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O Fantasma | Arte Cinéma Trash



Arte confirme qu'elle est la meilleure raison de regarder la télévision !

O Fantasma de João Pedro Rodrigues - Portugal - 87mn - 2000

Dans les rues et terrains vagues de Lisbonne, la nuit, un jeune éboueur traque un garçon, objet de ses fantasmes, et devient une sorte de fantôme vêtu en latex, enfermé dans ses désirs.

Les déambulations nocturnes et sexuelles d'un jeune éboueur dans Lisbonne. Un film envoûtant, la plus brûlante et la plus troublante découverte cinématographique venue du Portugal ces dernières années.

Avec O fantasma, un coup de maître, le jeune réalisateur João Pedro Rodrigues a focalisé sur lui tous les espoirs du cinéma portugais. Dès les premières scènes, il conjugue la respiration animale de son acteur avec les tourments du désir. Ce film à la nonchalance traversée de naturalisme montre sans chichis la sexualité d'un garçon de la rue à travers des scènes d'onanisme et de fellation. Ces images ne permettent pas pour autant de réserver O fantasma aux seuls aficionados du genre gay. Rodrigues décrit à la perfection la dérive des sentiments, la déraison prenant le pas sur le quotidien. Personnage peu amène qui grogne et qui mord, Sergio n'est pas seulement l'ombre humaine de son chien, il incarne un fantôme de la nuit. Les dernières minutes, qui privent le spectateur d'une fin attendue, constituent la pièce maîtresse du film. Ces ultimes moments, hantés par la mort, empreints de symbolisme et explosant de poésie brute, valent à eux seuls le détour.

source : Arte Cinéma Trash

> Vendredi 25 juin à 00h30
rediffusion dimanche 27 juin à 03h00

le film est disponible en dvd à la boutique.

Dans les griffes de la Hammer


> LE PREMIER LIVRE FRANÇAIS SUR LE STUDIO CULTE DU CINÉMA FANTASTIQUE

Terence Fisher, Christopher Lee, Peter Cushing… Plus qu’une date de l’histoire du cinéma qui vit l’épouvante assumer enfin sa dimension érotique et violente, le cycle gothique produit par la firme britannique Hammer Films fut en France un véritable emblème subversif. Le déferlement sur les écrans à partir de 1957 de Frankenstein s’est échappé, La Nuit du loup-garou ou encore Dracula prince des ténèbres offre l’histoire d’une étonnante bataille d’Hernani faite de luttes esthétiques, de passions cinéphiles sur fond de révolution pop et de bouleversements politico-culturels.
En retraçant ces évènements sous la forme d’un passionnant récit agrémenté d'entretiens fleuves, Nicolas Stanzick livre non seulement le premier ouvrage consacré en France à la maison Hammer, mais il apporte du sang neuf à l’abondante littérature anglo-saxonne déjà parue sur le sujet. Voici le récit de la condamnation morale unanime d’un genre et de la naissance conjointe de la cinéphilie fantastique française, petite communauté joyeusement libertaire et populaire, adepte fièrement revendiquée d’un cinéma du sexe et du sang. Voici la chronique de ces francs-tireurs qui nous ont légué une mythologie Hammer intacte, plus de cinquante ans après Le Cauchemar de Dracula, au moment où tel le comte sanguinaire, le célèbre studio anglais renaît enfin de ses cendres.

Après une première édition en 2008 et une nomination au Grand Prix de l’Imaginaire en 2010, Dans les griffes de la Hammer ressort chez Le Bord de l’eau dans une nouvelle édition augmentée et enrichie qui inaugure la collection Ciné-Mythologies. Au menu des réjouissances inédites :

une préface de Jimmy Sangster, le scénariste des classiques de la Hammer
une iconographie abondante : 24 pages couleur, 33 pages noir et blanc
un texte enrichi
de nouveaux entretiens fleuves

«Lorsque Dans les griffes de la Hammer est sorti pour la première fois en 2008, il y a une réaction affective immédiate du public. J’avais travaillé en solitaire pendant cinq ans et tout à coup, divine surprise, l’évidence s’imposait : à en juger les nombreux témoignages positifs, c’était visiblement le livre que les fous de la Hammer attendaient… Le livre s’est retrouvé épuisé en deux mois seulement, et chaque semaine jusqu’à aujourd’hui, j’ai reçu des messages d’amateurs qui désespérément le recherchaient… L’idée d’une ressortie s’est donc imposée d’elle-même. Il me semblait cependant important d’offrir du sang neuf. Comme souvent dans ce genre de cas, ce sont des rencontres qui l’ont permis : Jimmy Sangster accepta immédiatement de signer la préface, de nouveaux cinéphiles m’ont ouvert leurs collections et ont réactivé la machine à anecdotes, et les Editions du Bord de l’eau, par l’entremise de Vincent Lowy, directeur de collection, m’ont fait une totale confiance dans ce projet. De quoi donner une irrépressible envie de reprendre la plume pour offrir un nouveau cru 2010 à tous les cinéphiles, passés, présents et futurs, pris dans les griffes de la Hammer…» (Nicolas Stanzick, juin 2010)


