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Love Camp | Arte Cinéma Trash

Chaque semaine nous avons l'impression de radoter mais c'est toujours bon de le rappeler : Arte est la meilleure chose qui soit arrivé au P.A.F. (Paysage Audiovisuel Français) et la case Cinéma Trash en est la preuve.

Demain soir, Arte se dévêtit en proposant Love Camp, film érotique allemand de Christian Anders et Ilias Mylonakos daté de 1981.





D’abord connu comme chanteur, l’Autrichien Christian Anders a aussi, au tournant des années 70/80, écrit-produit-réalisé-interprété ET mis en musique deux films. Il y eut d’abord en 1979 « Roots of evil » où il démontrait notamment ses talents de karateka, puis en 1981 « Love camp » qui nous intéresse ici. Le « camp de l’amour » dont il est question est dirigé par la bien nommée La Divine, interprétée fort à propos par Laura Gemser : ses adeptes –car il s’agit en fait une secte- sont fermement invités à se prostituer pour enrichir la communauté et les demoiselles y consentent pour l’amour du rabatteur en chef, le beau Dorian (Christian Anders, bien sûr). Mais un jour, Dorian croise Patricia, la jeune et jolie fille d’un riche sénateur Américain...

Il ne faut pas confondre « Love camp » avec « Love camp 7 » de Lee Frost, mais si vous aimez la gratuité du premier, notamment dans les scènes de nu, n’hésitez pas à voir le second. Si par ailleurs ce qui vous a séduit dans « Love camp » c’est l’immersion dans une secte hippie dégénérée, vous pouvez aller piocher du côté des adaptations cinés plus ou moins putassières de la vie du gourou Charles Manson. Enfin, si vous êtes fous d’amour pour Laura Gemser –c’est bien normal-, (re)découvrez-la dans son rôle le plus connu, celui de Black Emanuelle (avec un seul « m » pour éviter les démêlées juridiques) : il existe plusieurs opus de ses aventures, mais ceux tournés par Joe d’Amato sont les plus déviants, en particuliers « Emanuelle et les derniers cannibales ». Ceci dit attention dans vos recherches car n’importe quel film avec Laura Gemser se voyait généralement opportunistement retitré : « Love camp » est ainsi, aux USA, édité en DVD sous le titre « Divine Emanuelle : love cult ».


Jenny Ulrich

source : Arte Cinéma Trash

> vendredi 9 juillet 2010 à 00:40
> Rediffusion jeudi 15 juillet à 03H00

The Battle Wizard | Arte Cinéma trash

A force de dire tout le bien que l'on pense de la chaine franco-allemande, nous ne savons plus quoi dire et ce n'est pas le film du vendredi 2 juillet à 00h35 : Battle Wizard de Pao Hsueh Li qui va changer notre opinion. Enjoy !




Après O Fantasma, film portugais, direction Hong-Kong avec le mythique studio de la Shaw Brothers.

Un jeune prince brave tous les dangers dans un brillant mélange de film fantastique et de kung-fu.
Wong Po-yen a perdu ses deux jambes il y a vingt ans dans un combat contre le roi Duan Zheng-chun. Aujourd'hui, il veut se venger sur le fils du monarque, Duan Yu. Ce dernier, passionné de littérature et piètre combattant, vient de partir à la découverte du monde, cherchant à se prouver qu'il peut survivre sans maîtriser les arts martiaux. Au cours de son périple, il rencontre la guerrière Zhong Ling-ehr, qui lui conseille de se lancer à la recherche du python rouge...

The battle wizard a été produit par la Shaw Brothers, studios légendaires qui ont révolutionné le cinéma hongkongais entre les années 1960 et 1980, et marqué toute la production cinématographique asiatique. Rassemblant d'excellents acteurs, scénaristes, réalisateurs, producteurs, chorégraphes, la Shaw a su se distinguer d'emblée grâce à une qualité technique indéniable et à l'énergie visionnaire de l'un des frères, Run Run Shaw.


source : Arte



> Vendredi 2 juillet à 00h35
Rediffusion jeudi 8 juillet à 03H00

Koji Wakamatsu : la consécration !

