplent y déploient une incroyable énergie que la mise en scène d’Alan Clarke n’a de cesse de célébrer. Une mise en scène toute en épure, tendre, âpre et rock’n’roll, en un mot, inimitable. Le cinéaste a ainsi bâti l’œuvre la plus contestataire des années Thatcher sans jamais apposer un regard moralisateur. De nombreux réalisateurs actuels se réclament de son influence, tels Danny Boyle (Trainspotting), Gus Van Sant (Elephant), Stephen Frears (Les Liaisons dangereuses) ou encore Paul Greengrass (Bloody Sunday).

DVD 1 : SCUM (1979) – 98 min


Angleterre, années 1970. Trois jeunes, Carlin, Davis et Angel arrivent dans un borstal, un centre de détention pour mineur. Ils ont peur. Ils ont raison, car ils vont connaître l’enfer. Dans le centre, c’est la loi du plus fort, la loi du plus méchant, le règne de la terreur et de l’humiliation. Pris dans l’engrenage infernal d’un système sans issue, Carlin, Davis et Angel n’ont plus qu’un but : survivre.
Trois ans après la sortie en salle de Scum, le Criminal Justice Act 1982 abolissait les borstals. « Devant le féroce réalisme du film, les responsables de la BBC se sont dégonflés et ont interdit la diffusion. Les producteurs privés m’ont permis de refaire avec les mêmes équipes un film pour le grand écran ». Initialement produit par la BBC et réalisé à partir d’enquêtes réelles, Scum montre les conséquences dramatiques de l’isolement et des sévices innombrables distribués dans ces prisons-écoles du crime. C’est l’un des films importants du plus grand réalisateur anglais contemporain, Alan Clarke.

DVD 2 : MADE IN BRITAIN (1982) – 74 min


Angleterre, années 1980. Trevor, 16 ans, une croix gammée tatouée entre les yeux, sort du tribunal. Il vient d’être condamné pour vols, violences et dégradations. En route vers le centre pour jeunes délinquants, son tuteur Harry Parker tente de le convaincre de changer de voie. Mais Trevor a accumulé trop de violence en lui. Consumé par la haine et l’amertume, il va suivre un tout autre chemin…
Plongée vertigineuse au cœur de l’Angleterre des années Thatcher sur fond de musique punk (The Exploited), Made in Britain est le film coup de poing qui marqua les débuts fracassants de Tim Roth à l’écran (Reservoir Dogs, Pulp Fiction, La Planète des singes). Dès la première image, l’énergie et la fluidité surnaturelles de la mise en scène d’Alan Clarke (Scum, Elephant) happe le spectateur pour ne plus le lâcher. Une magistrale leçon de cinéma.

DVD 3 : THE FIRM (1989) & ELEPHANT (1989)


The Firm
Angleterre, années 1980. Agent immobilier plutôt doué, Clive Bissel, habite avec sa femme et sa fille un petit pavillon dans une banlieue cossue de Londres. Mais pendant son temps libre, Clive oublie cette existence respectable pour devenir « Bex », le leader charismatique et ultraviolent de l’Inter City Crew, un groupe de hooligans engagé dans une lutte farouche avec d’autres clubs de supporters…
Marquant les débuts de la carrière de Gary Oldman (Dracula, Batman, Harry Potter), ce film à la fureur incandescente est inspiré des activités de l'Inter City Firm, une organisation de hooligans du club de football de West Ham United pendant les années 1970-1980.

Elephant
« De ce film visionnaire qu’est Elephant, sans musique, sans parole, et dit-on sans personnage, on sort terrifié par les perspectives, ému par les lumières matinales, et sidéré par le mystère, intarissable et douloureux, de chaque nouvelle apparition. »
Cahiers du cinéma

A l’aube des années 1990, le conflit en Irlande du Nord fait rage et Belfast vit au rythme des émeutes et des attentats. Elephant met en scène dix huit meurtres d’inconnus exécutés froidement en autant de plans séquences. Ce film à l’épure magnifique produit par Danny Boyle (Trainspotting, 28 jours plus tard) inspira Gus Van Sant pour réaliser le film du même nom sur la fusillade du lycée Columbine aux États-Unis.

