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SMIHFF 3.0, samedi 22 mai 2010



La 3ième édition du Sainte Maxime International Horreur Film Festival se déroulera durant toute la journée du samedi 22 mai 2010. Un marathon ambitieux tant par la qualité des films présentés, tant par la durée (de 18h00 à 6h00 !).
Félicitons toute l'équipe du SMIHFF de proposer l'événement (horreur) en région PACA en proposant la diffusion de Torso de Sergio Martino ( L'étrange Vice de Madame Wardh, Toutes les couleurs du vice) en 35 mm (VASTF) et en présence du réalisateur.







+ The Crazies + des films surprises + des courts métrages.

Bref un événement à ne pas louper pour tous les amoureux de cinéma de genre et pour les curieux.

Plus d'informations sur le site de la manifestation : SMIHFF.com

Cannes 2010

Cette semaine les hebdomadaires, les quotidiens et les mensuels consacrent leur une et une grande partie de leur journaux à... Cannes.
Quelle originalité serait-on tenté de dire. Mais en l'occurrence la palme revient à Chronic'art. Qui dévoile avant tout le monde le déroulement de Cannes et rend le verdict du festival 10 jours avant sa clôture. Bravo !



à noter une chronique désastreuse de Vincent Malausa pour le dernier film de Noé, plus un avis, succinct, sur la biographie de Godard signé Antoine De Bacque. Un numéro très léger.

Cannes marque le grand retour de Jean Luc Godard et Les Inrocks nous offre une interview réjouissante tant les propos de JLG sont rafraichissants face au discours politiquement correct ou promotionnel débité de manière mécanique.



extrait pour le plaisir, enjoy :

Vous pensez vraiment que les films de Truffaut sont nuls ?

> JLG : Non, pas nuls... pas plus nuls qu'autre chose...pas plus que ceux de Chabrol...

Les Inrocks font un tour d'horizon de la sélection comme le numéro du mois de mai des Cahiers qui reviennent sur la disparition de Werner Schroeter, cinéaste allemand méconnu des jeunes générations et quasiment invisible en dvd.



Malgré une compétition peu attractive, Cannes semble être comme toujours le centre du monde pendant une dizaine de jour et monopolise toute l'attention des distributeurs. Il suffit de voir ce qu'il y a en salle pour constater que les deux prochaines semaines seront bien pauvres en (bon) film.

Frank Frazetta (1928-2010)








Positif #591



Le numéro du mois de mai est déjà disponible dans les kiosques et nous nous permettons de reproduire l'édito de Michel Ciment tant ses propos nous sommes évocateurs d'une situation que malheureusement nous constatons au quotidien à la boutique : le cinéma (un certain type du moins) ne fait plus recette. Mr. Ciment parle de la fréquentation en salle mais nous pouvons - je pense- établir un parallèle avec le dvd tant le grand public semblent avoir perdu de la curiosité à l'égard de films "différents".

ÉDITORIAL

Une exception française ?


Plus que jamais, les organismes officiels et les acteurs majeurs de la profession se sont rengorgés à la vue des recettes que le cinéma engrange depuis quelques semaines. Au 7 avril, sur le territoire français, Avatar avait rassemblé 14 619 495 spectateurs. Shutter Island, en six semaines, attirait 2 942 952 clients, La Rafle, 2 470 620 en quatre semaines, L’Arnacœur, 2 292 796 en trois, Alice au pays des merveilles, 2 712 354 en deux. Dans le seul premier trimestre, on compte 55 millions d’euros de chiffre d’affaires, soit 10 à 12 % d’augmentation par rapport à l’année précédente. Mais, si on considère le tableau des Top 40 publié par Le Film français (9 avril 2010), les perspectives sont moins exaltantes. Les films présents sur la liste sont tous anglo-saxons ou français, excepté cinq titres : deux allemands (Soul Kitchen, La Révélation), un espagnol (Manolete), et deux asiatiques en queue de peloton (Dream du Coréen Kim Ki-duk avec 10 207 entrées en deux semaines ; Achille et la tortue du Japonais Takeshi Kitano avec 28 202 entrées en quatre semaines). L’écart se creuse de plus en plus entre quelques titres au succès spectaculaire et bon nombre de films d’auteur qui peinent à trouver leur public. Tatarak de Wajda n’a eu que 7 000 visiteurs en une semaine, et Le Neuvième Jour de Volker Schlöndorff est sorti directement en DVD. Quant à La Poussière du temps de Theo Angelopoulos, avec (excusez du peu) Willem Dafoe, Bruno Ganz, Irène Jacob et Michel Piccoli, il n’est toujours pas sur nos écrans plus d’un an après sa présentation au festival de Berlin.

Certes l’Hexagone reste privilégié par rapport à la plupart des autres pays, mais le public y semble moins friand de diversité et moins curieux d’œuvres rares. Tous les distributeurs s’accordent à observer qu’un film d’auteur qui attirait il y a dix ans 150 000 spectateurs n’en rassemble plus aujourd’hui que 50 000. Il y a sans doute à cela plusieurs explications : le cinéma n’est plus au centre de la vie culturelle comme il le fut dans les années 60 ; on a laissé dépérir le dense réseau des ciné-clubs appartenant à des fédérations actives et cinéphiles qui formait, jusque dans chaque lycée, les goûts des adolescents pour des mets variés ; la télévision, qui programmait dans les années 70 des films étrangers de diverses nationalités, a abandonné son rôle formateur au profit des séries, des téléfilms et des talk-shows, considerant le film de cinéma comme un produit secondaire ; la critique, enfin, a perdu son caractère prescriptif (un article de Bory dans Le Nouvel Observateur ou de Baroncelli dans Le Monde pouvait entraîner quelques dizaines de milliers de spectateurs dans les salles) alors que, devant l’avalanche des sorties (plus d’une soixantaine par mois), le public a surtout besoin de repères.