Après un premier coffret consacré au cinéaste (engagé et enragé) japonnais, Blaq Out continue son travail avec la sortie, le 6 juillet prochain, du volume 2 qui s'annonce tout autant mémorable.



Au programme de ce volume 2 :

> LA SAISON DE LA TERREUR (1969)

Une véritable bombe à retardement !
A la fin des années 60, au Japon. Deux policiers mettent sur écoute un étudiant soupçonné d’activisme. Mais celui-ci semble se complaire dans l'oisiveté et les plaisirs de la chair, ne quittant son appartement et ses compagnes qu'en de très rares occasions...
Avec LA SAISON DE LA TERREUR, Koji Wakamatsu radicalise encore plus sa manière d’aborder le cinéma pink en épurant sa mise en scène, mais toujours avec la même rigueur et la même virtuosité. L’érotisme et le filmage des corps se fait alors froid et clinique, comme pour mieux coller au comportement de son personnage principal, révolutionnaire repenti se réfugiant dans un mode de vie qu’il fustigeait autrefois. Mais l’inaction peut-elle vraiment annihiler toute pulsion activiste ?

Bonus : préface de Jean-Pierre Bouyxou


> RUNNING IN MADNESS, DYING IN LOVE
(1969)

Le récit d’une passion dévorée par la culpabilité !
Alors que des affrontements ont lieu dans les rues de Tokyo entre manifestants et forces de l’ordre, un jeune activiste se dispute violemment avec son frère policier. En tentant de s’interposer,la femme de ce dernier tue accidentellement son mari...
Bien que prenant toujours pied dans un contexte révolutionnaire, Koji Wakamatsu laisse, le temps d’un film, ses obsessions contestataires pour s’attarder sur le récit d’une passion charnelle, née dans le sang et dévorée peu à peu par la culpabilité. RUNNING IN MADNESS, DYING IN LOVE suit l’errance de ces deux amants sur les routes d’un Japon qui ne peut que rejeter leur relation, traversant les paysages les plus singuliers du pays en quête de pureté et de pardon mais ne faisant que retarder l’échéance d’un amour voué à l’échec.

Bonus : préface de Danielle Arbid


> SEX JACK (1970)

Festival de Cannes 1971 (Quinzaine des Réalisateurs)
Recherchés par la police, un groupe d'étudiants révolutionnaires trouvent refuge dans l'appartement d'un jeune inconnu providentiel. Condamnés à vivre entre quatre murs le temps que les choses se tassent, ils passent leur temps à fumer, boire et faire l'amour.
Présenté à la Quinzaine des Réalisateurs lors du festival de Cannes en 1971, SEX JACK est un des films les plus marquants qu’ait réalisé Koji Wakamatsu, cinéaste subversif recourant au genre pink pour faire passer des messages politiques. En montrant les limites de l’action collective exacerbées par la logique de fuite et d’attentisme pour laquelle ont opté les membres d’un mouvement contestataire, Wakamatsu semble suggérer que seule la prise de conscience individuelle, affranchie de toutes formes de dépendance, peut mener à la révolution.

Bonus : préface de Gaspar Noé

> L’EXTASE DES ANGES
(1972)

Un pamphlet brûlant et un film (cul)te !
Au début des années 70 au Japon, une faction de jeunes radicaux nommés d’après les différents jours de la semaine tentent de voler des armes sur une base militaire américaine. Mardi, Mercredi et Jeudi sont tués. Lentement, les membres restants réalisent qu’ils ont été trahis par leur propre organisation...
Alors qu’il vient d’achever ARMÉE ROUGE / FPLP : DÉCLARATION DE GUERRE MONDIALE tourné au Liban dans les camps d’entraînement palestiniens, Koji Wakamatsu réalise L’EXTASE DES ANGES, le plus politique de ses films pink, utilisant plus que jamais cette mouvance du cinéma japonais comme une plateforme pour véhiculer des idées subversives. Inspiré de faits réels, le fi lm dissèque l’échec des mouvements révolutionnaires, dont les membres se tournent vers l’anarchisme et les actes Individuels pour parvenir à leurs fins.