Suppléments :

- Version BBC de Scum (77 min)
- Director: Alan Clarke, documentaire sur l’œuvre du cinéaste (52 min)
- Entretiens avec l’acteur Tim Roth et le scénariste David Leland
- Commentaires de la critique Andrea Grunert

Prix : 40 euro (coffret) / 20 euro à l'unité

Disponible sur theendstore.com

source : Potemkine

Les Nuits rouges du bourreau de Jade | Hk Vidéo

C'est le 13 octobre prochain que les amateurs de curiosité cinématographique pourront découvrir en dvd et en blu-ray, le premier film de Julien Carbon et Laurent Courtiaud, Les Nuits rouges du bourreau de Jade.
Le dvd et le blu-ray seront édités sous le label HK Vidéo, synonyme (normalement) de packaging et de traitement de qualité. Pour ceux qui ont, comme l'auteur de ces lignes, manqué le film lors de son exploitation salle en avril dernier, rappel de l'histoire et des diverses critiques autour du film


Hong Kong, de nos jours. Carrie est obsédée par les châtiments du Bourreau de Jade. Exécuteur du premier Empereur de Chine, il torturait ses victimes à l'aide de redoutables griffes et d'un poison provoquant un plaisir extatique mortel. Avec la complicité de son amant, elle explore des perversions sadiques inouïes et rêve de redonner vie à la légende en mettant la main sur la potion maudite. Surgit alors Catherine, une Française recherchée par Interpol et détentrice à son insu du précieux élixir, caché dans une antiquité qu'elle entend bien écouler. Le destin les réunit par l’entremise de Sandrine, trafiquante d'art, tandis que l’objet brûlant suscite aussi la convoitise d’un mafieux taïwanais, Monsieur Ko.


Une idée derrière latex
Avec son titre qui rappelle les riches heures des cinémas des Grands Boulevards, les Nuits rouges du bourreau de jade forment un territoire familier - énième tentative de résurrection d’un cinéma de genre - mais, pour une fois, lesté d’agréables surprises. Le film est avant tout une généreuse collection de fantasmes, de pellicule ou simplement sexuels, dans laquelle les femmes sont fatales et référencées au panthéon des légendes de l’écran tandis que les hommes en sont réduits au statut de brutes qu’il s’agit de contourner, à coups de flingues s’il le faut.
Outre l’histoire alambiquée pour pas grand-chose, c’est surtout la jubilation de Carbon et Courtiaud à mettre en scène les cruelles performances de la belle Carrie Ng qui constitue le charme le plus contagieux du film. Et ce dès la scène inaugurale, où une pauvre fille passe un sale quart d’heure dans une machine infernale qui la transforme en statue de latex avant que Carrie ne s’occupe de son cas. A l’évidence, les deux cinéastes aiment éperdument cette folle sadique dont l’imagination et la dextérité à manier des griffes de métal feraient passer Jack l’éventreur pour un charcutier humaniste.
Elle campe une richissime excentrique de Hongkong qui aime le dry martini, l’opéra cantonais et trancher en rondelles des prostituées nubiles. Surtout, elle poursuit un rêve érotique ultime : se procurer un poison mythique qui décuple les sensations de celui ou celle qui l’absorbe. Le plaisir ou la douleur aboutissent à la mort, dans un orgasme de calibre feu d’artifice ou dans d’indicibles souffrances. De toute manière, ce n’est pas la fin qui importe mais bien le raffinement fétichiste pour y parvenir. C’est ici la parabole de tout l’univers des réalisateurs. La belle Carrie, génie du mal forcément solitaire, déambulant sur ses talons de quinze dans un Hongkong déserté (une des plus belles idées du film), traquée dans une maison coloniale à l’abandon pour un finale à la Johnnie To ou écrasant une larme en écoutant un air d’opéra sont des scènes qui suffisent largement à former un film.