De même que Pascale Ferran s’inquiétait des dangers qui guettaient les films du milieu, on peut craindre que les distributeurs de taille moyenne, qui ont tant contribué à faire connaître des réalisateurs de talent, rencontrent de graves difficultés pour continuer leur travail de défrichage. Quant aux meilleurs des exploitants d’art et essai qui travaillent à fidéliser leur public en offrant un maillage de salles sans doute unique au monde, ils vont affronter des frais supplémentaires avec le passage au numérique et la nécessité de renouveler régulièrement un équipement coûteux.

Jamais la production mainstream n’a été aussi puissante et populaire, comme le montre Frédéric Martel dans son ouvrage homonyme (Flammarion), et là encore les États-Unis donnent le ton. Le cinéma emprunte le chemin qu’a connu l’industrie du livre avec les conglomérats qui regroupent plusieurs maisons d’édition, et les chaînes mégastores qui privilégient les best-sellers et négligent les petits éditeurs. Ce sont les librairies indépendantes qui jouent le rôle des salles d’art et essai pour orienter les lecteurs dans une production surabondante. En remplaçant terme à terme livre par film, on peut craindre que les propos d’André Shiffrin-Cassandre dans son stimulant essai L’Argent et les Mots (La Fabrique) n’illustre le futur possible de la production cinématographique : « J’ai dit un jour en plaisantant que l’on était passé de l’infanticide, en laissant tomber les nouveaux titres sans grand espoir de vendre, à l’avortement en dénonçant les contrats de livres existants qui n’étaient plus considérés comme financièrement valables. Aujourd’hui, on en est à la contraception : on fait en sorte que de tels titres n’entrent plus du tout dans le processus de production. »

La recherche effrénée des énormes profits immédiats qui caractérise actuellement les grands groupes – alors qu’un film doit pouvoir s’installer dans la durée – est le danger le plus grand pour l’avenir de ce que certains considèrent encore comme un art.


Michel Ciment

Iron Man 2 : poster

Nous avions déjà évoqué le travail de Tyler lors de la sortie d'Inglourious Basterds de Tarantino, et bien sachez qu'il continue toujours à faire de magnifique sérigraphies. La dernière en date est pour Iron Man 2 :




Toujours le même principe, une version classique et une version limitée. Vous pouvez faire un tour sur le site et admirer tous ses projets. Pour ceux qui penseraient l'acquérir nous vous arrêtons tout de suite c'est SOLD OUT comme à chaque fois.

> http://www.tstout.com/

Coming soon : Artus films, les nouveautés !

Nous sommes très heureux de vous présenter les nouveautés de l'éditeur Artus Films prochainement en boutique.





Son bus bloqué par la tempête, une modeste compagnie de variétés trouve refuge pour la nuit dans un château isolé dans la montagne. Une sinistre atmosphère de mystère entoure la vieille demeure. Frappé par la ressemblance de Vera, la vedette de la compagnie, avec le portrait de l’une de ses aïeules, le comte de Kernassy accepte finalement l’intrusion de ces étrangers. La nuit, une des jeunes danseuses, Katia, s’aventure dans les couloirs obscurs du château. Le matin, elle est retrouvée morte, vidée de son sang…

Réalisé au début de l’âge d’or du cinéma gothique italien, Des filles pour un vampire mélange savoureusement l’horreur et l’érotisme. Jeunes filles en déshabillés vaporeux, vampire nue face à sa victime, pieu enflammé dans le cœur… Tous les éléments du film de vampires sont réunis ici dans une ambiance oppressante admirablement photographiée.



Bonus :
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Bandes annonces, galerie de photos, "Les vampires dans le cinéma italien" par Alain Petit, court métrage "Symphonia horroris" de Thierry Lopez.




Dan, un chasseur de fauves, se marie avec Laura. Celle-ci semble troublée à la vision de Spanky, un gorille en captivité. Une séance d’hypnose révèle qu’elle aurait été gorille dans une vie antérieure. Lors d’un safari en Afrique, la jeune femme éprouve une étrange attirance envers les primates…

La fiancée de la jungle joue à fond sur le fantasme du gorille. Sur ce scénario digne d’un Elvifrance, écrit par Ed Wood, cette bande se démarque largement de la naïve série B d’antan, et annonce les débordements déviants de la sexploitation des sixties. (Christophe Bier)



Bonus :
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Bande annonce, galerie de photos, « Les hommes gorilles » par Christophe Bier

Cinémathèque de Nice : Mai 2010

Certaines manifestations culturelles vampirisent tout. Le mois de mai sera comme à l'accoutumé celui du festival de Cannes, ses marches, ses stars et accessoirement ses films.
La cinémathèque de Nice n'est pas en reste puisqu'elle proposera à partir de demain une sélection de film diffusé ou ayant gagné une récompense à Cannes.

Notre sélection :



> mercredi 05 mai à 20h00
> samedi 08 mai à 16h00



> Vendredi 07 mai à 18h30
> Dimanche 09 mai à 15h30



> Mardi 11 mai à 20h15
> Samedi 15 mai à 18h30



> Jeudi 13 mai à 20h00
> Vendredi 14 mai à 16h00



> Vendredi 21 mai à 20h00
> Samedi 22 mai à 16h00

Retrouvez toute la programmation, avec notamment la fin de l'hommage à Eric Rohmer, sur le site de la Cinémathèque.