Bonus : préface de André S. Labarthe


Les réjouissances ne sont pas finies puisque IMHO a la bonne idée de sortir en novembre 2010, le premier ouvrage français consacré à Koji Wakamatsu.



> Koji Wakamastu, le cinéaste de la révolte.

A l’occasion de la rétrospective à la Cinémathèque française dédiée au cinéaste Koji Wakamastu, les éditions IMHO publieront un livre consacré au cinéaste de la révolte. Essais du réalisateur, entretiens passés et présents, texte inédit de Nagisa Oshima, portrait de l’enfant terrible du cinéma japonais par Jean Baptiste Thoret ainsi que filmographie complète seront autant de points d’entrée dans un cinéma protéiforme et sans concessions.

sortie prévue le 26 novembre 2010.

Comme il est indiqué dans la présentation de l'ouvrage, les parisiens et les plus chanceux pourront découvrir l'intégralité de l'œuvre de Koji Wakamatsu à la cinémathèque de Paris lors d'une grande rétrospective, la première consacré au réalisateur hors du Japon.

Le mois de décembre sera donc l'acmé des "festivités" cinématographique autour de Wakamatsu puisque le troisième coffret chez Blaq Out (Naked Bullet (1969), La vierge violente (1969), Violence sans raison (1969), Shinjuku Mad (1970) et La femme qui voulait mourir (1970)) sortira et le dernier film du cinéaste sera visible en salle le 1 décembre 2010.

O Fantasma | Arte Cinéma Trash



Arte confirme qu'elle est la meilleure raison de regarder la télévision !

O Fantasma de João Pedro Rodrigues - Portugal - 87mn - 2000

Dans les rues et terrains vagues de Lisbonne, la nuit, un jeune éboueur traque un garçon, objet de ses fantasmes, et devient une sorte de fantôme vêtu en latex, enfermé dans ses désirs.

Les déambulations nocturnes et sexuelles d'un jeune éboueur dans Lisbonne. Un film envoûtant, la plus brûlante et la plus troublante découverte cinématographique venue du Portugal ces dernières années.

Avec O fantasma, un coup de maître, le jeune réalisateur João Pedro Rodrigues a focalisé sur lui tous les espoirs du cinéma portugais. Dès les premières scènes, il conjugue la respiration animale de son acteur avec les tourments du désir. Ce film à la nonchalance traversée de naturalisme montre sans chichis la sexualité d'un garçon de la rue à travers des scènes d'onanisme et de fellation. Ces images ne permettent pas pour autant de réserver O fantasma aux seuls aficionados du genre gay. Rodrigues décrit à la perfection la dérive des sentiments, la déraison prenant le pas sur le quotidien. Personnage peu amène qui grogne et qui mord, Sergio n'est pas seulement l'ombre humaine de son chien, il incarne un fantôme de la nuit. Les dernières minutes, qui privent le spectateur d'une fin attendue, constituent la pièce maîtresse du film. Ces ultimes moments, hantés par la mort, empreints de symbolisme et explosant de poésie brute, valent à eux seuls le détour.

source : Arte Cinéma Trash

> Vendredi 25 juin à 00h30
rediffusion dimanche 27 juin à 03h00

le film est disponible en dvd à la boutique.