Bruno Icher in Libération
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Le Venin de la peur
Le premier long-métrage de Julien Carbon et Laurent Courtiaud offre un rare exemple d'oeuvre à la fois très concertée et porteuse d'un secret tapi dans les méandres de son récit. Deux Frenchies jadis partis à Hong-Kong pour y écricre des scripts (Running Out of Time de Johnnie To, l'ineffable Balck Mask 2 de leur ami Tsui Hark), une coproduction échaudée par delà les fuseaux horaires avec un boite parisinnen un univers chinois où débarque une jeune femme traquée, entre blonde hitchcokienne et samouraï melvillien : tout cela accouche d'une narration en état d'équilibre instable, où on cherche sans cesse le véritable personnage principal parmi des figures délibérément bidimensionnelles. [...] Ces nuits rouges... reviennent en effet aux conceptions d'un fantastique à l'ancienne où les éléments horrifiques, loin de constituer la substance de l'oeuvre, sont néamoins de véritables climax. Mais dans ce film non gore recelant pourtant des scènes gorissimes, la souffrance extrême, avec ses arrières-plans raffinés, demeure un poil théorique, relavant avant tout d'une dimension ludique. [...] Grâce à leurs papilles affutées, Carbon et Courtiaud rentrent donc de plain-pied dans le théâtre obscur des désirs sadomasochistes.


Gilles Esposito in Mad movies #240 p57








Les bonus comprendront un commentaires audio des réalisateurs, un making of, des scènes coupées et les traditionnelles bandes-annonces.

Source : Seven Sept

The Human Centipede en France !

Dans l'histoire du cinéma, quantité de film reste cultes encore aujourd'hui grâce à des scénarios et/ou des réalisations outrancières. Le studio Troma a fondé toute sa gloire par l'intermédiaire de ses longs métrages pour le moins hallucinants (Toxic Anger). D'autres ont su jouer de la censure et des diverses interdictions, nous pensons à Texas Massacre Chainsaw, Saw III ou encore Maniac de William Lustig.
Le rapport avec The Human centipede ? Et bien l'histoire, aussi courte soit-elle, remporte la palme de l'abject et donc du fascinant. Un scénario qui a permis au film de faire le "buzz" sur Internet. Jugez-en par vous-même :


Une nuit, deux jeunes américaines en voyage à travers l’Europe, tombent en panne en plein milieu d’une forêt. Par chance, elles découvrent une maison dans laquelle vit un ancien chirurgien allemand, le Dr.Heiter. Ravies d’y trouver refuge, elles sont alors loin d’imaginer qu’elles vont devenir les cobayes d’une expérience chirurgicale inédite : le médecin entend en effet créer un mille-pattes humain en les reliant entre elles par un seul et même tube digestif : The human centipede !

Annoncé en dvd et en blu-ray pour le 13 octobre prochain, The Human Centipede fera la joie des amoureux du cinéma trash et des curiosités malsaines. A ce jour, nous ne savons pas si le film sera accompagné de bonus. Sachez qu'en Angleterre le film est disponible depuis octobre 2010 avec une ribambelle de suppléments :

Director's commentary
Trailer
Deleted scene (1:17)
Behind the Scenes (8:39)
Interview with director Tom Six 1 (23:39)
Interview with director Tom Six 2 (5:07)
Foley session (4:41)
Casting session
Q&A with director Tom Six and actor Dieter Laser (22:08)

A noter que la suite, The Human Centipede, Full Sequence vient d'être purement interdit d'exploitation par le comité de censure anglais. Une formidable exposition et publicité pour un film qui dans tous les cas trouvera sans doute son public par des voies alternatives.


The Human Centipede - Trailer

Independenza ! Part 17 : Spectrum Films

Qu'il est bon de voir des éditeurs courageux ! Spectrum Films travaille dans l'ombre des géants en proposant un catalogue centré sur l'Asie avec des films indépendants, rares et beaux. Présentation des titres disponibles et de leur dernière nouveauté en édition collector limitée, dépêchez-vous !