Disponible en boutique

Ciné B : La mouche [The Fly]



Pour la dernière séance Ciné B avant 3 mois de vacances, la Cinémathèque de Nice propose The Fly (1958) de Kurt Neumann. La Mouche, en français, est le film original qui inspira 18 ans plus tard David Cronenberg dans un remake du même nom.

Information :

D'après le roman de George Langelaan - Interdit aux moins de 12 ans
Avec : Vincent Price, David Hedison, Patricia Owens, Kathleen Freeman, Herbert Marshall

Après de longues recherches , un jeune savant a réussi à desintégrer un objet puis à le restituer dans sa forme initiale . Il décide de faire des tests sur des êtres vivants et se soumet à un essai. Mais pendant l'expérience, une mouche s'introduit dans l'appareil…




Si vous souhaitez approfondir vos connaissances quant à ce premier volet d'une saga qui compte rien de moins que 2 séquelles ( Le Retour de la Mouche [1959] ; La Malédiction de la mouche [1965]), sachez que Mad Movies consacre un dossier complet sur la trilogie dans son numéro du mois de juin, ZZZzzzZZZ!!!!



> Vendredi 25 juin 2010 à 22h00.

La trilogie est disponible en dvd à la boutique

Coming soon : Gamera, Dead Snow, Hiroshima Mon amour, Outland,...

Voici quelques nouveautés disponibles en boutique :








David E. Durston (1921-2010)



Mort dans l'anonymat le plus complet le 6 mai dernier à l'âge de 88 ans, David E. Durston restera dans l'histoire du cinéma (Bis) pour son film, I drink your Blood.



A l'origine, le film devait se dénommer "Blood Phobia" mais comme souvent dans le cinéma d'exploitation, le film se retrouva à l'affiche sous le titre I drink your blood pour un double programme des plus savoureux avec I eat your skin.




David E. Durston continua sa carrière avec Stigma notamment puis comme réalisateur freelance et script doctor. A noter qu'il dirigea également quelques films porno gay.

En France, seul son film emblématique I drink your blood est disponible en dvd. Mais pour combien de temps encore car c'est grâce à feu Neo Publishing que les amateurs de curiosité horrifique peuvent se délecter d'I drink your Blood.

Coming soon : Jack Kirby, Dario Argento, Jim Steranko, Zombies !

Quantité de nouveaux livres sont arrivés hier et disponibles dès aujourd'hui. Revu en détail :



Zombies ! de Julien Bétan & Raphaël Colson

Les morts-vivants sont parmi nous ! Cinéma, télévision, littérature et bandes dessinées, musique, jeux vidéo ou mondes virtuels, ils ont progressivement contaminé l’ensemble des supports culturels, inexorablement infecté la surface du globe. En quelques décennies, le zombie s’est imposé comme une figure incontournable de la culture globale, s’adaptant et mutant pour se maintenir sur la ligne d’horizon. Bien plus que de notre chair, c’est de nos peurs qu’il se nourrit, incarnation putride et déshumanisée de l’avenir incertain qui hante nos sociétés.
Julien Bétan et Raphael Colson, deux anciens libraires férus de culture populaire, épaulés par Julien Sévéon, de la revue Mad Movies, ont réalisé cette étude historique et culturelle de ce que Deleuze et Guattari qualifiaient de « seul mythe moderne » : le zombie !




Les apocalypses de Jack Kirby de Harry Morgan & Manuel Hirtz

L’œuvre de Jack Kirby apparaît comme l’une des plus originales des littératures dessinées du XXe siècle, et aussi comme l’une des plus fécondes. Le « King » a marqué de son empreinte, dès les années 1940, tous les genres canoniques du comic book (super-héros, guerre, westerns), dont il est parfois à l’origine (romance comics dans l’immédiate après-guerre). Mais c’est au début des années 1960 que son génie créateur se manifeste de la façon la plus éclatante, puisqu’il crée à lui seul l’univers des Marvel Comics. Au-delà d’un panthéon de personnages, qui font aujourd’hui les beaux jours du cinéma destiné au grand public, Kirby est l’inventeur d’une technique narrative en images qui devint la norme chez Marvel, et dont l’influence s’étendit bien au-delà.
Cet ouvrage présente un parcours critique passionnant de l’œuvre de Jack Kirby. Les auteurs mettent en lumière les relations de cette œuvre avec son environnement et montrent comment Kirby s’approprie et métamorphose des éléments graphiques et scénaristiques tirés de la culture populaire, pour construire son monde fictionnel. Cet examen critique amène à montrer comment le récit dessiné crée sa propre logique, c’est-à-dire comment les contraintes physiques, sémiotiques et éditoriales qui pèsent sur les comic books de Jack Kirby amènent à la création d’un univers singulier. Finalement, les auteurs esquissent la structure de l’univers mythique de Jack Kirby, dans de grandes séries comme The Fantastic Four, Thor et Kamandi, mais aussi dans l’œuvre tardive, dans laquelle les motifs graphiques sont convoqués de façon quasi-abstraite, la logique du mythe se substituant dès lors à la logique du récit feuilletonesque.