Dans les griffes de la Hammer


> LE PREMIER LIVRE FRANÇAIS SUR LE STUDIO CULTE DU CINÉMA FANTASTIQUE

Terence Fisher, Christopher Lee, Peter Cushing… Plus qu’une date de l’histoire du cinéma qui vit l’épouvante assumer enfin sa dimension érotique et violente, le cycle gothique produit par la firme britannique Hammer Films fut en France un véritable emblème subversif. Le déferlement sur les écrans à partir de 1957 de Frankenstein s’est échappé, La Nuit du loup-garou ou encore Dracula prince des ténèbres offre l’histoire d’une étonnante bataille d’Hernani faite de luttes esthétiques, de passions cinéphiles sur fond de révolution pop et de bouleversements politico-culturels.
En retraçant ces évènements sous la forme d’un passionnant récit agrémenté d'entretiens fleuves, Nicolas Stanzick livre non seulement le premier ouvrage consacré en France à la maison Hammer, mais il apporte du sang neuf à l’abondante littérature anglo-saxonne déjà parue sur le sujet. Voici le récit de la condamnation morale unanime d’un genre et de la naissance conjointe de la cinéphilie fantastique française, petite communauté joyeusement libertaire et populaire, adepte fièrement revendiquée d’un cinéma du sexe et du sang. Voici la chronique de ces francs-tireurs qui nous ont légué une mythologie Hammer intacte, plus de cinquante ans après Le Cauchemar de Dracula, au moment où tel le comte sanguinaire, le célèbre studio anglais renaît enfin de ses cendres.

Après une première édition en 2008 et une nomination au Grand Prix de l’Imaginaire en 2010, Dans les griffes de la Hammer ressort chez Le Bord de l’eau dans une nouvelle édition augmentée et enrichie qui inaugure la collection Ciné-Mythologies. Au menu des réjouissances inédites :

une préface de Jimmy Sangster, le scénariste des classiques de la Hammer
une iconographie abondante : 24 pages couleur, 33 pages noir et blanc
un texte enrichi
de nouveaux entretiens fleuves

«Lorsque Dans les griffes de la Hammer est sorti pour la première fois en 2008, il y a une réaction affective immédiate du public. J’avais travaillé en solitaire pendant cinq ans et tout à coup, divine surprise, l’évidence s’imposait : à en juger les nombreux témoignages positifs, c’était visiblement le livre que les fous de la Hammer attendaient… Le livre s’est retrouvé épuisé en deux mois seulement, et chaque semaine jusqu’à aujourd’hui, j’ai reçu des messages d’amateurs qui désespérément le recherchaient… L’idée d’une ressortie s’est donc imposée d’elle-même. Il me semblait cependant important d’offrir du sang neuf. Comme souvent dans ce genre de cas, ce sont des rencontres qui l’ont permis : Jimmy Sangster accepta immédiatement de signer la préface, de nouveaux cinéphiles m’ont ouvert leurs collections et ont réactivé la machine à anecdotes, et les Editions du Bord de l’eau, par l’entremise de Vincent Lowy, directeur de collection, m’ont fait une totale confiance dans ce projet. De quoi donner une irrépressible envie de reprendre la plume pour offrir un nouveau cru 2010 à tous les cinéphiles, passés, présents et futurs, pris dans les griffes de la Hammer…» (Nicolas Stanzick, juin 2010)


Disponible en boutique

Ciné B : La mouche [The Fly]



Pour la dernière séance Ciné B avant 3 mois de vacances, la Cinémathèque de Nice propose The Fly (1958) de Kurt Neumann. La Mouche, en français, est le film original qui inspira 18 ans plus tard David Cronenberg dans un remake du même nom.

Information :

D'après le roman de George Langelaan - Interdit aux moins de 12 ans
Avec : Vincent Price, David Hedison, Patricia Owens, Kathleen Freeman, Herbert Marshall

Après de longues recherches , un jeune savant a réussi à desintégrer un objet puis à le restituer dans sa forme initiale . Il décide de faire des tests sur des êtres vivants et se soumet à un essai. Mais pendant l'expérience, une mouche s'introduit dans l'appareil…




Si vous souhaitez approfondir vos connaissances quant à ce premier volet d'une saga qui compte rien de moins que 2 séquelles ( Le Retour de la Mouche [1959] ; La Malédiction de la mouche [1965]), sachez que Mad Movies consacre un dossier complet sur la trilogie dans son numéro du mois de juin, ZZZzzzZZZ!!!!



> Vendredi 25 juin 2010 à 22h00.

La trilogie est disponible en dvd à la boutique

Coming soon : Gamera, Dead Snow, Hiroshima Mon amour, Outland,...

Voici quelques nouveautés disponibles en boutique :