Chow Yun-Fat Boy meets Brownie Girl de Gee-woong Nam
Chow Yun-Fat meets Brownie Girl s’inspire d’une ancienne légende asiatique. Gun-taé, ne rêve qu’à uen seule chose : être Chow Yun-Fat dans ses films. Une nuit, il récupère un bocal mystérieux. Après y avoir déposé des escargots, une jeune fille apparaît et le récompense en faisant son ménage. Dans le même temps, le gangster Young-baek commence a troublé le paisible village. C’est à Gun-tae de prouver maintenant qu’il est capable de suivre les pas de Chow Yun-fat…

Bonus :
moyen métrage "Teenage Hooker became killing machine" (60mn)
Une jeune lycéenne qui se prostitue la nuit revient à la vie sous la forme d'une véritable machine à tuer après avoir été assassinée par son professeur.
court métrage "Kangchui" (30mn)
Bande annonce


Parking de Mong-Hong Chung
Chen Mo a rendez-vous pour dîner avec sa femme. Le temps d’acheter un gâteau, il retrouve sa voiture bloquée par une autre. Toute la nuit, il va visiter les étages d’un immeuble à la recherche de son propriétaire, multipliant les rencontres avec des personnages excentriques et surmontant de nombreux événements…

Bonus :
Making of
Court-métrage : « Summer Afternoon »
Galerie de photos
Bande-annonce


Land of Scarecrows de Gyeong-tae Roh
Land of Scarecrows, terre d'épouvantails, est une succession de tableaux à la fois magnifiques et cruels, un film poétique, méditatif, décalé, parfois irréel mais qui parle de notre monde d'aujourd'hui. Deuxième volet d'un tryptique sur la pollution environnementale, physique et mentale. Avec une économie de moyens et un style proche du film expérimental, Gyong-tae Roh nous présente une œuvre en marge du cinéma, comme le sont ses personnages, en marge de la société.

Bonus :
Interview du réalisateur
Emission de TV Coréenne
Les deux premiers courts-métrages du réalisateur
Bande annonces Spectrum Films


Treeless Mountain de So Yong Kim
Jin et Bin, deux petites filles, habitent dans un appartement inconfortable de Séoul. Quand leur mère décide de partir à la recherche de leur père dont elle est séparée, Jin et Bin sont obligées de passer l'été avec leur tante dans une petite ville. Mais celle-ci perd sa maison, et les deux enfants partent chez leur grands-parents à la campagne. Grâce à ce voyage fait d'abandons, les deux soeurs se rapprocheront l'une de l'autre et apprendront l'importance des liens du sang.

Bonus :
La bande-annonce
Les Commentaires audio de la réalisatrice et du producteur
L'interview des deux enfants
La conférence autour du film


Failan de Hae-sung Song
Lee Kang-jae, truand raté, sort de prison. Un jour, alors qu'il allait se constituer prisonnier à la place de son chef de bande, la police se présente à son domicile et lui annonce la mort de sa femme, Failan, épousée pour quelques billets. Au travers d’objets personnels, Lee Kang-jae découvre une femme jusqu’alors inconnue. Toute sa vie est remise en question.

Bonus :
Bande annonce
Filmographie


The Passenger de Francois Rotger
Une impossible histoire d’amour. Un père mêlé aux Yakusas. Un homme accusé de vol et fuyant le Japon. Une femme tétanisée par le temps qui passe. Deux pays, deux cultures, le Japon et le Canada. Une notion différente du courage, de la solitude... Un thriller cachant dans ses méandres la complexité de ceux qui vivent comme ils peuvent. Parce que ce qu'ils désirent et ce qu'ils obtiennent sont deux choses très différentes...

Bonus :
Making of
Commentaire audio du réalisateur
Bande originale sur une piste séparée
Bande-annonce
Filmographies

Si vous êtes intéressé par un de ces films, n'hésitez pas à demander nos tarifs par mail à theendstore(at)gmail(point)com.