Jim Steranko, Tout n'est qu'illusion de Guillaume Laborie.

Affichiste, designer, scénariste et dessinateur de comics, éditeur, prestidigitateur, historien et critique de la bande dessinée et des pulps... Jim Steranko a tout essayé et à chaque reprise il a approché et égalé les plus grands, signant seul ou avec d'autres (Spielberg, Coppola, Bakshi, Ellison...) quelques-unes des plus belles productions du septième et du neuvième art.
L'itinéraire de celui qui est classé parmi les cinq créateurs les plus influents de l'histoire des comic books est aussi un fabuleux voyage à travers quarante ans de culture populaire américaine. De Nick Fury à la mort de Captain America, des paperbacks du Shadow et de G-8, en passant par Dracula, Indiana Jones ou Outland, le parcours de Steranko est aussi exemplaire de l'émergence du statut de l'auteur au sein de la production de masse de la bande dessinée américaine. Avant Frank Miller et Alan Moore, Steranko est le premier artiste des comics qui accède à une véritable aura de pop star. Il est aussi le défenseur-transcripteur permanent des grands mythes de la pop culture, qu'il décode mieux que personne.




CRIME DESIGNER, Dario Argento et le cinéma de Bernard Joisten

Crime designer est un essai sur le cinéaste italien Dario Argento, maître incontesté de la pulsion criminelle. Derrière des films organisés comme des enchantements du drame, se profile une théorie de la mise en scène activée de forces excentriques, mais aussi de clichés tordus. Crime Designer interroge Argento le cinéaste manipulateur de visions ambivalentes, tendues d’érotisme et de tragédie.

Une première partie découpera les thèmes, les scènes, les séquences, selon des ordres et des logiques étrangères au corps des films. Agir à la tronçonneuse et mixer les informations selon des genres, fabriquer des exergues, mettre des accents sur tel ou tel structure, jeu, logique, scénographie. Chasser l’homogénéité des films pour fabriquer des catégories. Dans ce chapitre, on mélange, on invite, on fait jouer le sens dans les circuits de la comparaison. Guy Bourdin, Guy Debord, guimauve et Guy Georges, à qui le tour ? On erre entre les grandes manœuvres théoriques et les petites ondes de l’intuition. Le cliché, la mode, le négatif, le design, la publicité, la lumière, le montage, De Palma, Hooper (Tobe), le vide, la fermeture, l’ouverture, le motif-tableau, les animaux, la dérision, la caméra subjective... Où se trouve Argento, dans ce yoyo théorique, à quel niveau d’assemblage, de ressemblance ou de rupture ? Expliquer sa position, son statut, et le prestige de sa singularité.

Une deuxième partie exposera les films dans leur économie générale. Il s’agit ici de ne pas démonter le matériel pour le garder dans un état de lisibilité facile et fluide. Analyser, c’est détruire, ça relève de la technique des bulldozers qui cherchent des corps dans un jardin de serial killer. On détruit les indices. La deuxième partie restitue ces indices, les place en exergue, les énonce en suivant le chemin des narrations. Ici c’est la mémoire qui travaille, qui surfe sur l’impact des trames, ses zones majeures, ses éléments foudroyants. Il ne s’agit pas de résumer, de raconter la globalité, mais de suivre le parcours des schémas principaux de la machine Argento.

Dracula au Pakistan | Arte Cinéma Trash

Pour les insomniaques, Arte propose une case devenu culte sur le réseau hertzien : cinéma Trash.
Jeudi 10 juin à 03h00, Arte diffuse Dracula au Pakistan (1967) de Khwaja Sarfraz.



Reclus dans son laboratoire, le docteur Tabani pense avoir découvert la formule de la vie éternelle. Mais l’expérience le transforme en vampire sanguinaire. A la nuit tombée, Tabani part s’abreuver du sang de ces victimes, seul élixir ayant le pouvoir de le rendre éternel.



Disponible en dvd chez Bach Films et prochainement (on espère) à la boutique.