Jack Smith, flaming director

Jadis, le cinéma expérimental et underground avait une certaine reconnaissance de la part de grand réalisateur qui leur permettaient ainsi d'avoir une certain visibilité. Nous pensons à Kenneth Anger dont David Lynch et Martin Scorsese ont été profondément marqué mais nous pensons également à Brian de Palma dont le début de carrière est très marqué par le cinéma underground new-yorkais des années 60, époque phare d'Andy Warhol ou William Burroughs.

Si certains films (voire l'intégralité pour Kenneth Anger) des artistes / réalisateurs pré-cités sont disponibles en dvd, d'autres sont quasiment invisibles dont Jack Smith. Le seul moyen pour découvrir ce "type" de films reste encore les festivals tels que le LUFF (Lausanne Underground Film Festival).


Jack Smith (1932-1989) est une personnalité hors du commun pour un cinéma hors norme. Originaire de l'Ohio, Smith déménage au Texas puis dans le Wisconsin, des territoires ruraux qui seront le terreaux et le paradoxe d'une filmographie haute en transgression. En 1951, Jack Smith prend la direction de Chicago pour travailler dans un théatre et tourne son premier film en 16mm, Buzzards Over Baghdad, hommage à l'actrice Maria Montez. C'est le début d'une carrière haute en couleurs, emprunt d'un certain exotisme, d'un sens de l'érotisme et du scandale, Jack Smith a su repousser les limites du montrable.



La documentation en français autour de Jack Smith étant rare c'est avec un certain plaisir que THE END vous propose ce numéro(#8 - mai 2002) d'une revue aujourd'hui disparue, Exploding. Sous-titrés "revue d'analyse de l'expérimentation cinématographique", Exploding a été une fenêtre pour tous les réalisateurs inclassables issus de l’expérimental et l'underground français et international. Ce numéro limité à 500 exemplaires est entièrement consacré à la carrière de Jack Smith. 114 pages retraçant le parcours chaotique et scandaleux d'un cinéaste à la vision avant-gardiste.

L'importance de Smith dans le cinéma est d'avoir voulu confondre son identité avec sa représentation, en leur donnant la même organisation, ou plus justement, la même désorganisation, les mêmes béances et, finalement, la même angoisse, négligeant presque les contraintes de la représentation devant son égotisme malade. L'inachèvement des films, leur remontage perpétuel, une tentation de l'informe qui s'épanouit souvent dans le carnavalesque, toutes ces reprises et dégradations ne poursuivent que la reprise et la dilatation d'une identité sans synthèse, faite d'images qui s'absorbent et se neutralisent, images d'exaltation comme d'effondrement.
Jen-Marie Samocki

Si vous souhaitez découvrir tout l'univers de Jack Smith, envoyez un mail à theendstore(at)gmail(point)com.
Vous pouvez également vous procurer cette revue sur theensdtore.com

Prix : 10 euro

Andreï Tarkovski, l'intégrale !

Potemkine pense déjà à Noël en annonçant l'intégrale des longs-métrages réalisés par Andrei Tarvoski pour le 1 novembre prochain. Le tour de force de l'éditeur parisien est d'avoir sur convaincre les éditeurs Films Sans Frontières et Arte vidéo de bien vouloir leur laisser exploiter leurs titres qui sont respectivement Nostalghia (1983) pour le premier et le Sacrifice (1986) pour le second.



Nous retrouverons donc les films suivants :

L'enfance d'Ivan (1962)
Ivan, 12 ans, est décidé à venger sa famille assassinée par les nazis. Il rejointun régiment de partisans russes comme éclaireur. Sa capacité à se glisser à travers les lignes ennemies sans être remarqué le rend rapidement indispensable. Cependant, ses supérieurs considérant ses missions comme trop dangereuses, décident qu’il doit quitter le front. Ivan résiste et convainc les officiers de le laisser mener une dernière expédition…

Andrei Roublev (1966)
Andreï Roublev est chargé par Théophane le Grec de décorer une cathédrale à Moscou. Quelque temps après, il assiste à l’invasion sanglante de son pays par les Tatars, qui soumettent les habitants à d’atroces cruautés. Tourmenté par un meurtre qu’il a dû commettre pour sauver sa vie et celle d’une jeune fille, Andreï fait voeu de silence et renonce à son art, ce qui l’amène à une profonde réflexion sur le rôle de l’art et de l’artiste…

Solaris (1972)
Sur la planète Solaris bouillone un mystérieux océan, immense inconscient collectif où les pensées, les souvenirs et les rêveries des hommes prennent corps pour venir les hanter. Kelvin, un psychologue, est envoyé dans la station orbitale dont l’équipage étudie la vie de Solaris. Quand il arrive dans la station, il découvre que son ami, le physicien Guibarian, s’est suicidé et que les deux autres savants sont dans un état nerveux inquiétant. Au détour des couloirs on entrevoit des personnages dont la présence dans la station est inexplicable…

Le miroir (1975)
Aliocha, un cinéaste de 40 ans, est sur le point de mourir. Il se penche alorssur son passé, rassemblant les souvenirs de la maison de son enfance, de sa mère attendant le retour improbable de son mari, de sa femme et de son fils, des poèmes de son père, des éléments sur la Seconde Guerre Mondiale… Passé et présent se confondent dans son esprit…

Stalker (1979)
Le stalker, c’est le guide, le passeur d’hommes emmenant dans la Zone interdite dans un endroit privilégié où les voeux sont exaucés. Cette fois, le stalker est accompagné de l’Ecrivain et du Professeur : le premier pense y trouver l’inspiration, le second une découverte capitale. En prenant des risques importants, les trois hommes franchissent les barrages et s’enfoncent dans un monde étrange où tout est bouleversé, où chaque objet est menaçant… Ce parcours initiatique changera profondément leur existence…

Nostalghia (1983)
Une voiture s'arrête dans un paysage de brume à demi réel. Une femme en descend. Un homme reste assis à l'avant. Il est poète, Russe, et est venu en Italie pour se documenter sur l'un de ses compatriotes, musicien en exil qui a vécu dans la région au XVIIIe siècle et qui préféra finalement la condition d'esclave dans son pays natal à celle d'homme libre à l'étranger. La jeune femme, aux allures de madone, est son guide et son interprète. Elle est avec Domenico, le fou, le seul interlocuteur du poète Gorciacov. C'est cependant avec Domenico que Gorciacov communie : dans des domaines bien différents, tous deux sont en proie aux mêmes maux, à la même nostalgie , le fou avec ses problèmes par rapport au monde extérieur, le poète avec le mal du pays.

Le sacrifice (1986)
Sur l'île où il réside, Alexandre est au bord du chemin avec son jeune fils, Petit Garçon, qui vient d'être opéré des cordes vocales et ne peut parler. Tout en plantant un arbre mort, il lui raconte une légende japonaise : en arrosant régulièrement le pied de l'arbre et en y croyant, il reprendra vie. La saison du soleil de minuit approche sur cet endroit calme de l'île de Gotland où Alexandre, écrivain et ancien comédien, s'est retiré avec sa famille. Ce soir, Alexandre célèbre son anniversaire entouré de quelques proches. Au cours de cette nuit d'été, soudain : une forte secousse, les couleurs disparaissent, la télévision annonce qu'un conflit nucléaire vient d'éclater, puis l'émission est arrêtée...

Les quatre premiers films ont été distribué par MK2 dans des éditions simple ou double (pour les longs-métrages les plus longs) accompagnés de bonus intéressants (interview du directeur de la photographie, du décorateur, du compositeur, etc...). Potemkine annonce sur son site internet des documentaires, des interviews, inédites. Espérons pour le collectionneur que certains bonus seront repris ou que les nouveaux compléments surpassent les précédents et surtout qu'enfin les films Solaris et Stalker puissent être vus sur un seul dvd et non sur deux comme leurs anciennes éditions. Les premières spécifications laissent penser que oui, puisque la fiche du produit annonce 8 dvd (7 films + 1 dvd de bonus).

Prix : 100 euro

Vous pouvez acheter directement les films sur theendstore.com


source : Potemkine